Archives par étiquette : relation marques-consommateurs

Avec la pandémie, les marques ont perdu le contact avec leurs clients !

Selon une étude BVA de mai 2021, 1 Français sur 2 a changé ses habitudes de consommation depuis la crise sanitaire : aucune surprise, mais le plus important c’est que 64% des consommateurs jugent que les marques n’ont pas convaincu pendant la crise. 

Avec la pandémie, les marques ont perdu le contact avec leurs clients !

Selon une étude BVA de mai 2021, 1 Français sur 2 a changé ses habitudes de consommation depuis la crise sanitaire : aucune surprise, mais le plus important c’est que 64% des consommateurs jugent que les marques n’ont pas convaincu pendant la crise. 

Dans le détail, ils ont testé de nouvelles marques plus saines (53%), ont évité toute surconsommation (61%) et veulent en savoir plus sur les politiques de bien-être de leurs salariés (65%). Si la marque ne prend pas en compte rapidement ces dimensions, le client va se détourner rapidement et d’autant plus vite que tous les acteurs sont passés en e-commerce. C’est tellement plus facile de changer de site web que de magasin !

Sur le fond, l’étude va plus loin puisqu’elle isole clairement une tendance qui va bousculer beaucoup d’éco-systèmes de marques : 72% des sondés affirment que les contradictions flagrantes entre le discours et les valeurs des marques font perdre de façon définitive ou durable la confiance des clients ! Les clients ont donc pris le pouvoir à tous les niveaux, il est donc primordial de les associer RÉELLEMENT à la co-création des offres, à l’évolution de la relation client et l’élaboration d’un vrai programme RSE.

Mais comment agir en conciliant les aspects tactiques et stratégiques ? Les études permettent de remonter des metrics essentiels pour la prise de décision mais ne répondent pas à la question de l’association marque-client et donc de l’engagement nécessaire de la marque pour créer une dynamique collaborative. Il faut donc construire un dialogue sincère (pour être crédible), dans la durée (pour capitaliser), agile (pour traiter de nombreux sujets) et robuste (pour prendre des décisions).

La communauté participative (méthode issue de l’open innovation) a quitté les laboratoires et se répand rapidement dans tous les secteurs : banque, retail, marques alimentaires, sport et loisirs, beauté et bien-être ; de nombreux projets structurants émergent. La communauté est une des réponses opérationnelles nécessaires pour répondre au monde d’aujourd’hui…et non pas de demain.

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[Tribune] Pourquoi les marques ont-elles intérêt à faire appel à leurs clients dans le processus de création ?

L'intégration des clients et de leurs attentes dans le processus de création

L’intégration des clients et de leurs attentes dans le processus de création est une évidence. Dans moins de 10 ans, ces nouveaux consommateurs co-créateurs piloteront les marques.

Commençons par un constat : les marques digital native ne se posent pas cette question ! L’intégration des clients et de leurs attentes dans le processus de création est une évidence. Pour la co-fondatrice d’une jeune marque de mode :  » En 2014, nous décidons de proposer la mode autrement (…) en plaçant la communauté au coeur de nos actions pour construire notre marque main dans la main avec la cliente.  » Ou encore comme en témoigne la CMO de cette néo-banque qui investit dans l’influence :  » Nous sommes heureux de lancer le programme influenceur (…), nous construisons notre marque tous ensemble, avec notre génération.  » Autant d’éléments de réponse pour celles et ceux qui se posent encore la question !

