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Co-création : le Crédit Agricole écoute ses clients et agit !

En juin dernier Crédit Agricole Toulouse 31 et 2 autres caisses régionales ont invité leurs clients à répondre à une question simple : “Pour vous, le prêt immobilier idéal, ça se passe comment ?”.

Ce projet collaboratif s’inscrit dans le cadre du ca-lab, plateforme de co-création des caisses régionales du Crédit Agricole pour que sociétaires, clients, citoyens puissent réfléchir autour des produits et services de demain, partager leur point de vue et ainsi contribuer au futur de la banque.

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Pendant 3 mois, ce sont pas moins de 800 feedbacks qui ont été partagés sur la plateforme permettant à la marque de récolter des idées concrètes, basées sur l’expérience client. Au-delà de ces retours d’expérience, les participants pouvaient également répondre à quelques questions fermées, points d’intérêt particulier de la marque.

DU PARTAGE DES RÉSULTATS À UN PLAN D’ACTION CONCRET À DESTINATION DES CLIENTS

Les résultats de ce brainstorming géant ont été partagés avec les porteurs de projet dès la fin de la campagne en septembre dernier. Témoignages de clients, pourcentages, idées innovantes : il a fallu extraire de la richesse du matériel les informations stratégiques pour la marque et les traduire en action concrète. Un grand nombre de personnes s’est notamment exprimé sur le besoin d’un processus plus fluide de suivi de son dossier habitat, de nouveaux services dématérialisés et des outils pédagogiques pour être accompagné dans la démarche.

C’est ainsi qu’est né l’Espace Projet Habitat ! A la fois interactif et  pédagogique, il permettra notamment de suivre son projet immobilier, de regarder des tutoriels vidéos, d’envoyer des pièces justificatives pour la construction de son dossier.

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LA CO-CRÉATION AU COEUR DE LA DÉMARCHE D’INNOVATION DE CRÉDIT AGRICOLE

En rebond de ce 1er temps de co-création réussi, de nouvelles campagnes participatives seront bientôt proposées à la communauté. Les co-créateurs de la caisse régionale Toulouse 31 sont d’ores et déjà invités à proposer des thèmes qui leur tiennent à coeur pour que ceux-ci puissent être intégrés dans les plan de réflexion de la marque (https://cvip.sphinxonline.net/SurveyServer/s/CreditAgricole31/Co-creation/formulairepardefaut.htm)
Depuis la fin de cette campagne, c’est sur le sujet du patrimoine que les clients ont été invités à réagir. Très bientôt, un nouveau projet sera mis en ligne pour que l’écoute client soit toujours au coeur de la démarche d’innovation du Crédit Agricole. Retrouvez en attendant en vidéo la présentation du projet par Christophe Bléret, chef de projet digital :

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ZTE lance un smartphone inspiré par sa communauté

Il y a quelques temps, nous vous parlions ici, de l’entreprise ZTE, une société chinoise qui avait choisi de faire appel à la foule pour imaginer le smartphone de demain. L’objectif était de produire un téléphone portable avec des fonctionnalités et une esthétique validées par une communauté de consommateurs, potentiels acheteur du futur produit.

Après avoir rassemblé 400 feedbacks sur une plateforme où la communauté était invitée à voter pour élire les meilleures idées (qui seraient celles potentiellement développées et récompensées), ZTE a annoncé les caractéristique et le nom du téléphone qui a résulté de ce projet CSX, le ZTE Hawkeye.

Hawkeye : le téléphone co-créé

La principale caractéristique innovante du téléphone Hawkeye est la technologie d’eyegracking (suivi des mouvements des yeux). Celle-ci permettra au téléphone de reconnaître les mouvements des yeux et de défiler automatiquement les pages du haut vers le bas ou de gauche à droite. De plus, ce smartphone aura la capacité d’être collé aux murs et aux surfaces grâce à son auto-adhésif. Cette caractéristique pourra permettre aux individus de regarder des vidéos en se maquillant par exemple.

