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Enhancing a mobile app in 6 weeks thanks to Digital Beta-testing: the Credit Agricole case

How to quickly identify improvements and corrections to the beta version of a mobile application and accelerate its time-to-market? That’s the new challenge launched by Credit Agricole Ukraine to upgrade its applications. 

The global banking company Credit Agricole includes “Voice Of Customer” and “Co-creation” deep into its brand DNA. So, when Credit Agricole Ukraine wanted to assess the prototype of its under-development mobile app under real conditions, the Group advised them to use a collaborative digital platform to test their new functionalities with the help of their employees. Stanislav Perevezentsev, Digital Analyst / Strategist at Credit Agricole Ukraine tells us how the project was led and what were its key factors of success.

 

A new collaborative approach to adress the challenge

“At every level, this project was a real adventure for Credit Agricole Ukraine” says Stanislav Perevezentsev. If co-innovation and co-creation are already in place at Credit Agricole SA through their dedicated ca-lab.fr platform “it was a completely new experience for us both thanks to the approach brought by Fanvoice’s solution and the way we are organized.”

One of the Fanvoice’s strengths lies in the step-by-step customers coaching, “and its fully proven methodology for setting up campaigns. After few workshops to get familiar with the Fanvoice platform, and to define the goal and scope of the campaign, it was easy, clear and fast to build and launch the campaign exactly the way we wanted it to be. But much more than the methodology, Fanvoice helped us to find the best way to support and engage our community, the best triggers for actions, etc. “

A Beta-testing which enhances drastically our vision of the mobile app

After 6 weeks of campaign and more than 300 comments, ideas or bugs generated by Credit Agricole’s employee-testers, the Beta-testing session was a real success for the bank. As highlighted by Stanislav Perevezentsev: “it was very important for us to compile, transfer and track easily all the bugs reported to the development team and we found a way to do so with Fanvoice’s badge system. So both the testers and developers could see, at any time in the campaign, which issues were fixed or still being processed.” The categorization of each post allowee Credit Agricole Ukraine’s developers to fix in an agile way more than 50% of all bugs reported before the end of the campaign.

Since the campaign was finished, Fanvoice’s analytics team went deeper into the verbatim collected to produce a complete semantic analysis. Credit Agricole Ukraine received “a synthetic report of all the feedbacks from the testers including the classification of bugs, the strengths and weaknesses of the app, the categorization of “Must have”/”Nice to have” features and the identification of key customer reinsurance moments within the app. That was extremely helpful for us.”

 

The key factors of success of the Beta-testing campaign according to the Project Manager

In Stanislav Perevezentsev’s opinion, three main elements explaining the success of this campaign were :

  • The involvement of all stakeholders, continuously throughout the whole campaign – from the project and Fanvoice’s teams to the testers and developers – was a determining factor in the success of the Beta-testing session.
  • The community of testers’ engagement, supported by an internal communication plan and encouraged by the gamification system inside the Fanvoice platform – ie awards points for contributions – which allowed to collect many feedbacks and rich insights.
  • The intuitive and easy-to-use Fanvoice platform either for the testers to post an idea, or for the project team to run the community and extract results thanks to the admin panel.

 

“At Crédit Agricole Ukraine, the collaboration with Fanvoice was our first end-to-end project with a startup company and it was a very good experience! The service and solution provided are very helpful for companies, especially big ones who are willing to innovate and listen to the Voice of their Customers or Employees.”

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Branding : vous voulez être utile ? Impliquez vos clients en misant sur la co-création !

 

co-creation

La lecture du dernier baromètre Supper / Opinion Way de mai 2018 nous a fait sourire et cet enthousiasme ne nous quitte plus depuis. La raison ? Ce chiffre : 62% des Français veulent aider leurs marques préférées à créer des produits ou des services. Et la co-création chez Fanvoice, c’est notre raison d’être !

 

L’utilité des marques remise en question par les consommateurs

Dans cette étude , 78% des répondants ont le sentiment que les marques leur proposent des produits dont ils n’ont pas besoin et 72% des produits inutiles ou mal conçus (49%). Ce qui est dommage quand on connaît les efforts humains et financiers R&D ou marketing souvent mis en place pour innover et répondre aux besoins des clients…

Par ailleurs, les Français ont la dent dure vis à vis des marques et on sent une confiance qui s’érode. En effet, 89% de sondés trouvent que les marques privilégient leurs profits plutôt que l’utilité pour le consommateur final, et 80% trouvent que les marques proposent beaucoup trop de produits inutiles.