Parce que sans la foule, les marques ne sont rien

La foule (crowd) s’est peu à peu invitée à chaque instant de la vie des marques et devient un élément marquant des parcours d’achat. Qui ne note pas ou ne prend pas en compte les notes et avis attribués aux produits et services quand il est question de choisir ? Qui ne répond pas, avec plaisir ou par mécontentement à cet appel à idées ou cette question ouverte dans l’enquête de satisfaction ? Qui n’engage pas ses euros au-delà de ses idées, dans les projets des petits génies qui essayent, innovent et proposent des solutions plus responsables et plus justes au meilleur prix ? Crowdsourcing, crowdrating, crowdtesting, crowdfunding : les frontières entre l’offre et la demande sont de plus en plus poreuses et les marques n’ont plus le choix que de penser leur marketing sous le prisme du participatif. Dans cette logique, les consommateurs deviennent créateurs et influenceurs. On pourrait les appeler les conso’fluenceurs même quand ils investissent leurs euros et leurs cartes bleues d’un supplément d’engagement et deviennent finalement des ambassadeurs de votre marque et de vos projets.

Parce que les clients le demandent et le valorisent

72 %* des Français déclarent que les nouveautés qu’on leur propose sont inutiles ou mal conçues… 89 %* trouvent que les marques privilégient leurs profits plutôt que l’utilité. Et, 64 % demandent que les marques écoutent davantage les besoins réels des consommateurs et prennent en compte leurs retours et avis (53 %*). Pour les consommateurs et utilisateurs, remettre le besoin client et ses attentes au coeur des processus d’innovation permet de booster l’utilité et la valeur perçue, dans une consommation toujours plus responsable.

Parce que les entreprises y gagnent du temps et de l’argent

Sur un temps court, la co-création apporte des bénéfices immédiats : une meilleure compréhension des clients (100 %**) des idées pour de nouvelles offres (89 %**), une accélération du processus d’innovation (67 %**), une réduction du risque d’échec des nouvelles offres (86 %**), et même, une aide à la transformation des process internes (75 %**).

Sur le long terme, c’est la proximité avec les clients et la relation à la marque qui s’en trouvent changées. Pour les participants au dispositif de co-création d’un acteur majeur de l’énergie, dispositif en ligne depuis 5 ans, 53 % valorisent le fait de co-innover aux côtés des chefs de projet de l’entreprise et 72 % le fait de prendre part aux projets innovants de l’entreprise.

La difficulté aujourd’hui est bien d’aligner les stratégies et les moyens, de passer d’un marketing qui étudie et implémente à un marketing qui intègre et évolue en temps réel. C’est un véritable changement de paradigme et la co-création au-delà de ses bénéfices premiers, devient un accélérateur de transformation concret. Enfin, quand on sait que les nouveaux consommateurs intègrent naturellement la co-création dans leur consommation tout autant que les digital brand la mettent au centre de leurs stratégies, il y a fort à parier que l’effet de génération va jouer à plein. Dans moins de 10 ans, ces nouveaux consommateurs co-créateurs piloteront les marques. La question ne se posera plus.

*baromètre Opinion Way – Supper 2018

**enquête satisfaction Fanvoice (40 marques interrogées, 2020)

Tribune libre e-marketing.fr par Julie Devinant, Directrice Générale Adjointe de Fanvoice

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La voix, ce nouveau canal de la relation marques-consommateurs : découvrez un PoC R&D entre SEB et la startup française FANVOICE !

Smartphones, objets et enceintes connectés… Les consommateurs emploient de plus en plus la voix. Depuis le développement de Siri, Google Home ou encore Alexa d’Amazon, les assistants vocaux s’immiscent progressivement dans tous les secteurs et transforment la relation marques-consommateurs. Pas de doute, nous entrons dans l’ère de la voix !

La voix, ce nouveau canal de la relation marques-consommateurs

Une disruption dans la relation homme-machine :

Par leur fonctionnement naturel, les assistants vocaux s’imposent facilement comme de nouvelles interfaces, plus intuitives, et apportent de nombreux usages et fonctionnalités.

Ils s’inscrivent dans les grandes tendances technologiques de fond (montée des plateformes online, IA, personnalisation, multiplication de terminaux, etc) et dans la lignée des transformations d’interfaces homme-machine, ce qui ne laisse aucun doute sur leur potentiel à modifier profondément les comportements et les usages.