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Voici quelques autres caractéristique que devrait avoir ce smartphone :

  • Écran de 5,5 pouces Full HD
  • Un double capteur photo à l’arrière (que l’on ne voit pas sur le prototype actuel)
  • L’audio « Hi-Fi »
  • Un lecteur d’empreinte
  • Une grande batterie avec charge rapide
  • Un lecteur de carte micro SD
  • Android 7.0 Nougat et des mises à jour vers les versions suivantes
  • Double Sim avec le support des bandes 4G utilisées en Amérique du Nord

Pour plus de précision, il faudra attendre que le fabricant progresse dans la conception.

Participatif de bout en bout !
ZTE lance une campagne de crowdfunding

En attendant la commercialisation du smartphone, l’entreprise a décidé de mettre en place une campagne de crowdfunding sur le site KickStarter. A l’heure actuelle, ZTE a levé un peu plus de 33 000 $, contre les 500 000 $ dont elle a besoin pour lancer la production du téléphone portable. Si l’aventure vous intéresse, sachez qu’il vous coûtera 199 $. Le lancement de Hawkeye est prévu pour septembre 2017 et l’appareil sera expédié dans le monde entier.

Cette initiative très intéressante montre à quel point les techniques participatives peuvent être activée à tous les niveaux :

  • idéation (qui a permis au passage à ZTE de faire un beau coup de comm’ tout en détectant des insights consommateurs)
  • Co-création
  • Financement (qui est une façon de bêta-tester une proposition de valeur associée à un prix, tout en faisant un pre-lancement produit)
  • … et bêta-test du prototype final (on l’espere) avant la commercialisation.

Peu de marques on déjà testé l’ensemble de la chaîne. Parmis eux, nous vous invitons à découvrir le cas de la marque cosmétique américaine JULEP, ici.

 

Co-création : l’innovation et la FinTech au coeur des projets bancaires

FinTech2IBM et le Pôle de compétitivité mondial Finance Innovation organisent une rencontre entre FinTechs et acteurs du secteur bancaire.

Co-création entre banques et FinTech ? Un cocktail gagnant-gagnant

Depuis plusieurs années, la révolution numérique bouleverse le secteur bancaire et le business model de l’industrie financière avec notamment l’apparition des Fintech. Ces entreprises se basent sur une économie collaborative, où ce sont les clients qui définissent leurs besoins et non plus les banques. Ces dernières saisissent l’importance du développement massif de ces nouveaux acteurs et l’on assiste à la naissance d’un business model de cohabitation entre des banques puissantes à la clientèle massive et des start-up agiles et dynamique.

La co-création est donc profitable à tous les acteurs qui sont désormais en mesure de mettre à profit les compétences de leur supposés concurrents pour développer leur propre activité.

Rencontre “Scale Fin” entre les banques et les start-up

Le mercredi 16 Novembre, Scale Fin’ invite les banques et les FinTech à se rencontrer et échanger autour de leurs sujets stratégiques. Fanvoice sera présent pour présenter les projets participatifs, entre le brainstorming géant et le bêta-test à grande échelle, imaginés avec nos équipes et hébergés sur la plateforme communautaire FANVOICE, dans le domaine de la banque et de l’assurance. Vous trouverez un exemple de projet co-création réalisé avec Direct Assurance sur cet article de notre blog.

A l’occasion de cet évènement organisé par IBM et le Pôle Pôle FINANCE INNOVATION de nombreuses thématiques seront abordées :

  • Accélérer la réponse au Client en outillant le Conseiller Augmenté
  • Intégrer la finance comportementale dans le KYC digitalisé
  • Néo Banques et nouveaux usages : nouvelle frontière du « selfcare » ?
  • Entrer dans l’ère de l’assistant bancaire virtuel en 2016
  • Initier une rupture pour la Banque via la blockchain
  • Innover avec les collaborateurs, grâce à l’innovation participative

Inauguration du livre blanc co-écrit avec FANVOICE

Les membres du Pôle FINANCE INNOVATION se sont réunit durant 1 an autour d’un projet collaboratif : le rédaction d’un livre blanc « Banque et FinTech: enjeux d’innovation dans la banque de détail ».  