Enfin, 43% déclarent que les marques ne sont pas assez innovantes. Ouch !

Ce manque d’innovation ainsi que la perception de produits en inadéquation avec les usages sont deux indicateurs forts qui devraient “secouer” les marques dans leur routine de création de produits et services.

 

La co-création : un puissant levier pour améliorer l’utilité

Sur le podium des éléments qui peuvent contribuer à la création de produits et services utiles se trouvent : les innovations technologiques (81%), la co-création (73%) et enfin l’intelligence artificielle (55%).

C’est sur ce deuxième point, la co-création que nous allons nous arrêter quelques instants. Écouter davantage les besoins réels des consommateurs est une vraie demande exprimée par les Français (64%), tout comme prendre en compte leurs retours et avis (53%). Cette envie d’être présent au coeur de l’innovation des marques, encore timide hier, s’affirme aujourd’hui. Une relation épanouie à une marque est une relation dans laquelle la proximité est grande et dans laquelle l’échange est possible. S’exprimer pour une marque que l’on affectionne ou pour une marque que l’on veut critiquer est un réflexe ancré dans les habitudes digitales. L’exigence va même un cran plus loin. Ces consommateurs attendent également que leurs remarques et suggestions soient prises en compte pour faire progresser les produits et services.

Un chiffre retient alors notre attention : 79% des Français n’ont pas encore été sollicités par les marques dont ils sont clients pour participer à un processus de co-création de produits ou services… alors que 62% sont prêt à le faire ! Ce sont ainsi des dizaines de milliers de (potentielles) bonnes idées qui sont tout simplement ignorées…

 

L’idéation : un premier temps pour toujours plus d’utilité

Dans le processus vertueux de la co-création, l’idéation est une première étape qui permet d’entrer en relation avec ses consommateurs, de sonder leurs envies et attentes pour mieux répondre ensuite à ces besoins dans les nouveautés proposées. C’est, en outre, une première brique communautaire qui permet de fédérer ses clients autour d’un objectif commun (améliorer tel produit ou service par exemple) et identifier de précieux ambassadeurs.

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C’est par exemple ce que fait la marque BIC en ce moment même avec son projet « Coloriage« , qui vise à rassembler des consommateurs, pour échanger autour de leurs pratiques et de leurs frustrations sur ce thème, notamment afin d’identifier des attentes non satisfaites par la marque ou la filière en général. C’est également la dynamique choisie par EDF dans son projet « Caméra connectée« : une conversation ouverte sur les usages et fonctionnalités d’un tel produit peuvent s’avérer particulièrement utile en prévision d’un “casting de partenaires / startups”, voire d’un bêta-test concret d’une solution innovante.

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Enfin, au-delà de renforcer l’utilité perçue par les consommateurs, la co-création permet d’innover plus vite et mieux, comme en témoigne les feedbacks d’entreprises qui en ont récemment fait l’expérience. Voici par exemple le témoignage de 2 startups suite à un beta-test public : Homni et Hydrao.

Et voici également un témoignage d’une grande marque qui a misé depuis 3 ans sur la co-création.

Transformer les avis clients en opportunités

Il est souvent de coutume de choyer ses clients satisfaits pour qu’ils deviennent de vrais ambassadeurs. Évident non ? C’est pourtant les clients insatisfaits qui font le plus de bruit et si ce client est influent, vous risquez même le bad buzz ! Pourtant, selon l’étude “Understanding Customers” menée par  Ruby Newell-Legner, 96% des clients mécontents ne s’expriment pas. Ils vont simplement arrêter d’acheter vos produits et ne recommanderont pas votre marque. Un client qui s’exprime, c’est un trésor à exploiter alors faites les parler !

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Un client mécontent, une opportunité pour rebondir  

L’insatisfaction client intervient lorsqu’il y a un écart entre les attentes du produit et le bénéfice qu’il a su en tirer. Si ces insatisfactions arrivent, il y a pu avoir une erreur : une promesse non tenue, un mauvais contact client,  un manque de choix, un mode emploi trop flou.. Ces petites erreurs représentent un enjeu pour les marques, celle de comprendre les consommateurs. En comprenant où l’insatisfaction a eu lieu, vous pouvez si l’erreur est avérée, rectifier le tir. En écoutant seulement les 4% des clients mécontents qui partagent leur problème, vous pouvez peut être résoudre une multitude de gênes rencontrées par vos clients.

