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Du crowdsourcing au crowdfunding : les secrets de l’engagement de la foule

Interview experts Enerfip x Fanvoice – Mars 2021

Investir du temps et ses idées pour une marque, une entreprise, un produit ou investir de l’argent pour un projet, une cause, un retour sur investissement : ces deux types de démarches impliquent l’engagement d’un grand nombre d’individus, tantôt désignés comme participants, citoyens, communauté ou encore investisseurs. Quelles- sont les spécificités du crowdfunding et du crowdsourcing ? Ces deux approches mobilisent-elles les mêmes leviers d’engagements ? Quels sont les bénéfices attendus par ceux qui conduisent ces dynamiques et par ceux qui s’y engagent ?

Éléments de réponses avec Julie Devinant, DGA de Fanvoice, plateforme digitale participative qui permet d’engager des foules dans des projets de co-création et « qui a pour ambition de raccourcir la distance entre les marques et leurs clients ou leurs collaborateurs », et Léo Lemordant, Président et co-fondateur d’Enerfip, plateforme de financement participatif, qui propose au citoyen de placer son épargne en direct, dans des projets de la Transition Energétique.

Léo Lemordant est président et cofondateur d'Enerfip, la plateforme de financement participatif dédiée à la Transition Energétique

Léo Lemordant est président et cofondateur d’Enerfip, la plateforme de financement participatif dédiée à la Transition Energétique, offrant aux citoyens des placements d’épargne verts et transparents. Ingénieur Centralien et PhD de Columbia University (New York), Léo a connu une première carrière scientifique et technique autour du cycle de l’eau, entre développement de concessions hydroélectriques et étude des relations entre végétation et climat. 

Julie Devinant est Directrice Générale Adjointe de Fanvoice

Julie Devinant est Directrice Générale Adjointe de Fanvoice ; experte du pilotage des communautés (études prospectives, lancements de produits, bêta-tests pour AXA, EDF, Coca-Cola, La Poste…), elle débute sa carrière dans le Groupe Publicis au planning stratégique / consumer insight et rejoint Fanvoice en 2016 pour accompagner la mise en place des 1ères plateformes. Elle pilote aujourd’hui les équipes Conseil, Etude et Marketing. 

La notion de crowd implique une participation directe de la foule. Mais avant même de s’engager dans un projet spécifique, existe-t-il quelque chose qui rassemble les individus en foule ? 

Julie Devinant : Dans le crowd il y a une affinité, à un instant T, avec une entreprise et ses problématiques, qui rassemble les membres de la communauté. Les gens qui participent se sentent en proximité avec une marque. C’est vertueux à partir du moment où il y a cette affinité positive entre le participant et la marque. Ces individus ont envie de challenger les marques pour les rendre plus responsables, plus vertueuses, plus engagées et surtout pour qu’elles répondent mieux à leurs attentes de consommateurs et de citoyens.

Léo Lemordant : Chez Enerfip, on s’adresse à tous les publics, et on pourrait se dire qu’il n’est pas évident de fédérer un public aussi large. En effet, si le ticket minimum est de 10 euros, le plus grand ticket investi à ce jour est de 2,1 millions d’euros. On retrouve dans notre communauté aussi bien des étudiants fauchés qu’un directeur d’une grande banque française cotée en bourse… Tout le spectre de la population française se trouve ainsi représenté. Et ce qui rassemble les gens c’est évidemment les projets que nous proposons, qui permettent de réconcilier utilité sociale et environnementale avec la rémunération attractive de l’épargne.  

Il y a ainsi 3 raisons qui se superposent pour lesquelles les gens participent :

  • Investir dans quelque chose qu’on comprend et placer son épargne sur quelque chose d’utile. Pour les énergies renouvelables, cette utilité est évidente.
  • Court-circuiter les acteurs traditionnels. Chercher une solution hors-système et transparente, à l’opposé des acteurs traditionnels, qui appliquent des frais et dont on ne comprend pas bien le fonctionnement. On y trouve plus de sens, comme lorsqu’on achète des fruits en direct auprès des agriculteurs.
  • et évidemment les projets sont financièrement attractifs en soi. C’est une raison très prosaïque, mais notre produit est également un placement financier.

Crowdfunding ou crowdsourcing : quels sont les secrets de la réussite d’un projet ?

Julie Devinant : Pour le crowdsourcing les facteurs clés de succès sont l’honnêteté et la transparence de l’entreprise sur le but de sa démarche. S’il n’y a pas de partage de la visée opérationnelle derrière une opération de crowdsourcing, il est sûr qu’elle court à l’échec, voire qu’elle fera du tort à la marque. Il y a un second point : une fois que la marque a fait appel à la foule, qu’un projet s’est déroulé, il est important de partager les résultats, de dire ce que l’on a appris et ce, même dans le cas où on aurait appris peu de choses.

Il faut enfin un engagement des opérationnels, c’est-à-dire, un engagement des équipes en interne. Cela peut faire peur au chef de projet, chef de produit, responsable marketing … mais on se rend compte que c’est la meilleure façon de rendre ces initiatives vertueuses.

Enfin, l’ensemble s’inscrit bien entendu dans un plan stratégique global. Et il faut que la Direction Générale soit convaincue du bien-fondé de l’initiative.

Léo Lemordant : L’un des secrets est la sincérité du discours et l’un des métiers d’Enerfip, c’est de créer de la confiance. C’est crucial quand on touche à l’épargne des gens.

Ce que viennent chercher nos concitoyens, c’est être en prise direct avec la personne qui porte le projet. A titre d’exemple, nous avons systématisé les visioconférences avec un représentant de la société qui porte le projet (le directeur financier, la direction du développement, où même le PDG de la société), qui prend le temps de présenter son projet et de discuter avec les investisseurs. Ces visioconférences rencontrent un très large succès avec jusqu’à plus 300 participants ! On a des retours extraordinaires. 

Le rôle d’un chef de projet semble essentiel aussi bien dans les démarches de crowdfunding que dans celles de crowdsourcing. Quelles sont les bonnes pratiques pour mobiliser ces acteurs ?

Julie Devinant : Il y a en effet ce besoin d’avoir le porteur au plus près de la foule. Or, nous sommes sur des professionnels du marketing, de l’innovation qui ne sont pas toujours acculturés à prendre la parole et à être en contact direct avec des gens. Cela peut faire peur de devoir parler avec des gens qui consomment ses propres produits et services et qui sont là pour les critiquer. La plateforme Fanvoice a été conçue en ce sens. Elle démontre qu’il est « cool » de parler avec des gens et qu’il ne faut pas avoir peur.