Ensembles ils dessinent les chemins de la transformation digitale sur ce secteur en plein mutation, et vous invitent à découvrir une industrie bancaire plus “smart”, plus “collaborative”, à travers le lancement du livre blanc. Cette rencontre du 16 novembre sera donc également l’occasion de discuter avec les co-auteurs de cet ouvrage. FANVOICE y parlera notamment de l’empowerment du consommateur et des nouvelles opportunités offertes par l’open innovation et la co-création…  

S’inscrire

Le 16 novembre de 16h à 19h

suivi d’un cocktail

IBM France, 17 avenue de l’Europe, 92275 Bois-Colombes Cedex

IBM-logo-blue Logo-pole-Finance-et-innovation

QUAND L’ALIMENTAIRE FAIT DE LA CO-CREATION…

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Mulino Bianco (Groupe Barilla) est une marque italienne, leader sur le secteur des produits alimentaires pour le petit déjeuner et le goûter. Cette marque est très ancrée dans la culture et le quotidien de tous les italiens, petits et grands ; une marque historique, avec un capital affectif très important. Malgré cette position confortable sur le marché, sa direction marketing a décidé dès 2009 la mise en place d’un processus de co-création de longue durée à travers la plateforme “ Nel Mulino che vorrei ” (http://www.nelmulinochevorrei.it/) que signifie “à l’intérieur du Moulin comme je le souhaite”! (en référence au Moulin à Blé).

L’objectif principal de la démarche est celui d’inciter les consommateurs à donner leur avis sur le “Moulin idéal” : bien évidement il ne s’agit pas de construire un bâtiment mais de proposer des nouvelles idées de produits & recettes, de voter pour les plus intéressantes et commenter les idées des autres. Une démarche que nous ne pouvons qu’approuver ! Les idées les plus appréciées sont étudiées de près par la marque dans une optique de commercialisation.

En effet, Mulino Bianco considère qu’il est indispensable, à l’heure d’aujourd’hui, d’intégrer les consommateurs au coeur du processus d’innovation, en leur donnant un rôle actifs. Cette démarche permet depuis quelques années à la marque de comprendre quelles sont les exigences, les curiosités, les attentes de demain !

La plateforme est structurée autour de trois thématiques centrales :

  • Les Produits,
  • la communication,
  • la responsabilité sociale de la marque.

La plateforme est un vrai succès de participation avec 10.160 idées récoltées, 509.769 commentaires et 3.108550 de like 🙂

Si vous parlez italien, vous pouvez vous lancer http://www.nelmulinochevorrei.it/ !

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INNOVER AVEC LES SALARIÉS, C’EST POSSIBLE !

Les techniques d’open innovation sont loin d’avoir été pleinement exploitées par les marques et elles demandent d’ailleurs une phase d’adaptation dans la culture d’entreprise avant de se révéler vraiment efficaces. Voici quelques leviers pour faciliter vos projets…

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 Pour amorcer leur démarche participative, de grandes marques françaises comme Michelin, Citroën ou AXA, ont décidé de commencer par « co-innover » avec des salariés.

Dans la Banque, certaines initiatives comme celle de BNP Paribas, impliquent des groupes de salariés dans des challenges d’innovation annuels. Le concours interne de BNP Paribas, par exemple, permet à des salariés proposant des idées innovantes et porteuses de valeur pour l’entreprise, de suivre un parcours de “validation de leur idée” jusqu’à les impliquer directement, sous forme de “mission”, dans le développement d’un nouveau produit ou service. Le dispositif intègre un Réseau Social d’Entreprise, un processus de gestion de l’innovation, le pseudonymat et une monnaie virtuelle. En 1 an : 11 000 collaborateurs inscrits, 700 idées traitées. Un taux d’adhésion de 45%. La plateforme est accessible à tous les collaborateurs de CIB. A la première connexion, les participants déclarent leurs compétences et leurs centres d’intérêt, ce qui permettra par la suite au système de sélectionner pour chaque idée déposée 50 experts susceptibles de “challenger” l’idée. Un collaborateur est en moyenne sélectionné une fois tous les deux mois. Les experts sélectionnés ont 10 jours pour challenger la proposition et discuter avec le porteur. C’est ce dernier qui décide de poursuivre ou non son projet d’innovation.