Une étude récente de Dashbot révèle la cristallisation de quatre grande catégories d’usages des assistants vocaux : smart home, divertissement, information, et shopping.

Ce nouveau canal colle aux réelles attentes des consommateurs, friands de simplicité et de personnalisation. Parler est bien plus rapide qu’écrire et permet donc de gagner un temps considérable dans une journée. Parler facilite le quotidien et permet de réaliser plusieurs tâches en même temps. Parler est surtout accessible à tous.

Ainsi, la voix devient le premier canal digital qui touche autant les digital natives, les enfants que les populations plus éloignées du digital comme les seniors.

Un enjeu crucial pour les marques :

Les marques s’interrogent aujourd’hui sur la place des assistants vocaux dans leur marketing mix. Est-ce un medium publicitaire, une interface de vente, un nouveau canal de distribution, un point d’achat, un point de contact après-vente ou une intimité inédite avec leur client ? La réponse est peut-être tout à la fois.

En effet, l’interaction vocale avec les assistants personnels se fait toujours plus immédiate et personnalisée. Elle va permettre l’éclosion de nouveaux services utilisant le canal-voix.

Déjà de nouvelles stratégies multicanales apparaissent positionnant le vocal sur des étapes clés du parcours (order with voice and pay on-line, Talk & Collect, Voice Queuing, Voice delivery tracking, etc).

Au-delà des enjeux stratégiques, les marques devront comprendre l’impact du vocal sur les expériences et parcours clients. L’enjeu majeur des marques consiste alors à comprendre le comportement d’usage des utilisateurs afin d’activer de vrais leviers d’utilité et des promesses clients pertinentes (commodité, simplicité, confiance, etc) au travers de leurs applications vocales, notamment pour ne pas tomber dans le piège de la gadgetisation.

Ce principe sera à l’origine de l’évolution profonde des métiers du Marketing dans les entreprises, qui devront répondre à une question majeure : comment faire pour amener le client à spécifier la marque lorsqu’il commandera via son assistant ?

Un enjeu crucial pour les marques

Un bouleversement du Marketing et l’E-commerce :

Les assistants vocaux sont amenés à révolutionner la façon dont les marques et les consommateurs interagissent. Selon une étude réalisée par Capgemini auprès de plus de 5 000 consommateurs aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne : environ un quart (24%) des personnes interrogées privilégieraient volontiers l’assistance vocale plutôt qu’un site Internet. Ce chiffre pourrait grimper à 40% dans les trois prochaines années.

Aujourd’hui, les assistants vocaux offrent de nouveaux points de contact vers les clients. Et de nombreuses marques ont déjà sauté le pas en France, et proposent différentes utilisations de ces assistants vocaux :

  • Podcast et rendez-vous : Sephora a créé son skill (interface vocale interactive) pour Google Home, il suffit de dire « OK Google, parler à Sephora », pour fixer un rendez-vous de mise en beauté dans un magasin, répondre à un quizz beauté, ou encore écouter des podcasts d’influenceurs beauté qui livrent leurs conseils.
  • Actualités à la demande : Radio France s’interrogeait sur le futur de la radio et le rôle des assistants, et a pris les devants. Elle est déjà disponible sur Google Home : « OK google : quelles sont les dernières actualités » et permet de lancer le dernier flash de France Info.
  • Ou encore, service client express : l’enseigne Boulanger a développé son application vocale pour Google Home pour faciliter la vie de ses clients. Il suffit de dire : « quels sont les horaires du magasin le plus proche ? » ou encore « je souhaite contacter le service client ».

Ainsi, la voix devient un véritable vecteur d’innovation, de création de valeur et surtout de différenciation. Toutefois, on constate que la phase la plus critique pour préparer les marques à la voix consiste à identifier et renseigner les différents points permettant d’entrer en contact avec les clients. Un défi à relever pour les maques afin de proposer une expérience notable et singulière.