On fait donc du coaching, de la formation. On accompagne les chefs de projets, et ma plus grande joie c’est d’avoir un chef de projet d’abord récalcitrant, puis qui en redemande et se réjouit de pouvoir pour la première fois parler en direct avec ses consommateurs.

Léo Lemordant : Chez nous, le chef de projet est plutôt du côté Enerfip, et c’est un véritable couteau-suisse. C’est lui qui va prendre un dossier, l’instruire financièrement, le présenter en comité de sélection, le préparer juridiquement, coordonner la communication, organiser le lancement de la collecte, puis suivre le recouvrement des fonds et suivre au long cours la vie du projet pour informer nos investisseurs des avancées. Il est absolument clé dans la mobilisation du porteur de projet, pour obtenir les bonnes informations à redistribuer à notre communauté, organiser une visio-conférence de présentation, etc… C’est le pivot entre le porteur de projet et les investisseurs.

Pour le Crowdfunding comme pour le Crowdsourcing, existe-t-il une notion géographique, de territoire ou de culture qui serait plus ou moins favorables au développement de projets ?

Julie Devinant : La dimension digitale de la plateforme place sur un second plan cette dimension de territoire en général. Il y a un parti-pris, comme avec le pseudonyme par lequel s’expriment les gens, qui est qu’on se moque de qui ils sont et d’où ils viennent. Ce qui importe c’est ce qu’ils pensent et leur posture de critique bienveillante pour les entreprises. Cette posture est celle des grands appels à idées ouverts et publiques. 

A contrario, nous avons aussi certains exercices de crowdsourcing dont la clé d’entrée est directement le territoire, comme pour les caisses régionales d’une banque, ou un grand organisme social à compétence départementale. Dans ce cas le sujet est traité à la maille d’un territoire, le projet est réservé uniquement aux personnes concernés par la problématique locale pour que les enseignements reflètent les attentes du territoire. 

Léo Lemordant : La dimension territoriale est très prégnante sur Enerfip, tout simplement car les projets que nous proposons sont de véritables projets d’aménagement du territoire. Les riverains en sont affectés, positivement ou négativement au premier chef. Et de fait, nous observons de vraies variations culturelles. De région en région, réussir à engager les gens peut être plus ou moins délicat. Nous allons fréquemment à la rencontre de nos concitoyens, à l’occasion de réunions publiques en période normale, avant la COVID. Ainsi il y a des territoires où l’on nous pose beaucoup de questions interro-négatives et où la méfiance se ressent. 

Ailleurs, le contexte est radicalement différent. Les gens viennent à la réunion publique ; restent une demi-heure à nous écouter ; et à la fin ils viennent nous dire que c’est génial et sortent le chéquier pour investir sur le champ. L’épargne est particulièrement révélatrice des pratiques culturelles régionales. 

Pour conclure cet échange, quels seraient les signes, aussi bien pour le Crowdfunding que pour le Crowdsourcing, qui montreraient que ces démarches se développent et correspondent à de profonds et durables changements de société ?

Julie Devinant : Je pense qu’il y a deux mondes qui coexistent : l’ancien et le nouveau. Le nouveau monde est celui des marques digital native. Elles se sont construites en partant du principe que le crowd fait partie de leur écosystème et qu’elles ne peuvent pas se passer du lien direct avec leurs consommateurs. 

C’est inscrit à chaque instant de leur existence : dans le consumer insight, dans le social selling et les réseaux sociaux sont au cœur de leur relationnel. Les entreprises sont devenues fondamentalement communautaires. Elles savent qu’aujourd’hui, un client n’achètera pas un produit ou une marque qui ne lui correspond pas ou qui accumulerait les critiques négatives sur internet. Chez Fanvoice, on aide justement ces entreprises, qui n’ont pas encore cette culture du crowd dans leur ADN, leurs outils ou leurs processus, à pivoter, à se donner les moyens de mettre le client au centre et à renforcer ce lien avec lui.

Léo Lemordant : Aujourd’hui, tous les paramètres sont au vert côté investisseurs, l’offre est attractive.  Ce qui nous montre que la tendance se développe et devient une tendance de fonds, c’est que l’on conquiert de plus en plus de publics premium. Cette tendance se diffuse aussi dans tous les milieux : le crowdfunding devient un produit d’épargne crédible et pas seulement une niche. Côté porteurs de projet, le crowdfunding devient de plus en plus une figure imposée d’un projet d’énergie renouvelable, à la demande expresse de la population, du personnel politique ou même car ce passage obligé est entré dans le corpus des bonnes pratiques du secteur. Certains ont également simplement des besoins de fonds ; le crowdfunding est une solution tout à fait viable et pertinente, nous sommes de plus en plus sollicités pour des montants très significatifs, et dans de plus en plus de secteurs différents. 

Pour en savoir plus :

J.devinant@fanvoice.com – fanvoice.com

leo@enerfip.fr – Enerfip.fr

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La banque verte capitalise sur l’intelligence collective

Crédita agricole - Fanvoice

Le Crédit agricole est le plus grand réseau de banques coopératives et mutualistes au monde. En France, le réseau est composé de 39 caisses, réparties sur tout le territoire. C’est vous laisser imaginer le nombre de collaborateurs et de clients que cela représente !

Alors pour réunir tout ce petit monde, la « Banque Verte » a lancé il y a maintenant un peu plus de 4 ans, une plateforme collaborative en ligne : le CA LAB, où chacun est invité à venir s’exprimer. 

 

1. Un marché bancaire en mutation

Depuis plus d’une décennie, les banques traditionnelles investissent dans la digitalisation des parcours clients et des outils. Ces grands projets de transformation digitale ont été motivés par plusieurs facteurs : l’évolution des usages clients d’une part ; l’arrivée des banques en ligne adossées à de grands groupes et plus récemment la percée des néo-banques, d’autre part.

Par conséquent, la digitalisation des parcours clients n’est plus un élément différenciant, et les enjeux portent maintenant sur l’innovation des usages et la valeur client perçue.  L’innovation doit permettre au client d’obtenir de l’autonomie dans ses tâches quotidiennes en simplifiant ses démarches et de bénéficier de conseils personnalisés.  Les clients veulent avoir accès aux services bancaires aussi facilement qu’ils le peuvent avec des applications de type Uber, Spotify ou Deliveroo.

C’est dans ces écosystèmes d’innovation, ouverts et collaboratifs, que de nouveaux services peuvent être imaginés, en adéquation avec les révolutions des comportements.

L’open innovation permet d’adopter alors un regard distancié, plus ouvert.

Une approche collaborative rendue possible par les plateformes de co-création digitales.