Le Groupe AXA, de son côté a lancé un programme innovation ouverte à l’interne baptisé INNOV’AXA qui a recueillis plus de 7000 idées de collaborateurs, à travers 135 “défis” internes, dont 2000 ont été concrétisées à différents niveaux de l’entreprise. La banque-assurance co-construit de nouvelles offres et améliore ses prestations grâce à ses employés. Eux-même se sentent plus impliqués dans une entreprise qu’ils participent à développer. La démarche s’est concrétisée à l’international, puisqu’AXA a lancé en 2014 le projet « Start-in », une plateforme d’innovation participative destinée à ses 161 000 salariés dans les 59 pays où il est installé. Un programme ambitieux et doté d’importantes ressources à en juger par les détails donnés au Journal du Net dans une interview de Frédéric TARDY, en charge de la stratégie digitale chez AXA.
Cette année, la marque a d’ailleurs élargit sa démarche à l’innovation participative avec des clients, à travers son site www.monassurancecitoyenne.com (powered by Fanvoice).

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D’autres marques comme La Poste se sont elles lancée dans l’aventure en impliquant leurs salariés dans un projet de co-création interne pour réinventer l’entreprise. Dans le cas de La Poste, la priorité était d’améliorer l’accueil client. Le programme a permis de totalement réaménager les bureaux de La Poste et réduire le temps d’attente de la clientèle. (exemple : en 2008, il fallait 8 min pour une lettre recommandée, en 2012 il n’en faut plus que 2 min).

 

Le phénomène est loin d’être nouveau, mais on assiste à un gain de maturité en la matière, profitable aux entreprises souhaitant exploiter cette approche. En observant plusieurs dizaines d’initiatives menées à travers le monde, on distingue 3 bonnes pratiques communes :

  •       1 = LE SOUTIEN DE LA DIRECTION : la plupart des projets qui fonctionnent ont ce point en commun, ils sont soutenus officiellement par la Direction Générale, à travers un lancement officiel du programme, un site dédié, un discours de la Direction, un mail interne, des vidéos…
  •       2 = UN CADRAGE : la démarche est clairement expliquée, des objectifs clairs fixés (quantitatifs et qualitatifs), des managers ou des ambassadeurs sont impliqués et ils redescendent l’information aux équipes, animent les discussions…
  •       3 = ANIMATION : l’équipe en charge de ce programme devra à minima recruter les participants et animer la discussion. L’implication d’un community manager est une option à envisager sérieusement, mais elle ne suffit pas ! Le métier doit s’y impliquer aux côtés du service communication interne, RH ou Innovation qui porte généralement le projet. Or cette implication n’arrive que très rarement. Une autre partie importante de l’animation consistera à qualifier les idées et leur donner un statut : “à l’étude, approuvée, rejetée”… En effet, le feedback aux participants est un vrai levier d’adhésion et de fidélisation, surtout à l’interne.

Alors ? Vous êtes prêts ?

OPEN INNOVATION : INNOVER AVEC LES AUTRES, c’est possible !

co-innovation

L’Open Innovation ou “innovation ouverte et collaborative”, consiste à impliquer des ressources internes ou externes dans le processus d’innovation. Par “open”, comprenez “ouvert à des personnes qui ne sont pas sollicitées d’habitude pour innover”.

