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Améliorer les objets connectés grâce à l’intelligence collective : les cas SOMFY, EDF et SEB

Pour garantir le succès d’un objet connecté à son lancement, quoi de mieux que le bêta-test grâce à l’intelligence collective ? Demander à plusieurs personnes de tester le produit, de partager leurs retours et pistes d’améliorations, c’est se donner tous les moyens de proposer aux futurs utilisateurs un produit parfaitement en phase avec leurs attentes… Nous vous présentons 3 cas concrets de bêta-test d’objets connectés.

 

Cas n°1 : SOMFY et le bêta-test d’un produit connecté

Au départ un constat :  le processus traditionnel de bêta-test utilisé par la marque présentait des limites. La gestion et le suivi des chantiers tests ne s’avéraient plus assez efficaces, et imposaient de nombreuses contraintes pour le responsable qualité produit. 

Il fallait tout d’abord envoyer un email à l’attention des futurs participants, et attendre leurs retours avec parfois des échanges en one to one. Puis se rendre à domicile pour remettre le produit et attendre les retours des testeurs par email. Tous les feedbacks des testeurs étaient recensés dans des fichiers Excel ou Word, sans interaction entre les différents testeurs. L’analyse ne pouvait être faite qu’en fin de projet, une fois tous les retours rassemblés en un seul et même endroit.

La plateforme My Somfy Lab a émergé comme une solution simple et rapide à mettre en œuvre pour répondre aux principaux enjeux :

  • Faciliter le recrutement des testeurs,
  • Centraliser les retours et les et partager à l’ensemble de la communauté pour favoriser les échanges, 
  • Proposer un questionnaire additionnel, 
  • Analyser les retours en temps réel, 
  • Exporter la base de données.

En utilisant leur plateforme digitale dédiée, l’équipe SOMFY a gagné 30% de temps par rapport à un bêta-test traditionnel.

Comment le bêta-test a-t-il été mené ? Tout d’abord une première campagne de recrutement a été mise en place sur la plateforme. Un sondage en ligne ouvert à tous les collaborateurs permettait l’inscription au bêta-test et l’identification des profils éligibles, qui par la suite étaient recontactés. 

Une fois les testeurs recrutés, une seconde campagne leur était proposée pour partager leurs retours d’usage du produit. Au préalable, une réunion de lancement a permis de présenter le produit dans les grandes lignes, le protocole de test, et de rassembler les testeurs pour donner corps à cette communauté qui allait ensuite se retrouver en ligne pour échanger. 

Plus de détails sur ce bêta-tes, cliquez ici.

 

Cas n°2 : EDF et le bêta-test d’un purificateur d’air innovant

Sur la plateforme de co-innovation EDF Pulse & You, chacun est invité à partager ses idées pour innover aux côtés de la marque. Depuis le lancement, 10 bêta-tests d’objets connectés ont été orchestrés. Décryptage du cas Teqair, purificateur d’air nouvelle génération. 

Suite à un premier appel à idées, 40 testeurs ont été recrutés et ont reçu le produit à tester chez eux. Il leur était demandé de partager de façon régulière leur satisfaction autour du produit et ses services, mais aussi d’apporter un regard critique sur le produit en lui-même, dans son design et ses fonctionnalités

2 254 retours d’expérience et pistes d’améliorations ont été partagés en 3 mois de tests. Aurélien, en charge des partenariats et de l’innovation chez Teqoya témoigne des apports d’un tel protocole. 

“Nous avons appris beaucoup de choses concernant l’emballage. Les Pulseurs (participants ndlr) nous ont challengé sur la lisibilité de ce dernier. Nous avons aussi pu découvrir une autre définition de ce qu’est l’air pur… En effet, les Pulseurs nous ont beaucoup parlé d’odeur et c’est la réduction des odeurs qui a permis souvent de faire la preuve du produit. Cela ouvre de nouvelles perspectives de communication.

Beaucoup de questions ont été posées également autour de la domotique, sur le fait de connecter l’objet. Notre produit dans l’absolu n’a pas besoin d’être connecté mais la question se pose cependant…Nous réfléchissons à un principe de location et aux services qui pourraient être associés au produit et les retours des Pulseurs nous ont beaucoup aidé. Sur la question de la mesure, il s’est avéré important d’avoir quelque chose pour valider l’efficacité du produit. Le comment n’est pas encore défini, mais on commence à envisager des solutions nouvelles.