 

2. L’écoute client et la co-création au coeur de la stratégie du Crédit Agricole

La” voix Client” avec un grand C (car on parle ici autant du client final que du collaborateur et même d’autres publics) est un élément d’importance pour le Crédit Agricole. Comprendre les attentes et les besoins des clients a toujours été un moteur pour la banque. Il a ainsi été tout naturel pour le Crédit Agricole, de proposer une plateforme collaborative qui permette de réaliser des brainstormings géants. Cette démarche aussi appelée « crowdstorming » outre Manche, permet de recueillir des centaines et parfois même des milliers d’idées d’améliorations et d’innovations, permettant même de tester des concepts qui pourraient demain être proposés en région. Cette plateforme collaborative offre ainsi l’opportunité aux 39 caisses régionales de se lancer dans le grand bain de la co-création.

Alors 4 ans d’approche collaborative soutenue sur une plateforme, ça donne quoi en termes de résultats ? C’est la question qu’on a posée lors du FANVOICE DAY à Elodie de Bonnafos, Marketing Research Analyst chez Crédit Agricole S.A et Christophe Cointe, responsable de l’animation de la relation client également chez Crédit agricole S.A (retrouvez ici le replay de la conférence : https://bit.ly/3n5kabg).

En 4 ans de co-création cette démarche communautaire (https://www.ca-lab.fr) a séduit 20 caisses régionales et entités du groupe. Avec 51 projets collaboratifs au compteur, ce sont ainsi plus de 14 000 personnes (sociétaires, clients, collaborateurs, prospects, …) qui ont partagé des idées, qui ont posté des commentaires, et qui ont répondu aux questions qui leur ont été posées.

Une matière inestimable pour la banque qui compte aujourd’hui quelques 30 000 idées et commentaires autour de thématiques aussi variées qu’inclusives, dont on vous propose de d’en découvrir certaines.

 

  • Engager une cible de Millenials dans un projet de co-création pour imaginer la banque de demain et gagner en proximité avec la cible

Crédit Agricole - Fanvoice

Engager une cible de Millenials dans un projet de co-création pour imaginer la banque de demain : c’est le pari qu’ont fait les caisses régionales Languedoc et Bretagne du Crédit Agricole. Les résultats sont sans appel : plus de 3500 idées récoltées en Languedoc et plus de 3600 en Bretagne. Les 18-30 sont bien au rendez-vous ! Les millenials sont plus que jamais près à co-créer… (https://www.ca-lab.fr/languedoc/votre-avis)

L’appel à idées lancé par la Banque verte a été construit autour d’un énoncé simple et engageant : “Tout ce que vous avez toujours eu envie de nous dire…”. Cette invitation à s’exprimer sans filtre a été particulièrement appréciée puisque 1600 jeunes entre 18 et 30 ans ont été rassemblés dans ce crowdstorming inédit.

Les taux de contribution de plus de 80% prouvent leur engagement : les personnes inscrites s’expriment, donner son avis pour une marque fait partie de leurs usages (ou aspirations).

Le “community manager” de la marque (bien souvent un opérationnel chargé d’étudier les nouvelles attentes des publics adressés), invite les participants à préciser leurs réponses ou à véritablement aller au bout de leurs suggestions, même si certaines pourraient paraître désagréables à lire à première vue (mais toujours dans le respect de la marque). Le fait que le sujet soit posé d’emblée et que les conversations soient cadrées et transparentes sont un gage de qualité. C’est ce qui fait toute la différence d’avec un Facebook ou un Twitter.

Un point remarquable dans ces campagnes de co-création est la dimension conversationnelle, c’est-à-dire les échanges démultipliés qui se font en commentaires et qui illustrent l’aisance de cette cible rompue aux réseaux sociaux. Avec plus de 3 000 commentaires déposés sur la plateforme, c’est aussi au cœur des conversations que les attentes et frustrations peuvent être comprises. Le dialogue, s’il s’instaure entre la marque et les participants, s’instaure également entre participants, créant un véritable sentiment communautaire, toujours constructif, et bien souvent favorable à la marque : loin de se contenter de simples critiques, les clients comparent leurs points de vue dans un espace où la marque peut voir les discussions et s’y intégrer légitimement.

 

  • Des Focus group en ligne pour palier l’effet de distanciation engendrée par la crise sanitaire

La crise sanitaire est passée par là, posant la question de la continuité des activités, des

projets et des études, tout particulièrement qualitatives. L’ESOMAR (Association européenne pour les études d’opinion et de marketing) dresse un constat sans appel : il est fondamental de privilégier la virtualisation des entretiens.

Dès lors, certaines marques se demandent où encore glaner de nouvelles idées, alors que d’autres usent de la situation pour initier ou tout simplement prolonger la dynamique conversationnelle déjà engagée sous le prisme de la co-création.

Le Crédit Agricole du Nord Est est une entreprise créatrice de liens, partenaire de confiance de ses clients, utile à ses territoires, grâce à l’engagement de tous, collaborateurs et administrateurs.

Avec sa démarche de co-construction, sur la plateforme participative du Crédit Agricole (le CA LAB), le Crédit Agricole Nord Est invite ses collaborateurs à être auteur des idées de demain.

Une démarche pensée en appui d’entretiens individuels en temps normal, qui aujourd’hui et compte-tenu de la situation, permet de pallier la situation de distanciation sans pour autant compromettre le projet.

Crédit Agricole - Fanvoice

Et la démarche séduit, car depuis son ouverture il y a quelques semaines, plusieurs centaines de collaborateurs se sont prêtés à l’exercice, postant ainsi plus de 1 110 idées et commentaires.

Une plateforme, des dizaines d’entités, et tout autant de stratégies : c’est tout le champ des possibles des démarches collaboratives en ligne qui n’ont jamais eu autant de sens qu’aujourd’hui. Proximité, ludisme, simplicité, … les bénéfices sont multiples tant pour les marques que pour les utilisateurs, de plus en plus nombreux à sauter le pas.

Matthieu Chatellier - Fanvoice

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La CNAF lauréate des Palmes de la Relation Client avec son dispositif participatif, La CAF à votre écoute powered by FANVOICE !

Le 05 octobre dernier se tenait la cérémonie des Palmes de la Relation Client 2020, proposé par L’AFRC. Une belle soirée au cours de laquelle la Caisse Nationales des Allocations Familiales a remporté une Palme dans la catégorie Expérience Citoyen. 

CNAF recompensée - Fanvoice

source : https://palmes.afrc.org/

Les Palmes 2020, “sous le signe des valeurs”

Organisées par l‘Association Française de la Relation Client, les Palmes de la Relation Client distinguent les organisations les plus innovantes en matière de stratégie Client. Cette année, l’AFRC met à l’honneur le thème « l’expérience client sous le signe des valeurs ». 