L’entreprise peut donc solliciter différents écosystèmes pour accélérer sa démarche d’innovation :

  • clients et fans
  • partenaires / experts
  • fournisseurs
  • écoles / universités
  • laboratoires de recherche
  • startups
  • collectivités publiques
  • concurrents ou acteurs d’autres secteurs…
  • … ou, pour commencer, ses ressources internes : les salariés, même issus de différents départements et niveaux hiérarchiques.

Plus il y a de monde, plus il y a d’idées !
Plus le public est varié, plus les feedbacks seront variés : idées “out of the box”, solutions originales, nouveaux problèmes à anticiper…
Enfin, plus les intervenants sont nombreux, plus l’organisateur de l’initiative a de chances de trouver LA ou LES bonnes solutions, pour peu qu’il soit outillé pour “trier” efficacement ces contributions et contributions diverses.
Les plus grandes marques se sont lancé dans cette démarche. Parmis eux, Coca-Cola, Décathlon, Michelin, AXA, Seb…

Impliquer l’interne ou les partenaires peut sembler facile, mais comment impliquer des consommateurs quand on a pas la base de client de Starbucks Coffee ? Tout simplement en partant de l’utilité d’un produit ou d’un service.

En mettant en avant cette ambition d’exploiter l’intelligence collective afin d’améliorer “l’utilité” de son produit, de son application, son “espace client”… la marque remet ses produits et services dans une situation d’usage, et en impliquant le consommateur dans son “programme d’évolution”, elle met clairement en avant son ambition sous l’angle de l’EMPOWERMENT DU CONSOMMATEUR.

Cette démarche ouvre l’intéressante perspective de pénétrer le quotidien des clients, leur façon de vivre en “temps réel”. Au lieu de s’appuyer sur des études “à date” rapidement obsolètes ou incomplètes, la marque a l’opportunité de suivre au fil de l’eau l’évolution des usages. Et en comprenant mieux LES ATTENTES et les USAGES de ses clients, elle pourrait proposer de meilleures SOLUTIONS. Au final, en aidant le client à travers de nouveaux services pratiques, la marque affirme implicitement son souci de lui rendre service.  

A titre d’exemple, le Crédit Agricole a industrialisé sa démarche d’innovation ouverte par le hackaton, via sa cellule “CA Store”. Régulièrement, des équipes de développeurs, startupers ou d’étudiants, sont invités à participer à des hackatons thématiques. Les prototypes qui en sont issus sont parfois présentés aux clients pour un vote qui oriente l’avenir de l’application prototypée.

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Crowd Testing et analyse sémantique : accélérateurs d’innovations

De plus en plus d’entreprises font appel à des panels de beta-testeurs pour valider leurs innovations avant d’industrialiser un produit ou de faire un lancement grand public. Quand les panels s’agrandissent et quand les feedbacks se font on-line, on parle de CROWD TESTING. Voyons comment ce CROWDSOURCING appliqué aux tests devient encore plus puissant à l’aide de l’analyse sémantique…

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Une pratique dans l’air du temps :

Nous vous en parlons régulièrement, de nombreuses entreprises ont misé sur cette nouvelle approche impliquant des groupes d’individus volontaires ou rétribués. L’initiative de BUTAGAZ va exactement dans ce sens : des innovations de la marques ou de ses startups partenaires sont régulièrement soumises à l’appréciation de clients. La marque présente le concept, le prototype ou le produit fini, qu’il s’agisse d’un produit physique ou d’un service en ligne (applis…), puis demande à sa “communauté de testeurs” de réagir. Les “beta-testeurs” publient leurs feedbacks, remontées d’irritants, suggestions d’améliorations, ou les anomalies détectées…

La démarche est applicable sur tout le cycle de vie du produit ou du service d’ailleurs :