 

Un client qui s’exprime n’est pas forcément “pas content”

86% des consommateurs sont d’accord pour co-créer avec les entreprises. Ils souhaitent échanger avec les marques, partager leur avis suite à une expérience, proposer des idées pour l’améliorer, créer une relation avec la marque. Ce cadre là impose une écoute client pour récolter ces feedbacks précieux pour la marque. A titre d’exemple, le Crédit Agricole tient même compte des contraintes géographiques locales pour organiser ses campagnes d’idéation et de co-création. Ainsi, chacune de ses 39 Caisses Régionales peut proposer ses propres sujets de discussions pour pouvoir recueillir et s’adresser à son propre environnement. La Caisse Régionale d’Anjou Maine a choisi de solliciter des avis clients dans sa région autour de la notion de fidélité (avec sa banque), mobilisant 700 idées et commentaires constructifs en à peine 1 semaine, puis 500 de plus la semaine suivante.

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Un client engagé à la recherche d’expérience

Certains clients sont centrés sur leurs usages et se posent régulièrement la question : comment améliorer mon utilisation de tel service / tel produit ? Il convient de les inviter à s’exprimer puisque c’est ces clients qui sont les plus volontaires à partager leur ressenti, à répondre aux sondages et à entretenir une relation de confiance avec la marque. Ces feedbacks enrichis par du langage naturel (verbatim, idées d’améliorations…) traduisent une forte volonté d’implication dans la vie de la marque.

EDF par exemple, suite à un projet d’idéation sur sa plateforme EDF Pulse & You, a pu identifier des futurs bêta-testeurs volontaires qui ont partagé 1200 feedbacks (dont certains faisaient plus de 25 lignes) sur un objet connecté sélectionné par le programme startup de la marque : le pommeau de douche HYDRAO. Tout ces feedbacks ont permis au jeune fabricant de revoir sa roadmap d’évolution produit, d’ajuster son appli et de rendre ses produits encore plus “bankables”. Ces beta-testeurs volontaires étaient d’ailleurs présents dans la plusieurs projets de la marque mobilisant l’INTELLIGENCE COLLECTIVE, ce qui prouve leur attachement à la marque et leur volonté de faire avancer les choses.

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Le client est forcement intéressé par l’évolution de ses usages, ses attentes au quotidien, il aura donc tendance à poster un avis sincère et partager son vécu si on le sollicite sous le bon angle. En exploitant le langage naturel (verbatims, idées d’améliorations…) avec des technologies d’analyse sémantiques pour “lire entre les lignes”, on va beaucoup plus loin. La marque peut non seulement identifier des attentes communes de la foule mais aussi identifier des idées concrètes pour y répondre, comme l’a fait le Crédit Agricole après sa campagne participative sur l’amélioration du parcours client “Crédit Immobilier”.

 

 

Récolter et analyser des expériences clients : l’engrais de votre réussite

Peu importe qu’il soit positif ou négatif, un avis client représente une opportunité précieuse de comprendre ce que ressentent les consommateurs vis à vis de votre produit ou service. Lorsqu’un consommateur apprécie son achat (ou son téléchargement), il n’hésite pas à en parler pour partager sa découverte, et nous sommes passé dans une phase où la recommandation client influe directement sur le chiffre d’affaires d’une entreprise. Vous devez donc comprendre le “pourquoi”. Néanmoins, ces datas ne sont pas simples à récolter ni à analyser. Surtout qu’il est primordial d’identifier si le feedback qui attire votre attention est un cas isolé ou représentatif d’une population de consommateurs.

La priorité s’oriente donc dans le recueil de centaines voire de milliers de feedbacks pour les analyser et en faire émerger des tendances concrètes afin de mettre en valeur vos points forts et détecter des pistes d’amélioration pour les activités où vous êtes le moins bon (aux yeux des consommateurs). C’est le moyen d’enrichir sa veille avec des signaux faibles, se donner la possibilité de détecter des signaux forts qui pourraient orienter vos prochaines décisions !

Par exemple, pendant une campagne de crowdstorming menée avec ses clients “pros”, AXA a identifié un besoin jamais exprimé (donc jamais adressé) de coaching sur des questions juridiques. En rassemblant une communauté de clients et en se donnant les moyens de détecter ce type d’attentes, AXA a pu proposer un nouveau service qui correspondait à de vraies attentes (voir la video de Céline SOUBRANNE).