En effet, comme le souligne Eric Dadian, Président de l’AFRC, “les individus, clients, citoyens, patients, tous s’engagent vis-à-vis d’une marque pour ses valeurs, son éthique, sa moralité, sa transparence, sa simplicité, son intégrité, sa frugalité, sobriété, son respect, responsabilité… et de la même façon les salariés s’engagent pour une entreprise ou une administration pour aussi ses valeurs, sa transparence, sa simplicité, son intégrité, sa frugalité…”. Une conviction que nous partageons chez FANVOICE puisque nous invitons toujours nos clients à envisager leurs dispositifs participatifs au prisme des 3C (clients, collaborateurs, citoyens), dans des exercice de résonance et non de silos. 

Le Président ajoute “Bien qu’il soit compliqué de quantifier précisément la valeur créée, il n’y a aucun doute possible sur le fait que les entreprises qui ne prendront pas le virage de la prise en compte et le respect des valeurs clients et collaborateurs risquent de sortir de la course.”

La CAF à votre écoute, lauréate des Palmes de l’Expérience Citoyen

Dans cette nouvelle catégorie, créée pour cette édition 2020, la CAF à votre écoute remporte le 3ème prix ! 

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Découvrez le dispositif à travers la vidéo ci-dessous : 

Et retrouvez plus de détails sur cette remarquable initiative ici.

Nous sommes particulièrement fiers d’avoir accompagné la mise en place de la plateforme, ainsi que d’épauler les différentes CAF qui rejoignent peu à peu le dispositif. 

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FANVOICE, la solution clé en main pour vos projets participatifs

Les 800 projets participatifs que nous avons accompagnés depuis le lancement de FANVOICE ont forgé notre expertise du management des projets de co-création. De la mise en place à l’analyse en passant par le community management, notre méthodologie et les fonctionnalités de notre outil garantissent une excellence opérationnelle à chaque instant. Découvrez ici le pas à pas de la mise en place de votre projet ainsi que la valeur ajoutée de FANVOICE. 

Projets participatifs - Fanvoice

STEP 1 / Cadrer la stratégie de sa campagne participative : 3 ateliers suffisent

Notre méthodologie propose 3 ateliers de 2 heures pour aborder tous les points importants pour la création de votre projet.

Ces ateliers permettent notamment de :

> délimiter le sujet de la campagne

> définir les thématiques proposées à la réflexion des participants

> définir les questions qui seront adressées dans la partie sondage

> choisir les visuels d’illustration

> choisir les dotations

> définir le plan de recrutement et de communication

Ils rassemblent toutes les parties prenantes, des porteurs de projets au référent digital ou communication en passant par les équipes CRM ou Expérience client pour garantir une fluidité maximale.

Projets participatifs - FanvoiceProjets participatifs - Fanvoice

Projets participatifs - FanvoiceProjets participatifs - Fanvoice

Lors de ces ateliers, plusieurs supports méthodologiques sont partagés par votre expert FANVOICE, à la fois pour vous inspirer, partager les bonnes pratiques mais aussi pour cadrer la rédaction des contenus et préparer la mise en ligne.

 

STEP 2 / Intégrer et mettre en ligne sa campagne : en 1 heure c’est possible !

Une fois la campagne cadrée et tous les éléments stratégiques validés, vient le temps de l’intégration de votre campagne sur votre plateforme digitale. Vous serez au préalable formé à cette action et notre HelpDdesk vous sera accessible 24h/24 pour trouver toutes les réponses à vos questions (et votre Directeur de Clientèle toujours joignable pour vous épauler si vous rencontrez une difficulté).

Il est temps de passer à l’action ! Naviguez à travers l’environnement de pré-production ainsi que le dashboard pour intégrer tous les éléments de votre campagne. Et prenez même plaisir à la voir se construire en live, sous vos yeux 🙂

Une fois que vos contenus sont intégrés et que vous avez fait une recette de cet environnement de pré-prod, il vous reste simplement à basculer votre campagne en production. Elle est directement accessible aux publics concernés sur votre Lab.

Projets participatifs - FanvoiceProjets participatifs - Fanvoice

Projets participatifs - FanvoiceProjets participatifs - Fanvoice   Projets participatifs - Fanvoice

NB : vous êtes déjà client FANVOICE et voulez un refresh sur le sujet ? Consultez ici notre programme de formation. 

 

STEP 3 / Recruter les participants directement depuis le backoffice

Une fois la campagne en ligne, il est temps d’inviter les participants à s’exprimer. Pour cela, vous pouvez directement depuis le backoffice, créer votre mail de recrutement et l’envoyer aux personnes concernées.

Ensuite, c’est à vous de jouer pour accueillir les participants, répondre à leurs questions ou les inviter à compléter leurs réponses.

Projets participatifs - Fanvoice Projets participatifs - Fanvoice

Vous pouvez, également depuis votre dashboard, configurer les comptes Community manager pour que tous les chef.fes de projet puissent rejoindre la campagne.

 

STEP 4 / Accéder aux statistiques de participation en temps réel à tout instant ! 

Votre dashboard sécurisé vous permet d’accéder à toutes les statistiques liées à votre campagne en temps réel. Liste des inscrits, taux de contributions, réponses au sondage, pré catégorisation des résultats… nos différents écrans vous permettent de piloter votre projet de façon simple et agile.

Projets participatifs - Fanvoice Projets participatifs - Fanvoice

Projets participatifs - Fanvoice Projets participatifs - Fanvoice

STEP 5 / Piloter et ajuster votre stratégie au plus près des publics qui la font vivre

Finalement, une plateforme FANVOICE vous permet de garder le contact avec vos clients finaux et vos collaborateurs, dans une logique d’innovation participative, d’études qualitatives ou encore d’amélioration continue ou de bêta-test. À travers un même framework technique, une multitude de cas d’usages peuvent être abordés, avec une seule et même finalité : mieux comprendre, mieux réagir et mieux transformer.

 

Vous voulez en savoir plus sur nos plateformes participatives, notre méthodologie et nos cas clients ? Envoyez toutes vos questions à contact@fanvoice.com, nous nous ferons un plaisir de vous répondre !