  • Test de concept : des marques comme SEB ont testé l’appétence de nouvelles démarches servicielles dans le food en ouvrant des “crowdstorming” auprès de cuisiniers du quotidien (voir notre article sur SEB). La démarche peut être publique, privée ou “under cover”.
  • Test de prototype / co-construction : ici les testeurs convergent vers des fonctions / évolutions prioritaires, ou des usages qu’ils explicitent davantage. Cette phase est idéale pour tester un design, un coloris, un nom ou imaginer des accessoires complémentaires. Les startups LUNII et WEENECT ont utilisé cette démarche pour améliorer leurs prototypes (via la plateforme participative grand public LE GARAGE DE BOB / ZAGATUB). La voie de “la foule” a confirmé des directions à prendre et fait émerger des améliorations à intégrer en termes d’expérience-produit.
  • Beta-test produit / test de pré-série : la marque DIRECT ASSURANCE a impliqué ses clients en 2015 dans la co-création de son produit “assurance auto connecté” YOUDRIVE, puis 500 clients ont été invités à partager leurs feedbacks et idées d’amélioration sur la V1 du produit avant un lancement publicitaire. Cette démarche a notamment permis à la marque de détecter des moteurs et freins d’adhésion, de prioriser une roadmap d’évolution et de confirmer que son produit était 100% prêt pour un usage grand public, en l’état (voir notre article sur YOUDRIVE).

Le Text Mining : un gadget en plus ?

OK, le recueil d’idées massif, rapide et en temps réel est un vrai accélérateur de validation ou d’amélioration de l’innovation, mais l’analyse sémantique dans tout ça ?
A vrai dire, tout est dans le titre ! Qui parle de “crowd…” (la foule) parle de dizaines, centaines, parfois des milliers de feedbacks récoltés. A titre indicatif, la campagne menée par FANVOICE pour SEB a récolté 4400 feedbacks, et une telle quantité de verbatims n’est pas simple à “trier à la main”.
Ici le TEXT MINING peut vite devenir un outil de choix pour “lire entre les lignes” et aider la marque à mieux comprendre les attentes communes des participants aux tests. Il permet de catégoriser les feedbacks (ex : thématiques les plus abordées), et des statistiques peuvent en être déduites : “60% des feedbacks plébiscitent tels types de fonctions pour faciliter l’expérience”. Il permet aussi de distinguer des groupes de verbatims à observer en priorité (utile quand il faut traiter plus de 500 idées et commentaires) : “70% des testeurs ont un avis positif sur le produit. Les 30% d’avis négatifs détectés se focalisent à 80% sur la fonction X jugée peu pratique…”.
Des alertes sémantiques peuvent également être programmées : dans ce cas, l’analyse sémantique peut être un outil d’animation ou d’accélération du time to market. Pas la peine d’attendre la fin des tests pour analyser les feedbacks et réagir. Par exemple, durant le test, si le mot “bug” est détecté, un workflow de notification pourrait être enclenché…

Loin d’être un gadget, cet outil accèlère le décryptage des feedbacks lorsque l’expérience est complexe ou lorsque l’on fait appel à des panels “grand public” hétérogènes.

3 avantages incontestables :

  • Rapidité : un crowd-testing permet de faire réagir des dizaines de testeurs sans les faire bouger de chez eux, de limiter les temps nécessaire à la retranscription des feedbacks, etc…
  • Neutralité / Diversité : le crowtesting est une alternative aux tests en “vase clos”. En effet, faire tester son innovation par 10 “collègues-friend-&-family” acquis à votre cause ne suffit pas forcement à faire émerger tout ce qui ne va pas. La diversité des profils de testeurs est un vrai levier.
  • Continuum marketing : le fait d’impliquer des panels de clients dans vos tests est un acte militant (transparence / écoute) figurez-vous, et potentiellement une nouvelle étape clé dans l’adoption du produit. J’approuve le concept, donc le produit sera fait pour moi. Je valide le proto, donc il sera à mon goût. Je le teste avant tout le monde, donc je me sens privilégié, j’en parle autour de moi…

Alors ? Convaincu ? Pour découvrir à quoi ressemble une initiative de Crowd Testing, RDV sur http://www.legaragedebob.fr/

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Design thinking et plateforme de crowdsourcing, le duo gagnant…

Les entreprises qui souhaitent innover sont de plus en plus nombreuses à utiliser le design thinking pour mieux répondre aux attentes des consommateurs. Cette méthode s’inspire du mode de pensée des designers. Elle permet de remettre au coeur de la création “l’expérience client”. L’objectif :  pouvoir proposer plus rapidement des produits ou services qui s’adaptent mieux aux besoins des clients.