Développer une stratégie vocale : un projet de R&D entre SEB et la startup française FANVOICE 

Dans le cadre d’un projet européen en Recherche & Développement sur la stratégie vocale (les assistants vocaux et la relation marques-consommateurs), la startup Française FANVOICE et le Groupe SEB collaborent sur un PoC appelé « Voxana » pour intégrer le vocal dans leurs parcours clients respectifs.
Il s’agit pour FANVOICE de proposer une solution analytique pour produits connectés à commande vocale.

Lancé en début 2019, ce PoC sera actif jusqu’en 2020 et intègre plusieurs phases et cas d’usage dans une logique itérative. Nous vous partageons quelques facteurs clés de succès pour accompagner les marques qui souhaitent développer une stratégie vocale :

  1. Comprendre les attentes utilisateurs : l’intégration du vocal dans un parcours client doit apporter une utilité (commodité, simplicité, confiance, etc) et proposer une expérience à valeur ajoutée. Pour cela, il est nécessaire de comprendre les attentes, les frustrations et le comportement d’usage des clients. La phase de co-création avec les clients se révèle déterminante pour comprendre leurs besoins et détecter leurs attentes.
  2. Sélectionner un nombre limité de cas d’usage : il s’agit de travailler en profondeur un nombre de cas d’usage limité où le « Voice First » est pertinent plutôt que de vouloir vocaliser l’ensemble de l’expérience pour répondre à une attente ou à une frustration.
  3. Viser la récurrence d’usage : privilégier un cas d’usage impliquant une utilisation récurrente de l’application vocale.
  4. Penser multi-canalité : éviter les parcours 100% voix, notamment lorsqu’il est nécessaire de rassurer le client dans le parcours selon le cas d’usage envisagé et le contexte d’utilisation de l’application.
  5. Test & Learn : travailler les cas d’usage de manière itérative afin d’acculturer les équipes, notamment via des PoC en cycle court, avant d’envisager un déploiement à l’échelle.

Les facteurs clés de succès d'un projet vocal

Une première étape de co-création réussie sur la plateforme FANVOICE !

Un des cas d’usage du PoC Voxana consiste à embarquer une communauté d’utilisateurs/bêta-testeurs dans une démarche de co-création couvrant trois phases : idéation, co-conception, et bêta-test.

Une première campagne d’idéation a été lancée par SEB et FANVOICE sur la plateforme FANVOICE. L’appel à idées avait pour objectif de comprendre l’expérience que la voix aurait à offrir demain aux consommateurs, et comment les potentiels utilisateurs intègreraient la voix dans leur quotidien, leurs usages, notamment en cuisine.

Il a été construit autour d’une question centrale posée « la voix en cuisine, dites-nous tout ! ». Le questionnement a été organisé en cinq grandes catégories : les usages et scénarii, les moments, les bénéfices, les préoccupations, et les attentes futures.

Une campagne très conversationnelle et réussie, qui a permis de fédérer un noyau communautaire de 112 contributeurs et de récolter au total 1141 idées et commentaires.

Une première étape de co-création réussie sur la plateforme FANVOICELes verbatims récoltés ont été analysés via un algorithme d’analyse sémantique & statistiques qui s’appuie sur une technologie d’Intelligence Artificielle (Machine Learning) développé par FANVOICE.

Une analyse complétée par nos experts des Insights pour construire une cartographie de l’expérience vocale de demain, permettant d’identifier les principaux thèmes convergents et de détecter les signaux faibles.

L’analyse de cette cartographie a aidé les équipes SEB et FANVOICE : à valoriser les principales thématiques émergentes (avec leurs poids et les corrélations entre elles) et à les interpréter au prisme de la problématique adressée, mais aussi à construire une segmentation des profils utilisateurs/personas selon les usages attendus.

Une approche de co-création par l’usage confirmée pour développer la suite du projet qui s’annonce prometteuse dans les prochains mois…

Fanvoice-IA-Machine-Learning-Data-Intelligence-Insights

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