Julie Devinant - Fanvoice

 

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5 idées reçues sur la co-création

Au détour d’un récent échange avec la Direction Innovation d’un grand groupe, j’ai pu mesurer à quel point la co-création était encore méconnue voire caricaturée. Alors que je proposais de réfléchir à un dispositif de co-création, on m’a répondu “oui enfin, on ne va pas demander à nos clients s’ils préfèrent le logo en bleu ou en rouge…”. Comme si la co-création se limitait à cet exercice superficiel et n’offrait aucun autre bénéfice. Les idées reçues ont la vie dure, aussi me suis-je dit qu’il avait encore de la pédagogie à faire. Ce billet d’humeur y participe !

co-création - Fanvoice

  • NON, la co-création ce n’est pas demander aux gens s’ils préfèrent le logo de la marque en bleu ou en rouge

Et ce serait dommage de ne l’envisager que sous ce prisme réducteur. La co-création peut consister en un exercice d’idéation, de compréhension de besoins ou d’attentes non satisfaits, de co-conception d’un produit, d’un service, d’une offre, d’une raison d’être, ou encore un bêta-test, d’une interface, d’une application, d’un produit, d’un service… La co-création présente une palette d’actions dont la variété n’a d’égale que la richesse de ses enseignements.

La Roue de la co-création @fanvoice.fr : de l’idéation à la fidélisation

co-création - Fanvoice

In fine, la co-création recouvre tout exercice qui nécessite de faire appel à l’intelligence collective pour résoudre les challenges business qu’une entreprise doit relever. La crise sanitaire a d’ailleurs révélé le caractère crucial de cette expertise pour réfléchir avec toutes les parties prenantes à la raison d’être de son entreprise. Cela nous amène à notre deuxième point : les publics concernés.

 

  • NON, la co-création n’est pas destinée uniquement  aux influenceurs 

Souvent, on entend parler de co-création avec des influenceurs, des personnes triées sur le volet, sur lesquelles on s’appuiera pour amplifier le dispositif. C’est bel et bien de la co-création, mais disons qu’elle est surtout utile pour servir sa communication et ses RP…

La co-création concerne en réalité toutes les parties prenantes de l’écosystème de la marque : les consommateurs finaux, les clients, les prospects, les collaborateurs, des experts, les influenceurs… et potentiellement, dans les approches ouvertes, toutes les personnes qui se sentent assez proches et concernées par la marque pour interagir avec elle et participer à son amélioration continue.

“Consommateurs finaux, clients, prospects, collaborateurs, experts…  tous les publics sont concernés par la co-création à partir du moment où il y a un intérêt réciproque à entrer en relation et en intelligence. C’est de cette richesse et de la confrontation des points de vue que naissent les plus belles histoires.”

Chez FANVOICE, nous invitons à prendre en compte la voix du client en considérant l’individu dans toutes ses dimensions, à savoir Consommateur, Collaborateur et Citoyen, trois réalités qui nous habitent tous, se complètent et se répondent en permanence.

 

  • NON, la co-création ne concerne pas que l’innovation produit 

Il est vrai qu’historiquement la co-création s’est fait connaître à travers des cas produits, comme par exemple la conception d’une nouvelle voiture ou d’une nouvelle gamme de produits de beauté. Mais aujourd’hui, elle couvre un spectre beaucoup plus large qui transcende la simple innovation. On peut co-créer pour comprendre, co-créer pour tester, co-créer pour fédérer. Et ce sont donc tous les métiers d’une entreprise qui sont concernés : le marketing, la RSE, l’expérience client, la stratégie… Plus récemment, les ressources humaines ont bien compris l’avantage d’intégrer des attentes des collaborateurs et futures recrues dans les réflexion autour du sens du travail.

Je vous invite d’ailleurs à lire ces cas clients, témoignages d’exercice de co-création qui vont bien au-delà de l’innovation produit et montre toute la puissance de la démarche :

SOMFY et son approche miroir, EDF et son challenge autour de l’industrie au féminin, Crédit Agricole Ukraine et le bêta test interne de son application mobile, 6 success stories d’intelligence collective au service de la stratégie d’entreprise.

co-création - Fanvoice

  • Non, la co-création ne remplace pas les études classiques et NON ce n’est pas faire appel à un panel

La co-création apporte une ressource fondamentale pour les entreprises : une communauté. Rassembler toutes les parties prenantes et les faire vivre en communauté, c’est se donner tous les moyens d’interroger à l’envi et en continu des individus engagés et investis d’une mission. Celle de donner du sens à leur quotidien, à leur consommation et donc donner du sens aux marques.

“Dans une dynamique communautaire, nous ne recrutons  pas des participants ; ce sont les individus qui viennent à nous, vers la marque pour co-créer”

Cette ressource communautaire vient en complément des études classiques et permet d’innover en termes de protocole, au contact d’un public particulièrement engagé et prêt à tester des nouveautés. Les communautés de sens et d’intérêt offrent l’opportunité de sonder des attentes, de valider des évolutions, d’être dans une approche de “sensing investigation”.

J’aime l’expression de l’un de nos clients qui, à la question “mais comment recrutez-vous les participants ?”, a simplement répondu “nous ne recrutons personne, ce sont les gens qui viennent à nous”. C’est là une différence fondamentale avec les approches qui font appel à des panels d’individus présélectionnés pour certains attributs. Ce qui nous amène au point suivant : la différence entre communauté et panel…

La difficulté dans la transition qui s’opère sur le marché des études, c’est d’arrêter de penser panel et représentativité pour penser communauté et engagement. Parce qu’il est vain d’essayer d’appliquer une totale représentativité à sa démarche communautaire, au risque simplement de la saboter au lancement.

“Il est vain d’appliquer une logique représentativité au lancement d’une initiative communautaire, au risque de la saboter. Il s’agit avant tout de capitaliser sur des affinités. Vient ensuite le temps de l’analyse et de l’interprétation ”

En effet, une communauté de marque est constituée d’individus en affinité avec la marque. Elle reflète donc en partie l’ADN de la marque, en lien avec les typologies de produits ou de services qu’elle propose. Il s’agit donc d’une représentativité de marque et non d’une représentativité socio démographique. Encore une fois, enquête sur un public représentatif et co-création s’inscrivent en complémentarité, font appel chacune à des méthodologies précises. Si vous vous surprenez à parler de “panel communauté”, c’est que vous n’êtes pas clairs sur la méthodologie que vous mobilisez 😉 .

 

  • Non, la co-création ne résoudra pas tous vos problèmes…mais elle vous apportera une réponse concrète pour booster votre engagement client

Compréhension des besoins de vos clients, amélioration continue, intégration des collaborateurs au coeur de la stratégie d’entreprise, co-conception de produits ou de services, appel à idées… La co-création apporte une réponse concrète à beaucoup de questions de performance et permet notamment d’optimiser l’expérience client (externe et interne) en apportant de l’agilité et de la réactivité à travers des boucles de feedbacks continues. Et c’est le sens de l’histoire des entreprises : plus de conversations, moins de tour d’ivoire, plus d’excellence, moins de silos !