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La démarche de design thinking se divise généralement en 5 étapes :

1. L’empathie :

Le but est de se mettre à la place des consommateurs pour comprendre leurs besoins en les interrogeant sur leurs habitudes d’usage, leur besoin, leurs attentes, leurs ressentis.

2. Définition du problème :

Suite aux informations récoltées dans la première étape on définit un problème à résoudre.

3. L’idéation :

Ensuite il s’agit ici de faire un brainstorming pour générer le plus d’idées possible autour de la problématique. Cette étape doit permettre d’élargir au maximum le champs des idées.

4. Le prototype :

L’idée est de faire un premier prototype de la solution dans une version très simple et facile qui servira pour l’étape suivante

5. Tester :

En effet le prototype sert ensuite  à être testé par des utilisateurs pour avoir un premier retour d’expérience.

Le recours à une plateforme de crowdsourcing s’intègre parfaitement à la démarche de Design Thinking. A titre indicatif, la plateforme FANVOICE a déjà été utilisée sur un projet de marque dans l’étape “d’empathie”, pour interroger un groupe de consommateurs de manière très générale, afin d’identifier leurs besoins sur un sujet donné, comprendre leurs habitudes et détecter des insights marketing, des problèmes à résoudre… Pour la phase “d’idéation”, Fanvoice a permis d’organiser rapidement un brainstorming géant autour de la problématique pour récolter un maximum d’idées sur le sujet (exemple : plus de 2000 idées recueillies pour la marque SEB). Enfin, plusieurs de nos clients ont utilisé la plateforme pour organiser leurs campagnes en ligne de beta-test, une fois les prototypes réalisés, afin de récupérer du feedbacks utilisateurs (cf la campagne “Lunii” de Butagaz ou le projet “YOUDRIVE” de Direct Assurance).

Quelle que soit l’approche, “100% on-line”, “100% IRL” ou “Physique + Digital”, le design thinking limite considérablement le risque l’échec au lancement de nouveaux produits. Alors, faites le test !

Innovation & co-création : Butagaz poursuit SES BETA-TESTS

Nous vous en parlions déjà dans un précédent article, Butagaz a lancé un programme d’innovation ambitieux il y a quelques mois : le premier laboratoire de co-innovation autour du “confort dans la maison”. Ce laboratoire baptisé “Le Garage de Bob” (en référence à Bob, l’ours bleu, mascotte de la marque depuis toujours) met en avant des innovations proposées par des startups, dans le but d’améliorer la vie quotidienne des français dans leur maison. Les clients de la marque peuvent découvrir ces projets et participer à leur évolution en postant des feedbacks, des idées d’améliorations, en donnant leur avis… Après avoir contribué à la conception ou l’amélioration des produits, les membres peuvent aussi les acheter (ou souscrire à de nouveaux services) via une place de marché à un prix préférentiel. Un bon moyen de tester des marchés ou des produits tout en limitant le risque d’échec (si la foule réagit, c’est que l’opportunité est réelle).

Depuis le lancement, la marque a déjà soutenu 8 campagnes de beta-tests sur des activités qui vont bien plus loin que leur coeur de métier. Voici un petit topo sur 3 campagnes en cours. Vous pourriez vouloir y participer.