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Aujourd’hui AXA utilise ses avis clients à travers des campagnes de co-création / idéation / tests de concepts, pour valider de nouveaux services enrichissant ses offres. De plus, en dehors de la notions de « votes » sur les solutions proposées, les participants proposent encore et encore de nouvelles idées, un cercle vertueux très éclairant pour la compréhension des freins et leviers d’adhésion des clients, quels qu’ils soient…

 

Les enseignes spécialisées adoptent le crowdsourcing

Après des début timides ou très axés “CRM”, les enseignes spécialisées s’intéressent de plus en plus au crowdsourcing pour améliorer leurs produits et services. La création d’une communauté de clients apparaît comme un moyen direct et assez puissant pour se rapprocher des consommateurs, voire même prendre un pas d’avance sur ses concurrents, pour peu qu’on sache bien écouter… Observons 2 cas intéressants dans le retail.

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Le cas LEROY MERLIN : un espace multifonctions

Lancée en 2013, la communauté Leroy Merlin propose de réunir des milliers de clients sur 1 seul et même site incluant wiki, forum, galerie de photos, etc. Cette plateforme communautaire s’articule autour de 3 axes principaux : discussions d’entraide “Entre vous”, un espace de suggestions / d’idées “ Made in vous” et un espace plus ludique challengeant les bricoleurs les plus avisés nommé “Défiez-vous”. Avec cet outil Leroy Merlin favorise le “USER GENERATED CONTENT” autour de l’univers du bricolage et favorise la récolte de nouvelles idées via le crowdsourcing, notamment avec son espace d’idéation “Made in vous”. Respect, tout y est.

 

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Sur « Made in vous”, « Leroy Merlin s’engage à suivre toutes les idées soumises par les membres de la communauté », et ça c’est une bonne pratique incontournable pour embarquer les consommateurs. Avec plusieurs dizaines de milliers de membres inscrits annoncés, la marque doit être en mesure de détecter beaucoup d’insights provenant de la foule. La marque annonce d’ailleurs déjà 126 idées soumises par les internautes et nous sommes persuadés que la tendance ne va pas s’arrêter.

Toutefois, en mélangeant forum d’entraide, FAQ et concours d’idées, on imagine qu’il est plus difficile de focaliser les membres sur la démarche d’idéation, qui n’est peut-être pas la priorité de la marque.

Parmi les bonnes pratiques proposées par ce précurseur, on remarque notamment l’animation de la communauté particulièrement soignée. Leroy Merlin met en avant les membres de la communauté et leurs réalisations pour valoriser et stimuler les plus timides, levier également utilisé par EDF pour animer sa communauté via EDF Pulse & You dont nous vous avons déjà parlé, mais aussi SOMFY dans sa communauté dédiée à la domotique.

 

Le cas BUT : un espace 100% innovation

 

De son côté, l’enseigne d’équipement de la maison et de meubles BUT a lancé récemment

une stratégie d’entreprise baptisé “100 % client”, reposant sur trois piliers principaux : mieux valoriser l’offre et les services, améliorer l’expérience client et la communication. C’est ainsi qu’un nouveau programme de co-création nommé BUT’Lab a vu le jour, pour impliquer des clients sur des campagnes participatives publiques (ouvertes à tous). L’enseigne réunit aussi sur ce site des salariés sur des thèmes particuliers à travers des campagnes privées dédiées, une approche communautaire “hydride” encore peu répandue en France, surtout dans le retail, mais que nous ne pouvons qu’approuver. L’intelligence collective peut mobiliser toute les intelligences, tous types de publics. La volonté d’écoute et de rendre l’enseigne encore meilleure est clairement affirmée : la 1ere campagne d’idéation lancée par la marque donne le ton, puisqu’elle invitait les clients à imaginer le magasin de meubles idéal, ouvrant les contributions sur les parcours en magasin, les produits, le travail des conseillers… En 3 mois, l’enseigne a récolté plus de 700 idées et commentaires sur cette seule thématique, autant de précieuses datas pour améliorer l’expérience client.

 

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Après sa 1ere campagne, BUT a directement lancé un 2e projet de co-création,  rebondissant sur un sujet plébiscité par les participants : le “coaching déco”. Ce sujet plus précis mobilisera probablement moins de participants, dans la mesure ou tous les clients ne se sentent pas forcément concernées. En revanche, cette campagne est clairement orientée dans une approche de “co-création” d’un nouveau service ou d’une appli (si l’intérêt du public est au RDV), et on a déjà pu observé une centaine d’idées déposées sur cette thématique, en un peu plus d’une semaine. Bon démarrage.

 

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L’enseigne nous a confié qu’en parallèle un projet privé mobilise des salariés sur un espace qui leur est réservée. Les collaborateurs rejoignent le projet au fur et à mesure, informés par une campagne de communication interne, directement dans les magasins. Nous savons par expérience que la mobilisation interne prend toujours plus de temps mais avec plus de 6000 collaborateurs dans le réseau, on peut dire que l’enseigne peut récolter des tonnes d’informations utiles quand le programme sera connu de tous.