 

Vous voulez en savoir plus ? => contact@fanvoice.com

 

Julie Devinant - Fanvoice

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Enhancing a mobile app in 6 weeks thanks to Digital Beta-testing: the Credit Agricole case

How to quickly identify improvements and corrections to the beta version of a mobile application and accelerate its time-to-market? That’s the new challenge launched by Credit Agricole Ukraine to upgrade its applications. 

The global banking company Credit Agricole includes “Voice Of Customer” and “Co-creation” deep into its brand DNA. So, when Credit Agricole Ukraine wanted to assess the prototype of its under-development mobile app under real conditions, the Group advised them to use a collaborative digital platform to test their new functionalities with the help of their employees. Stanislav Perevezentsev, Digital Analyst / Strategist at Credit Agricole Ukraine tells us how the project was led and what were its key factors of success.

mobile app - Fanvoice

 

A new collaborative approach to adress the challenge

“At every level, this project was a real adventure for Credit Agricole Ukraine” says Stanislav Perevezentsev. If co-innovation and co-creation are already in place at Credit Agricole SA through their dedicated ca-lab.fr platform “it was a completely new experience for us both thanks to the approach brought by Fanvoice’s solution and the way we are organized.”

One of the Fanvoice’s strengths lies in the step-by-step customers coaching, “and its fully proven methodology for setting up campaigns. After few workshops to get familiar with the Fanvoice platform, and to define the goal and scope of the campaign, it was easy, clear and fast to build and launch the campaign exactly the way we wanted it to be. But much more than the methodology, Fanvoice helped us to find the best way to support and engage our community, the best triggers for actions, etc. “

mobile app - Fanvoice

A Beta-testing which enhances drastically our vision of the mobile app

After 6 weeks of campaign and more than 300 comments, ideas or bugs generated by Credit Agricole’s employee-testers, the Beta-testing session was a real success for the bank. As highlighted by Stanislav Perevezentsev: “it was very important for us to compile, transfer and track easily all the bugs reported to the development team and we found a way to do so with Fanvoice’s badge system. So both the testers and developers could see, at any time in the campaign, which issues were fixed or still being processed.” The categorization of each post allowee Credit Agricole Ukraine’s developers to fix in an agile way more than 50% of all bugs reported before the end of the campaign.

mobile app - Fanvoice

Since the campaign was finished, Fanvoice’s analytics team went deeper into the verbatim collected to produce a complete semantic analysis. Credit Agricole Ukraine received “a synthetic report of all the feedbacks from the testers including the classification of bugs, the strengths and weaknesses of the app, the categorization of “Must have”/”Nice to have” features and the identification of key customer reinsurance moments within the app. That was extremely helpful for us.”

 

The key factors of success of the Beta-testing campaign according to the Project Manager

In Stanislav Perevezentsev’s opinion, three main elements explaining the success of this campaign were :

  • The involvement of all stakeholders, continuously throughout the whole campaign – from the project and Fanvoice’s teams to the testers and developers – was a determining factor in the success of the Beta-testing session.
  • The community of testers’ engagement, supported by an internal communication plan and encouraged by the gamification system inside the Fanvoice platform – ie awards points for contributions – which allowed to collect many feedbacks and rich insights.
  • The intuitive and easy-to-use Fanvoice platform either for the testers to post an idea, or for the project team to run the community and extract results thanks to the admin panel.

 

“At Crédit Agricole Ukraine, the collaboration with Fanvoice was our first end-to-end project with a startup company and it was a very good experience! The service and solution provided are very helpful for companies, especially big ones who are willing to innovate and listen to the Voice of their Customers or Employees.”

mobile app - Julie Devinant Fanvoice

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Loisirs et co-création : Décathlon mise sur la co-création pour sublimer l’expérience Camping

La marque qui inspire le plus confiance aux Français (selon un sondage OpinionWay pour Eclosion) n’en est pas à sa première initiative en matière de co-création. Et pour cause, « l’innovation se pratique dans un esprit collaboratif » explique Décathlon. Une philosophie, une marque de fabrique bien à eux qui a fait ses preuves : trottinette 360, lampe de poche sphérique, ballons de foot, … Un certain nombre de produits sont déjà le fruit de la co-création.

Une communauté constituée de toute pièce à travers un premier projet de crowdsourcing

Cette fois, Décathlon s’attèle à l’expérience Camping avec une question qui fait mouche : « Et si on parlait camping en pleine nature ? Question récoltant quelques 2 240 idées et commentaires eu deux mois de projet.

expérience - fanvoice

Cette première campagne de co-création « powered by FANVOICE » autour de l’expérience camping se place comme le point de départ d’un projet participatif beaucoup plus vaste.

Cette initiative portée par la marque QUECHUA autour du camping nature en pleine nature s’inscrit autour d’un axe expérientiel, cherchant ainsi à retenir l’attention du plus grand nombre de participants. Effectivement, qui n’a jamais eu l’occasion de planter sa tente aux abords d’un plan d’eau, en plaine ou tout autre endroit ? Souvenirs, émotions, partages : tout s’y mêle. Il y va de l’expérience de chacun qui s’en donne à cœur joie de partager ses expériences uniques.

L’impulsion est donnée avec une orientation très spontanée. Quatre grandes questions ouvertes sont posées : ce qui a donné envie d’en faire, ce qui a au contraire freiné, les critères de motivations pour franchir le pas, et tous les plus qui rendraient ces moments inoubliables.

expérience - fanvoice

En parallèle des questions sont posées au sein d’une rubrique créée à cet effet – type golden questions – permettant ainsi de qualifier les répondants et comprendre ainsi mieux les retours des uns et des autres en fonction de leur connaissance du terrain, leur équipement, leur appétence au camping nature, …

 

 

Ainsi, une communauté est née avec plusieurs centaines de contributeurs enjoués par la démarche et pour cause : la marque vient directement interagir avec eux et des récompenses sont mises en jeu.