Le service d’entretien de l’appareil est quelque chose qu’on avait à l’étude et qui a été conforté dans les échanges. Proposer plusieurs couleurs pour l’objet a aussi été abordé.

Nous avons l’habitude d’avoir des retours clients sur les salons, à un moment où on voit l’objet et non l’usage. Les argumentaires de présentation ne sont pas les mêmes… D’où l’intérêt d’un tel projet qui nous permet de nous rapprocher véritablement des utilisateurs finaux sur le long terme. Les échanges sur la plateforme ont tout de même duré 4 mois !”

Le témoignage en intégralité en cliquant ici.

 

Cas n°3 : SEB et le bêta-test d’usage de son robot intelligent 

La marque SEB via Foodle, son “assistant culinaire en ligne” a mis en place un bêta-test d’usage inédit. Pour mieux comprendre les usages et les avis des utilisateurs de l’i-Companion (robot de cuisine intelligent), un projet de plusieurs semaines a vu le jour. 

La mission des participants était la suivante : réaliser au moins 5 recettes avec le robot connecté à partir de l’application de la marque, et répondre à une série de questions ouvertes et fermées. De nombreuses réponses ont été récoltées, et ont permis aux équipes d’entrer virtuellement dans les cuisines des participants pour mieux comprendre leurs usages du robot et les difficultés qui pouvaient être rencontrées. 

Pour garantir une bonne compréhension des usages produit, devancer les difficultés qui pourraient être rencontrées une fois le produit en vente et ainsi, s’assurer de sa performance, SOMFY, EDF et SEB mettent véritablement l’utilisateur au centre de leur démarche d’innovation produit. Alors n’hésitez plus, et bêta-tester vos objets connectés ! 

 

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La co-création et le Machine Learning pour innover dans la Food : le pari réussi de SEB et de la FoodTech !

La co-création souffle un vent de liberté sur le monde quelque peu figé des études et de la recherche en marketing. Enquêtes, réunions qualitatives, baromètres et consort sont désormais chahutées par ces nouvelles stratégies marketing fruits de la co-création portées par le numérique qui érigent le mot « participation » en étendard.

Etude participative online, communauté en ligne, crowdsourcing : tous découlent du concept de la co-création. Mais quelle valeur ajoutée dans les études ?

 

Une stratégie payante pour améliorer la connaissance client :

La co-création compte de nombreux avantages pour les marques. D’abord, elle impacte directement les pratiques et les processus d’innovation plus traditionnels. En effet, elle remet en cause les processus créatifs en externalisant la partie génération d’idées par exemple. Les propositions généralement faites en interne proviennent de l’extérieur stimulant ainsi la créativité.

Cette méthode peut améliorer les connaissances que la marque a de ses clients. Grâces aux interactions générées avec les parties prenantes, les marques ont dès lors la possibilité de comprendre les réels besoins de leurs cibles.

D’un point de vue commercial, la co-création permet d’accroitre l’acceptation des nouveaux produits et services sur le marché puisqu’ils auront fait l’objet d’un dialogue avec la communauté. Le succès commercial étant davantage assuré, les coûts liés aux modifications éventuelles du produit suite à son lancement voire au taux d’échec au lancement seront ainsi limités.

 

Collecter des données de meilleure qualité et créer de l’engagement :

Ces outils d’un nouveau genre qui déclassent les habituels baromètres et questionnaires ont un trait fondamental en commun : une profonde et intrinsèque dimension collaborative. Cet aspect participatif au cœur du réacteur induit bien évidemment de nombreux et récurrents échanges entre la marque et les consommateurs participants.

Cette itération permise par l’approche co-créative offre un habitacle d’observation riche idéal pour la marque ou l’annonceur qui se trouve alors au plus près du cœur de cible.

Le rôle de producteur endossé par le consommateur dans l’évolution de l’offre servicielle et produit a montré une incidence non négligeable sur la qualité des réponses et la véracité des propos tenus par les sondés. En effet, le client fait état d’un engagement plus fort une fois plongé dans un univers de marque total et paramétrable permis par les nouvelles technologies du web. La marque parvient ainsi à améliorer ses connaissances client grâce au rôle privilégié de producteur octroyé au consommateur qui partage et échange volontiers sur ses perceptions et comportements dans ce contexte cadré et perçu comme valorisant.

Les plateformes de co-création semblent porter la Voix du client plus haut que les outils traditionnels n’aient jamais pu le faire. Elles ont permis de fédérer des communautés en ligne et de contribuer aux études participatives online. La relation client s’enrichit considérablement et ce dans les deux sens.