Au final, on comprend que l’écoute client se fait en direct via les feedbacks direct des clients, mais aussi en mode indirect via des remontées du terrain, et des vendeurs qui peuvent détecter des opportunités d’amélioration dans leurs tâches quotidiennes, les questions quotidiennes des visiteurs, etc…

 

What else ?

Ces 2 exemples ne sont qu’un échantillon de ce qui se prépare dans le retail. Une révolution ? Plutôt une évolution, mais très favorable à l’ouverture : notre veille nous a permis de détecter des dizaines d’autres usages autour du crowdsourcing. Entre autres, nous avons vu une enseigne américaine impliquer ses clients dans la détection de rayons vides, via une appli mobile, en échanges de coupons; nous avons constaté qu’une autre enseigne de bricolage (US) implique ses conseillers dans tout le pays pour répondre aux questions des clients, et nous avons même vu une belle enseigne française impliquer ses clients dans les choix des produits qu’elle allait référencer côté achats… On vous en parlera bientôt, persuadés que ça peut vous donner des idées.

Si le sujet vous intéresse, nous vous invitons à nous contacter pour creuser le sujet. Dans l’intervalle, vous pouvez  également lire ce billet qui parle du cas DECATHLON…

 

Bouygues Immobilier teste le crowdsourcing

Le logement évolue : apport de la domotique, nouveaux services, nouveaux usages… Un promoteur immobilier se doit de porter l’innovation parmi ses oeuvres ! Du coup les constructeurs et promoteurs s’adaptent et expérimentent peu à peu de nouvelles techniques de questionnements clients pour séduire leurs publics. Bouygues Immobilier s’est justement lancé dans une expérience inédite de crowdsourcing cet été, avec FANVOICE.

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Château Valmante, la résidence co-crée avec des internautes ?

Avec son projet “Château Valmante”, bâtisse située en plein coeur de Marseille dans le 9eme arrondissement, Bouygues Immobilier a décidé de se rapprocher encore plus de ses clients. L’objectif ? Ecouter différemment, et identifier les attentes de potentiels acheteurs ou locataires pour mieux répondre à leurs besoins, dans un contexte de finalisation imminente d’un projet.

L’opération immobilière comprend 650 logements situés en bordure du parc national des calanques, au coeur d’un espace calme et arboré de 5 hectares. Un espace qui accueille déjà un château du XIXe siècle. C’est beau, c’est grand mais ce n’est pas terminé. Et Bouygues Immobilier attendait justement l’avis des futurs clients pour ajouter les touches finales à son projet. Démarrer un projet immobilier d’ampleur en mode crowdsourcing, ce n’est pas simple : entre le démarrage du projet et la livraison il peut y avoir plusieurs années, ce qui limite l’impact de l’approche “vous l’avez demandé, on l’a fait”. Mais commencer le projet puis consulter ses prospects en cours de route, avant finalisation, pour compléter des aménagements, imaginer une nouvelle gamme de services, etc, sans retarder les travaux, ça c’est inédit et beaucoup plus simple à mettre en oeuvre d’un point de vue pratique.

Un contexte Local

La campagne de co-création “Château Valmante” ciblait les internautes résidant dans l’arc méditerranéen, représentant ainsi les personnes avec une expérience de vie dans le sud de la France. Bouygues Immobilier a invité plusieurs milliers de contacts à rejoindre l’opération : « grâce aux réponses recueillies par notre partenaire (FANVOICE), nous utiliserons les idées et avis qui auront reçu le plus d’enthousiasme. Nous affinerons ainsi le programme pour proposer un Domaine à l’image de ses co-créateurs », précise Rémy Courtès, Directeur de l’Agence Bouygues Immobilier Provence Sud.

L’avis des clients a été sollicité autour de 4 grandes thématiques :

– le quotidien rêvé

– les services liés à l’habitat

– les équipements qui embelliront et simplifieront chaque journée

– les éléments pour lesquelles ils sont prêts à payer.

cartographie-residence-revee

Cette démarche a permis de récolter plus de 200 feedbacks ultra qualitatifs, des votes éclairants, et des centaines de réponses aux questions de sondages.

Les premiers appartements devraient être livrés à partir du premier semestre 2019.

L’immobilier, terrain de co-création ?