Le Garage de Bob - Innovation participative

Open Innovation, Co-création, Beta-tests

LUNII : la fabuleuse fabrique à histoire

BUTAGAZ a sélectionné Lunii, une startup parisienne dans le monde de l’enfance et du divertissement. Son produit phare permet à des familles de bêta-tester ses “fabriques à histoires” en avant-première, objets néo-retros permettant de développer l’imaginaire des enfants (commercialisation prévue courant 2016). Cette campagne d’idéation a également pour objectif de recueillir des verbatims autour de ses dispositifs digitaux afin de l’améliorer. La fabrique à histoire recense déjà plus de 130 idées et 250 commentaires. De quoi bien aider les jeunes chefs de produits à améliorer cet objet connecté…

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COSTOCKAGE : le service garde meubles entre particuliers

Costockage est le nouveau spécialiste du garde meubles entre particuliers. Cette startup a mis en  place un site internet simple, pertinent et efficace pour répondre à des besoins d’évolution de vie en milieu urbain. Pour pouvoir décoller, la startup veut se focaliser sur une expérience client irréprochable. Ainsi, elle demande directement à la foule de proposer des idées d’amélioration de leur site internet.

co-stockage

TIPSTUFF : L’application dédiée à la gestion quotidienne familiale

TipStuff s’est lancé dans une application pour simplifier et changer la vie des parents. En clair : qui fait quoi à la maison ? On assigne des tâches à chacun dans l’appli, puis on pointe pour éviter les prises de têtes du week-end : Julie passe l’aspirateur, Pierrot gère le jardin, Maman est en haut, elle fait du gâteau, Papa est en bas… Cette campagne de beta-test a pour objectif de recueillir les différentes feedbacks des early adopters ayant utilisé l’application. Et l’équipe est très réactive dans la prise en compte des retours…

tipstuff

Bref, vous l’aurez compris, l’idée du TEST UTILISATEUR A GRAND ECHELLE est toute simple, mais ces startups compte bien améliorer leurs services grâce au crowdsourcing. Petites marques, grandes marques, l’enjeu est le même : répondre aux mieux aux attentes des fans, clients, prospects, internautes…

Si certains sujets semblent loin du métier initial de BUTAGAZ, sachez que l’entreprise à l’ours bleu a déjà sélectionné l’un des startups de son programme d’incubation pour créer une nouvelle offre commerciale : de la distribution 24/24 de bouteilles de GAZ (réservation + retrait) en misant sur l’appli d’une startup spécialisée dans les serrures connectées (ça sent le grand Prix du marketing). 

De nouvelles campagnes arrivent très prochainement sur le garage de bob.

A suivre !

 

La plateforme de cocréation FANVOICE obtient le label FINTECH…

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Le pôle de compétitivité Finance Innovation remettait aujourd’hui son prestigieux label « FINTECH » à quelques startups ou PME triées sur le volet et apportant une valeur ajoutée dans le domaine de la Finance.

Plus de 300 projets innovants en lien avec le monde de la finance ont été analysés ces derniers mois. Les projets les plus innovants et les plus porteurs ont été sélectionnés par un jury de 80 experts de la banque et de l’assurance en vue de cette fameuse labellisation « FINTECH » . Les projets jugés comme les plus moteurs, innovants et crédibles ont pitché devant l’assemblée avant de recevoir leur label.

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Pour recevoir cette labellisation, il fallait répondre à trois critères : 

  • être innovant, se différencier grâce à une avancée technologique,
  • être crédible, et avoir un business plan solide
  • avoir une stratégie appliquée au secteur financier

Cette labellisation a pour objectif de trouver des partenaires, clients financiers, compétences ou incubateurs afin d’augmenter la visibilité en France.

Et vous vous en doutez puisqu’on vous en parle, FANVOICE, première plateforme de co-création big data au monde a reçu son label. Nous sommes particulièrement fière de celui-ci et nous tenons à remercier une nouvelle fois notre client, Direct Assurance, qui est le premier à nous avoir fait confiance dans le monde de l’assurance…

Revivez en exclusivité le petit discours du CEO de FANVOICE expliquant la démarche de cocréation devant les banquiers et assureurs avant la remise du label FINTECH.