 

Un projet itératif débouchant sur un second sujet de co-création de produits

 

La communauté à présent établie avec une noyau communautaire fort et quelques centaines de contributeurs, la marque peut ainsi investiguer d’autres champs, en somme plus techniques : la co-création de produits en lien directs avec le camping en pleine nature

Une initiative qui requiert afin d’assurer des idées de qualité :

1/ une certaine acculturation à la démarche communautaire et d’avoir suffisamment de recul en tant qu’utilisateur pour en apprécier tous les bénéfices

2/ La nécessité d’écrémer en recueillant sur un sujet spécifique tout ce qu’une communauté à dire avant même de les orienter sur des sujets très spécifiques (première campagne de ce vaste dispositif)

Car la démarche est pour le moins qu’on puisse dire audacieuse. Avec une question chapeau libellée « Votre mobilier pour un moment de camping en pleine nature réussi ? », Décathlon cherche ici avec sa communauté à réinventer les chaises, les tables et les meubles de cuisines de camping en pleine nature. Transport, utilisation sur place, rangement, … il y va de l’ingéniosité de chacun.

expérience - fanvoice

Près de 500 idées et commentaires sont ainsi récoltés à travers cette campagne participative. Une mine d’or pour la marque qui va pouvoir travailler activement sur le rendu opérationnel de certaines d’entre elles. Qui sait … les verrez-vous peut-être un jour dans les rayons !

En parallèle de ce type d’initiative, Décathlon continue à déployer des projets de co-création autour de sports de niche tel le fast-hiking : cherchant à composer toujours au mieux avec les attentes de ses clients.

Pour en savoir plus sur ce qui a motivé Décathlon à passer le pas de la co-création aux côtés de FANVOICE, rendez-vous le 18 juin pour une FANVOICE Academy orientée co-création de produits et retour d’expérience !

expérience - fanvoice Matthieu Chatellier

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Fashion & co-création : Auchan se lance dans le crowdsourcing

Trouver chaussure à son pied, voir plus si affinité… C’est un peu ce que propose les équipes In Extenso, marque de textile du géant Auchan, en se lançant dans la co-création. Le sujet est simple et appelle à la créativité de chacune (puisque ces dames sont aux commandes) : « Créons ensemble votre paire de boots de l’hiver ! ».

Auchan - Fanvoice

Un sujet croustillant pour les quelques milliers de clientes de la marque invitées à poster leurs idées et répondre aux questions posées sur cette page unique et ce, durant plus d’un mois – cadeaux à la clé.

Croustillant, ludique, sympathique, … ce projet n’en demeure pas moins stratégique pour la marque qui trouve ainsi un axe de différenciation fort sur le marché en intégrant directement ses clientes à son processus de confection.

Un protocole collaboratif qui stratégiquement s’articule autour de deux leviers 

Un premier levier relevant de l’idéation, à travers une cartographie d’inspiration.

Critères de qualité, points rédhibitoires ou bien encore tous les petits plus qui font craquer : autant de champs d’expressions sur lesquels les clientes de la marque peuvent s’exprimer librement. Une mine d’or pour In Extenso qui, à travers l’analyse sémantique délivrée par les équipes Fanvoice, peut ainsi décrypter les quelques centaines de verbatim issues de cette rubrique.

Et pour cause : en près de 6 semaines, ce sont quelques 873 idées et commentaires qui ont été récoltés.

Auchan - Fanvoice

L’autre levier relève quant à lui d’une démarche plus guidée avec un sondage très ciblé.

Formes, matières, talons, fermetures, … chaque attribut est présenté et soumis à l’appréciation des clientes qui peuvent ainsi choisir parmi différents choix.

Une manière en somme pour la marque, de valider son cahier des charges et comprendre très concrètement les envies de ses futures acheteuses.

Auchan - Fanvoice

Après un mois de campagne, des centaines de verbatim et de réponses au sondage, les équipes produits et style peuvent à présent travailler sur ce nouveau modèle qui verra le jour en rayon dès novembre 2019.

Des initiatives qui fleurissent sur le marché du textile

Après 2 ans de travail dans le secteur du jute au Bangladesh, Guillaume et Jean-Baptiste avaient vraiment envie de partager le potentiel écologique et social de cette fibre.

Alors quoi de mieux que la co-création pour proposer de belles chaussures végétales, écologiques et stylées. C’est le pari de Bhallot qui, depuis toujours a la volonté d’inclure dans le processus de création, ses clients ou futurs clients.

La démarche une fois encore est simple : espadrille, bhallotine, pour chaque paire chacun a la possibilité de dire ce qu’il souhaite, ce qui va, ce qui ne va pas à travers 7 questions simples et directes posées jusqu’au 5 avril.

Lancée fin 2016, par William Hauvette, en proposant un pull à col rond surnommé « le pull parfait », Asphalte n’en est plus à son coup d’essai aujourd’hui en matière de co-création. Sneakers basses, jean, chino, costume, … Le modèle est bien rodé avec un style bien à lui.

Le site fait état de trois rubriques : en stock, en production, en développement. Le développement c’est justement la co-création que propose la marque à ses internautes. Pour chaque pièce, le scénario est le même : un questionnaire composé d’une dizaine de questions, le tout sur un ton informel, sans bla-bla. Une manière pour la marque de répondre au mieux aux envies de ses clients et futurs clients tout en assurant un business modèle bien ficelé, notamment basé sur le principe du MTO (Make to Order).

Auchan - Fanvoice Matthieu Chatellier

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Influence : et si les gilets jaunes avaient fait avancer la co-création ?

Influence - Fanvoice

Nous y sommes, ça y est. Le mois de janvier 2019 aura marqué un tournant décisif dans le monde du crowdsourcing. C’est précisément le moment où la France entière aura découvert de très près le principe des “plateformes collaboratives”, autour du mouvement des gilets jaunes. Une plateforme mise en place par l’Etat pour écouter les doléances de la foule, une autre montée par la foule elle-même en un temps très court pour éviter la censure. Le système établi a été “hacké” en 1 mois, sous un vent de colère, certes, mais le fait est que le français le moins technophile a maintenant compris qu’il peut exprimer son avis sur Internet, dans un site ouvert sur une période donnée, sur un thème précis, avec “quelqu’un de concerné au bout du fil”… Mettons la politique de côté, et concentrons-nous sur l’usage.

Sans le savoir, nous sommes passés en quelques semaines d’une situation d’“acculturation progressive au crowdsourcing” par les marques auprès de leurs publics, à une situation de “crowdsourcing mainstream massivement compris par la foule”. Nous ne sommes plus en situation d’évangélisation de la démarche, elle fait désormais partie du paysage quotidien des français.

On participe ou pas, on croit à la sincérité de l’organisateur ou pas, mais on sait qu’on a plus de chances de faire avancer les choses en s’exprimant.

Si l’Etat peine encore à recadrer les débats et découvre la difficile tâche de tri des feedbacks “à la main”, les citoyens, eux, ont compris qu’ils pouvaient facilement s’exprimer sur internet autour d’un projet collectif, thématiser leurs feedbacks, proposer des idées, voter… Cette acculturation massive subite ne peut qu’aller dans le sens du collectif et de la co-création. C’est un fait.