Plusieurs articles récents mettent en avant le fait que l’immobilier à une carte à jouer en misant sur la co-création, notamment plébiscitées par les millenials. FANVOICE a d’ailleurs eu l’occasion d’expérimenter plusieurs protocoles de co-création en partenariat avec l’Institut Mines-Télécom Paris dont 1 autour de la thématique du logement étudiant. 400 étudiants ont ainsi été interrogés au sein d’un crowdstorming inédit pour identifier leurs attentes en matière de “logement étudiant idéal”.

Domino’s pizza : quand le client invente les recettes

pizza mogul

Le concept Make Your Own Pizza séduit toujours autant ! Depuis plus de 3 ans la franchise principale Australienne de Domino’s Pizza a lancé une campagne pour soumettre ses propres créations de Pizza. Sous le nom de Pizza Mogul, la campagne s’appuie sur 3 étapes simples : Créer, Partager, Gagner. Une fois la pizza créée elle est disponible dans le monde entier pour ravir les plus grands fans de pizza !

 

Le crowdsourcing qui génère du cash

Co-créer, ça peut rapporter du cash à la marque. En rendant les clients “co-concepteurs” de ses recettes, la marque en fait aussi des promoteurs. Ils essayent le module, goûtent et testent leur propres recettes avant d’en faire la promotion auprès de leurs proches. Achat + buzz + recommandation. Bien joué Dominio’s !

 

Le crowdsourcing qui aide la marque à lire entre les lignes  

Il suffit de regarder le site pour se dire que la marque aura probablement eu la bonne idée de tagguer ses ingrédients pour identifier les plus populaires et éventuellement les intégrer dans de nouvelles recettes “maison”, pour le marché local (comme McDonald’s il y a 3 ans) ou le marché international. Nous, en tous cas, c’est ce qu’on aurait fait…

pizza mogul topping

 

Le crowdsourcing qui rapporte au client  

Si une personne achète la création d’un client, une part de la somme peut revenir à des oeuvres de charité, des associations ou bien dans votre porte monnaie ! L’inventeur de pizza créative peut gagner jusqu’à 4,25$ Australien par pizza achetée.

D’ailleurs, il est possible de créer une infinité de pizzas et c’est l’avantage de ce concept : la créativité en illimité !  Bien entendu, les participants donnent accès à la licence sans redevance à Domino’s Pizza pour utiliser et revendre la recette. Cela laisse toutefois des idées à certains puisqu’un participant a déjà vendu plus de 12 000 pizzas, un vrai Pizza Master !

 

Une marque à l’écoute de ses clients

L’initiative Mogul Pizza intervient juste après l’opération innovante de Domino’s pour transporter ses pizzas en toute sécurité. Après plusieurs plaintes sur les réseaux sociaux d’étudiants ayant vécu une mauvais expérience à la réception de leur pizza, la chaîne a équipé les scooters de livraison d’un top case garantissant une pizza intacte à l’arrivée.

D’autres marques cherchent à se rapprocher de leurs clients et se donner les moyen de décrypter leurs attentes, et de plus en plus dans l’agroalimentaire. Par exemple, la campagne d’idéation sur le fromage, menée en France par BEL avec FANVOICE, répond finalement aux mêmes attentes. Dans cette campagne, 3 marques de fromage souhaitaient que leurs produits s’adaptent aux nouveaux modes de vie : la pause déjeuner raccourcie ! C’est pourquoi elle a lancé un concours d’idées pour “inventer le fromage idéal pour les repas sur le pouce”. Ce projet avait généré plus de 1600 idées et commentaires en quelques semaines, et fait ressortir des dizaines d’insights précieux sur les nouvelles attentes des consommateurs : nouveau packaging, de nouveaux goûts… On vous laisse découvrir le projet .

 

Crowdsourcing et Prize Money : le cas Coca-Cola 

Crowdsourcing-coca-cola

Coca-Cola vient de lancer deux concours d’idées pour remplacer le sucre de ses produits, une manière d’utiliser le crowdsourcing pour diminuer le taux de sucre et lancer de nouveaux produits moins caloriques. Si le concept du “crowdsourcing d’idées” n’est pas nouveau, il est rarement lancé sur 2 cibles différentes en parallèle, à travers 2 cibles distinctes, et encore plus rarement associé à une récompense en “prize money” (comprenez “la marque paye en chèque le gagnant, avec une belle somme”). Penchons-nous donc sur ces projets.