 

Conjuguer différentes approches d’études qualitatives et quantitatives :

La co-création révèle des usages intéressants dans la possibilité de coupler une variété d’études traditionnelles entre elles. Elle ouvre la voie à une démarche globale dans les études marketing. Aux workshops et focus groups réalisés en présentiel s’ajoutent désormais les communautés en ligne tel un socle supportant d’autres méthodes de recueil de données. Questionnaires et enquêtes de satisfaction en ligne de mire, cette occasion d’alternance fait des émules côté instituts d’études.

Au sein des annonceurs, la co-création et les études appellent au rapprochement. Des exercices de co-création ont montré que cet effort d’ouverture permet d’identifier au sein des annonceurs de nouvelles parties prenantes enclines à participer aux études qui se révèlent à haut potentiel en raison de leurs profil et parcours dans un cadre de réflexion dédié à l’innovation.

C’est le choix qu’ont fait le Groupe SEB et la FoodTech de miser sur les solutions que propose la startup Française FANVOICE afin d’innover dans l’univers de la Food. Il s’agit précisément de conjuguer les outils de co-création et de Machine Learning de FANVOICE pour contribuer à la construction du système alimentaire de demain.

 

Co-créer avec les consommateurs dans la Food : Le pari réussi du Groupe SEB et de la FoodTech sur la plateforme FANVOICE !

Dans le cadre d’un projet d’innovation visant à construire un système alimentaire durable dans les prochaines années, le Groupe SEB et la FoodTech en partenariat avec la Métropole de Dijon souhaitent innover avec une approche d’écosystème en mettant le consommateur au centre de la décision et de la collaboration avec les bons acteurs (citoyens, startups, entreprises, chercheurs, etc).

Ce projet vise à construire une première base communautaire et à faire émerger des idées de nouveaux produits et services digitaux pour accompagner les consommateurs dans leur alimentation, à partir du moment où ils achètent leurs produits bruts jusqu’au moment où ils les cuisinent en fonction de leurs besoins, préférences et régimes.

C’est dans ce contexte que le Groupe SEB et la FoodTech ont lancé une campagne d’idéation sur la plateforme FANVOICE. L’appel à idées a été construit autour d’une question centrale posée « Mieux manger, et si on en parlait ? ».

Le questionnement a été organisé en cinq grande catégories : la signification du « mieux manger », ce qui compte le plus, ce qui est préoccupant, les services qui simplifient la vie, et les contributions pour mieux manger demain.

La campagne a permis d’engager une communauté de consommateurs autour d’une discussion sur l’alimentation durable.

Une campagne très conversationnelle et réussie, qui a permis de fédérer un noyau communautaire de 110 contributeurs et de récolter 708 idées et commentaires.

 

L’analyse des données textuelles grâce au Machine Learning chez FANVOICE :

Tous les verbatims récoltés ont été analysés via un algorithme d’analyse sémantique et statistiques qui s’appuie sur une technologie d’Intelligence Artificielle (Machine Learning), développé par la startup française FANVOICE.

L’algorithme de FANVOICE procède à l’apprentissage automatique de ce corpus et génère un modèle appelé « insights Map » comme premier niveau d’analyse.

Ce modèle permet de catégoriser et de quantifier l’ensemble des verbatim en clusters abordant des sujets, il identifie les zones de convergence formant les principales thématiques avec leurs poids et les corrélations entre elles, et il détecte les signaux faibles porteurs d’informations pertinentes.

Une analyse complétée par nos experts des Insights pour construire une cartographie de l’alimentation durable de demain, s’appuyant sur les niveaux de perception, d’attentes, et de besoins de la communauté. Une étape cruciale pour identifier les insights marketing.

Ainsi, l’algorithme d’analyse sémantique & statistiques de FANVOICE permet d’être plus agile dans la manière d’exploiter les données, ce qui accélère le processus de production d’insights. De plus, il représente un gain de temps considérable pour le traitement des données par rapport à un usage hier encore manuel. Mais la pertinence des insights suscités devient l’avantage premier grâce à une utilisation concomitante d’analyses de nature sémantique et statistiques.

L’analyse de cette cartographie a aidé les équipes du Groupe SEB et de la FoodTech à valoriser les principales thématiques émergentes (avec leurs poids et les corrélations entre elles) et à les interpréter au prisme de la problématique adressée. Elle a aussi confirmé l’appétence de ce premier noyau communautaires à l’égard de la démarche participative et sa volonté de continuer à participer à d’autres projets autour de l’alimentation durable.