Les gilets jaunes vont-ils pour autant se lancer corps et âme dans les campagnes de co-création des marques à partir d’aujourd’hui ? Bien sûr que non, et ce n’est pas la question, mais l’effort de communication pour faire comprendre la démarche de co-création pourrait s’avérer plus simple qu’”avant”.

Et les marques dans tout ça ?

Les marques aussi sont plus matures. Les clients FANVOICE, de leur côté, se sont bien approprié les principes de la consultation ouverte auprès de leurs cibles. Clients, fans, collaborateurs, plus d’1 million de personnes ont été sollicitées sur des campagnes “powered by FANVOICE” en 2018.

Après une période d’accompagnement de proximité, la moitié des marques utilisant la technologie FANVOICE conçoivent à présent leurs campagnes en toute autonomie, en respectant la méthodologie et les bonnes pratiques scrupuleusement enseignées par notre team conseil.

L’analyse sémantique est aujourd’hui utilisée sur 1 campagne d’idéation sur 2 pour décrypter les attentes communes de la foule et lire entre les lignes. Plus nous avançons avec les marques, plus nous voyons qu’elles ont envie d’aller encore plus loin dans le décryptage. Les marques ne se contentent pas de récolter quelques idées innovantes. Elles veulent identifier les attentes communes de la foule, déduites de solutions exprimées, pour y répondre le mieux possible et le plus vite possible à leur manière. Les idées deviennent des insights, les insights deviennent des projets, les projets deviennent des campagnes collaboratives. Le cercle vertueux devient un fait, plus seulement une “bonne pratique”.

La barrière technologique n’est plus un prétexte dans le recrutement de participants, la co-création vient de voir disparaître une barrière, nous en sommes convaincus. Il s’agit à présent de trouver les bons thèmes de discussions et de “faire savoir”.

En tous cas, une fois encore, mettons la politique à part, les citoyens veulent s’exprimer et partager leurs idées. Les citoyens sont aussi des consommateurs, et une étude OPINION WAY menée en été 2018 a révélé que 63% des français étaient près à participer à une consultation pour aider leurs marques préférées à améliorer leur produits et services. De leur côté les marques veulent dé-risquer leurs projets d’innovation produit et améliorer l’expérience client… “It’s a match”.

Influence - Fanvoice

Influence - Fanvoice Gael Muller

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Trois exemples de co-création dans l’univers du retail

distribution - fanvoice

En termes de co-création, l’univers de la distribution, grande ou petite, n’est pas en reste ! De la co-création de produit à la co-création d’un magasin, plusieurs marques ont dernièrement fait appel à la foule ou à leurs clients dans le cadre de nouveaux lancements. Ces exemples concrets permettent de bien comprendre en quoi on ne peut plus se passer de la voix des consommateurs aujourd’hui.

 

IKEA : une campagne d’idéation pour imaginer le magasin parisien

distribution - fanvoice

Le 6 mai prochain ouvre le premier IKEA parisien au 23 boulevard de La Madeleine. Mais ce n’est pas un magasin tout à fait comme les autres… En effet, pour qu’il réponde parfaitement aux attentes des futurs visiteurs et acheteurs un appel à idées a été mis en place. Celui-ci, articulé autour de 4 points spécifiques (ce qu’on veut y trouver, ce qui rendra une visite inoubliable, la simplification des achats et la thématique du durable) a été un franc succès et a permis à la marque d’identifier des facteurs clé de succès pour optimiser cet espace contraignant (5 fois plus petit en surface que les autres magasins de l’enseigne). Grâce à la plateforme de co-création, la marque a recueilli des milliers d’idées qui lui ont permis de mieux cerner les attentes du futur public.

Ainsi, les visiteurs pourront découvrir des propositions d’aménagement adaptées aux contraintes des petits apparts parisiens, participer à des ateliers ou des évènements ou encore tester des produits inédits conçus dans une démarche durable.

Carrefour : une première série de produits co-créés avec ses clients

distribution - fanvoice

Si l’on peut lire “Inspiré par vous” sur l’emballage du fromage à raclette aux oignons de la marque Carrefour, c’est parce ce produit a bel et bien été imaginé et validé par les clients de l’enseigne.

Via la plateforme Mon avis le rend gratuit, la marque a en effet pu solliciter une communauté de consommateurs pour développer cette déclinaison produit. Les consommateurs ont été invités à participer à chaque étape du processus de création du produit jusqu’à sa commercialisation (de la création de la recette au choix de l’emballage). Dans les prochains mois, d’autres produits notamment des gammes EcoPlanet et Carrefour Veggie seront mis en rayon sur le même principe.

Il est d’usage d’entendre que créer de nouveaux produits sur la base des attentes consommateurs est trop difficile pour la grande distribution, souvent contrainte par des réalités de chaîne de production, mais Carrefour nous démontre qu’avec la bonne méthode, les bons outils et une dose d’envie, rien n’est impossible.”

Adidas:  un concours pour co-créer une chaussure

distribution - fanvoice

Les Glitch, chaussures de football révolutionnaires imaginées par Adidas sont disponibles en France depuis octobre 2017. Composé d’un chausson intérieur en techfit et de coques interchangeables en synthétique ou en cuir, c’est surtout un concept exclusif que propose la marque puisque les fameuses chaussures ne sont pas commercialisées chez les distributeurs classiques mais uniquement disponibles sur l’application éponyme.

Adidas est allé un cran plus loin dans l’exceptionnel en mettant en place une opération spéciale autour de ce best seller en proposant un concours de co-création pour imaginer le prochain skin. Le gagnant et son modèle ont été révélés il y a peu (https://www.soccerbible.com/performance/football-boots/2019/02/adidas-reveal-winner-of-the-glitch-co-creation-competition/). Plusieurs modèles avaient été short listés et soumis aux votes de la communauté pour qu’une unique proposition soit retenue. Preuve une nouvelle fois qu’il est possible de casser les codes, de proposer des expériences shopping inédites en mettant au coeur la co-création et ses vertus fédératrices.

Conclusion : la co-création dans tous les rayons ?

Que ce soit pour imaginer un magasin en entier, pour conceptualiser un produit ou pour designer un modèle, la co-création permet d’aller toujours plus loin dans la prise en compte des attentes consommateurs. La personnalisation des points de vente et de l’expérience shopping est en effet un enjeu concret pour la distribution qui ne peut définitivement plus se passer des “avis” consommateurs.

Retrouvez également ici les initiatives de But ou de Decathlon.

distribution - fanvoice Julie Devinant

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