2 projets de CROWDSOURCING, 2 cibles

Le premier concours « Sweet Story Challenge » consiste à récolter des idées sous forme d’histoire ou de vidéo pour raconter les bienfaits de plantes donnant un goût sucré à des boissons ou de la nourriture. Cette idéation doit montrer comment elles peuvent remplacer le sucre des boissons Coca-Cola. Un challenge de taille puisque l’entreprise récompensera jusqu’à 5 individus ou équipes maximum pour une enveloppe globale de 100 000€. Les soumissions sont ouvertes jusqu’au 22 septembre prochain pour des résultats annoncés en décembre 2017.

Le second « The Sweetener Challenge »  s’adresse aux scientifiques et aux chercheurs. La marque recherche une source naturelle durable et peu calorique donnant un goût sucré aux produits. Pour intéresser cette cible d’acteurs, elle prévoit même de verser 1 million d’euros de récompense, de quoi stimuler les plus chercheurs les plus expérimentés, même s’ils ne sont pas amateurs de sodas. Les chercheurs ont jusqu’à la fin de l’année pour donner leur réponse et le gagnant sera sacré au mois d’octobre 2018.

Défi d'édulcorant de coca-cola au crowdsourcing

 

Pourquoi c’est une bonne idée pour Coca-Cola?

James Quincey le CEO de Coca-Cola le dit lui-même: il souhaite étendre la gamme de produits de la marque dans une démarche de « test and learn » (source : http://www.coca-colacompany.com/stories / Coca-cola-launch-crowdsourcing-challenges-to-find-next-generat ) . C’est pourquoi être à l’écoute d’opportunités et d’utiliser la foule la propulsera avec ses produits dans une démarche d’entreprise responsable, tout en répondant à son objectif principal. En effet, grâce à des projets participatifs, la ligne de conduite « réduire le taux de croissance dans nos produits » se renforce. Coca-Cola donne l’image d’une entreprise mesurant les enjeux du secteur agroalimentaire: moins de calories, plus la production locale et une empreinte écologique limitée.

De plus, ce concours d’idée donne le choix aux participants de faire preuve de créativité. En faisant réaliser des vidéos par la foule, l’entreprise s’assure que les plus créatifs vont tout faire pour se faire remarquer et cela garantira une belle visibilité pour la marque.

Enfin, en appelant un public de spécialiste pour « The Sweetener Challenge », la marque assurée qu’elle récoltera des propositions sérieuses avec une approche orientée dans le développement durable pour conquérir de nouveaux marchés.

En bref, la stratégie « crowdsourcing » de Coca-Cola assemblée très « smart » à partir de cette approche lui permet de communiquer sur son intention de répondre aux nouveaux enjeux de l’agroalimentaire et répondra sans doute à l’objectif du CEO: agrandir le portefeuille Des produits.

Les Obama se mettent au crowdsoursing…

Le jour de son départ et plus précisément quelques heures avant l’investiture de son successeur à la Maison Blanche, Barack Obama a annoncé la création de sa fondation.

Jusqu’ici rien de nouveau ! Au contraire, la création d’une fondation s’inscrit désormais dans le protocole suivi par la quasi-totalité des présidents américains sortants.

Bill Clinton a fondé la Clinton Global Initiative laquelle est engagée dans 2300 actions qui «ont amélioré la vie de plus de 400 millions de personnes dans plus de 180 pays», comme il aime le rappeler dans la presse. Des actions pour aider à un meilleur accès à l’eau, aux soins médicaux et à la formation professionnelle.

George W. Bush a également poursuivi cette tradition, en créant le George W. Bush Presidential Center, chargé notamment de promouvoir des «idées et des actions pour un monde plus libre et meilleur». Parmi ces actions : des programmes d’aide à des élèves, des conférences sur l’énergie et l’économie…

Ce qui est marquant et qui distingue la fondation Obama des autres, c’est la méthode.

Malgré sa popularité et son charisme reconnu, Barack Obama a écarté toute approche verticale en privilégiant une démarche participative, collective voire communautaire.

Le spectre d’action de la fondation Obama n’est pas encore établi et ce sera aux citoyens de le définir. En effet, à travers une vidéo de deux minutes, les Obama invitent leurs concitoyens  à : “Envoyer vos idées, vos espoirs, vos croyances, à propos de ce que nous pouvons réaliser ensemble. Parlez nous des jeunes leaders, des entreprises, des organisations qui vous inspirent. Ce sera votre centre présidentiel autant que le nôtre. »

Plus qu’à une fondation, le projet des Obama, ressemble à un laboratoire d’idées pour construire ensemble la citoyenneté de demain…

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Et d’ailleurs, lorsqu’on se rend sur le site de la fondation Obama et qu’on communique une adresse mail pour participer au projet, une fenêtre affiche la réponse suivante :

laboratoire-idee-obama

L’approche se veut ouvertement participative, faisant appel aux principes de crowdsourcing, elle s’inscrit dans la modernité politique. En effet, la co-construction, la co-idéation et plus globalement les approches communautaires sont des pratiques désormais assez courantes dans l’univers de l’entreprise alors qu’elles tardent à prendre racine dans la sphère institutionnelle.