En somme, un bilan très positif pour le Groupe SEB et la FoodTech avec une première base communautaire engagée autour de l’alimentation durable et une campagne à fort potentiel, qui a permis de faire émerger des opportunités de sujets et de projets à venir…

Fanvoice-IA-Machine-Learning-Data-Intelligence-Insights

 

CAB – Connected objects Analytics for Brands : le témoignage de SEB / Foodle

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Nous vous introduisions l’approche CAB dans un précédent billet. Au cœur de CAB, un essentiel : mieux comprendre des comportements et usages liés aux objets connectés, mieux interpréter des signes et des données pour toujours plus d’efficacité…

Une approche au service de l’expérience client… et de l’efficacité des ventes

En récoltant de la donnée d’usage en temps réel (qui émane d’un objet) et en interrogeant les utilisateurs sur cet usage (feedbacks user), on met en lumière des consumer journeys, dans leurs continuités et leurs ruptures.  Par ailleurs, une telle démarche communautaire offre la possibilité de capitaliser sur une communauté de clients ou testeurs, investis dans des produits, prêts à partager leurs retours pour bénéficier de la meilleure expérience possible. C’est peut être finalement le meilleur moyen pour les marques de s’assurer qu’elles conçoivent le meilleur design produit, la meilleure interface digitale, les meilleurs choix stratégiques associés… En clair, un produit mieux conçu, qui se vendra mieux.

SEB et le Foodle, au cœur de l’expérimentation

Dans ce projet d’envergure, plusieurs partenaires sont réunis autour de la table pour imaginer, tester et prouver le modèle.  Alfstore est le leader de l’activité, en tant que fournisseur de technologies aux côtés de TIM (Telecom Italia) sur la partie connectivité, Politecnico di Milano sur la partie technologie et expérience consommateur et enfin Groupe SEB, référence en termes d’équipements électroménager pour la maison, et pilote dans cette aventure.

CAB : une formidable opportunité de mesure d’usages en temps réel

Pour Chloé Dumolard, Digital Product Manager Foodle / SEB, cette expérimentation fait sens à plus d’un titre. « Foodle est une application qui permet de cuisiner zéro stress ajouté et 100% plaisir, notamment grâce à ces super commis : les robots de cuisine. Nous souhaitons améliorer le service pour nos utilisateurs possédant un robot de cuisine connecté en reliant Foodle à leurs robots intelligents ». En toile de fond, de véritables difficultés à savoir et à choisir quand il est question de stratégie et d’objet connecté qu’elle résume ainsi : « Le sujet du connecté est abstrait, difficile à appréhender. C’est pourquoi nous avons parfois du mal à nous faire des convictions fortes lorsque nous réalisons des études classiques (entretiens utilisateurs, tests de maquettes…). Pour nous ce projet est une formidable opportunité de tester cette fonctionnalité sur un périmètre défini et de mesurer l’impact réel sur les utilisateurs et leurs usages ».

Confronter des données jusqu’à présent récoltées en silo

A expérimentation d’envergure, méthodologie exceptionnelle, pour allier voix testeurs et récolte de données et confronter ainsi des éléments qui jusqu’à présent dialoguaient de façon dissociées. Chloé Dumolard précise : « Afin de mener à bien le projet, nous allons déployer une campagne d’expérimentation avec Fanvoice dont le dispositif est assez simple. Après déploiement du MVP Foodle IOS connecté au robot I-companion, les possesseurs de ce dernier seront invités à nous dire ce qu’ils en pensent. En parallèle, et avec leur consentement, nous observerons l’utilisation de leur I-companion (fonctionnement, difficultés rencontrées, connexions…). Cela nous permettra d’avoir une analyse globale dans le but d’améliorer l’expérience utilisateur ».

Des usages connectés éclairés par la voix utilisateur

Le point fort de CAB est de partir de l’utilisateur pour mieux y revenir. La donnée n’est qu’un lien qui met plus que jamais l’expérience client sur le devant de la scène. « Pour Foodle, il est certain que CAB va nous aider à étudier et tester des fonctionnalités pour lesquelles il est difficile d’avoir des résultats sans test » précise Chloé Dumolard, avant d’ajouter « C’est une solution qui permet de faire cela en impliquant davantage d’utilisateurs et en prenant en compte leurs idées et manières de faire. C’est un premier pas vers la personnalisation des produits et services, en s’adaptant aux utilisations réelles ».

Plus d’infos sur CAB : https://www.connectedanalytics.eu/