Mais l’attente est forte et le succès assuré ! En effet, aujourd’hui, les citoyens, les consommateurs, les usagers d’un service ne se contentent plus de répondre à un sondage, ils sont désormais partie prenante du processus de création. Obama, qui est un homme d’avant-garde, a su écouter les tendances de son époque en les mettant en pratique, en faisant de sa fondation un réceptacle d’idées innovantes ouvert à tous les citoyens.

 

ZTE lance un smartphone inspiré par sa communauté

Il y a quelques temps, nous vous parlions ici, de l’entreprise ZTE, une société chinoise qui avait choisi de faire appel à la foule pour imaginer le smartphone de demain. L’objectif était de produire un téléphone portable avec des fonctionnalités et une esthétique validées par une communauté de consommateurs, potentiels acheteur du futur produit.

Après avoir rassemblé 400 feedbacks sur une plateforme où la communauté était invitée à voter pour élire les meilleures idées (qui seraient celles potentiellement développées et récompensées), ZTE a annoncé les caractéristique et le nom du téléphone qui a résulté de ce projet CSX, le ZTE Hawkeye.

Hawkeye : le téléphone co-créé

La principale caractéristique innovante du téléphone Hawkeye est la technologie d’eyegracking (suivi des mouvements des yeux). Celle-ci permettra au téléphone de reconnaître les mouvements des yeux et de défiler automatiquement les pages du haut vers le bas ou de gauche à droite. De plus, ce smartphone aura la capacité d’être collé aux murs et aux surfaces grâce à son auto-adhésif. Cette caractéristique pourra permettre aux individus de regarder des vidéos en se maquillant par exemple.

smartphone-zte

Voici quelques autres caractéristique que devrait avoir ce smartphone :

  • Écran de 5,5 pouces Full HD
  • Un double capteur photo à l’arrière (que l’on ne voit pas sur le prototype actuel)
  • L’audio « Hi-Fi »
  • Un lecteur d’empreinte
  • Une grande batterie avec charge rapide
  • Un lecteur de carte micro SD
  • Android 7.0 Nougat et des mises à jour vers les versions suivantes
  • Double Sim avec le support des bandes 4G utilisées en Amérique du Nord

Pour plus de précision, il faudra attendre que le fabricant progresse dans la conception.

Participatif de bout en bout !
ZTE lance une campagne de crowdfunding

En attendant la commercialisation du smartphone, l’entreprise a décidé de mettre en place une campagne de crowdfunding sur le site KickStarter. A l’heure actuelle, ZTE a levé un peu plus de 33 000 $, contre les 500 000 $ dont elle a besoin pour lancer la production du téléphone portable. Si l’aventure vous intéresse, sachez qu’il vous coûtera 199 $. Le lancement de Hawkeye est prévu pour septembre 2017 et l’appareil sera expédié dans le monde entier.

Cette initiative très intéressante montre à quel point les techniques participatives peuvent être activée à tous les niveaux :

  • idéation (qui a permis au passage à ZTE de faire un beau coup de comm’ tout en détectant des insights consommateurs)
  • Co-création
  • Financement (qui est une façon de bêta-tester une proposition de valeur associée à un prix, tout en faisant un pre-lancement produit)
  • … et bêta-test du prototype final (on l’espere) avant la commercialisation.

Peu de marques on déjà testé l’ensemble de la chaîne. Parmis eux, nous vous invitons à découvrir le cas de la marque cosmétique américaine JULEP, ici.

 

Comment la co-création est devenue un élément incontournable de notre économie ? via Maddyness

Une fois n’est pas coutume, nous relayons un article qui n’a pas été rédigé par nos experts. Le sujet s’y prête toutefois, d’autant qu’il répond à 2 grandes questions que se posent les marketeurs : « De quelle manière la co-création s’est installée dans notre quotidien professionnel ? Est-ce un effet de mode ou une tendance durable ? ».

Nos amis de MADDYNESS répondent à ces questions avec l’interview de notre copain Thierry MAILLET (OOSHOT) et d’Aurélien VIALETTE, Responsable Marketing de MORNING qui a fait une campagne de co-création avec la technologie FANVOICE (via le programme de beta-test grand public de BUTAGAZ, « le Garage de Bob »).