Améliorer les objets connectés grâce à l’intelligence collective : les cas SOMFY, EDF et SEB

Pour garantir le succès d’un objet connecté à son lancement, quoi de mieux que le bêta-test grâce à l’intelligence collective ? Demander à plusieurs personnes de tester le produit, de partager leurs retours et pistes d’améliorations, c’est se donner tous les moyens de proposer aux futurs utilisateurs un produit parfaitement en phase avec leurs attentes… Nous vous présentons 3 cas concrets de bêta-test d’objets connectés.

 

Cas n°1 : SOMFY et le bêta-test d’un produit connecté

Au départ un constat :  le processus traditionnel de bêta-test utilisé par la marque présentait des limites. La gestion et le suivi des chantiers tests ne s’avéraient plus assez efficaces, et imposaient de nombreuses contraintes pour le responsable qualité produit. 

Il fallait tout d’abord envoyer un email à l’attention des futurs participants, et attendre leurs retours avec parfois des échanges en one to one. Puis se rendre à domicile pour remettre le produit et attendre les retours des testeurs par email. Tous les feedbacks des testeurs étaient recensés dans des fichiers Excel ou Word, sans interaction entre les différents testeurs. L’analyse ne pouvait être faite qu’en fin de projet, une fois tous les retours rassemblés en un seul et même endroit.

La plateforme My Somfy Lab a émergé comme une solution simple et rapide à mettre en œuvre pour répondre aux principaux enjeux :

  • Faciliter le recrutement des testeurs,
  • Centraliser les retours et les et partager à l’ensemble de la communauté pour favoriser les échanges, 
  • Proposer un questionnaire additionnel, 
  • Analyser les retours en temps réel, 
  • Exporter la base de données.

En utilisant leur plateforme digitale dédiée, l’équipe SOMFY a gagné 30% de temps par rapport à un bêta-test traditionnel.

Comment le bêta-test a-t-il été mené ? Tout d’abord une première campagne de recrutement a été mise en place sur la plateforme. Un sondage en ligne ouvert à tous les collaborateurs permettait l’inscription au bêta-test et l’identification des profils éligibles, qui par la suite étaient recontactés. 

Une fois les testeurs recrutés, une seconde campagne leur était proposée pour partager leurs retours d’usage du produit. Au préalable, une réunion de lancement a permis de présenter le produit dans les grandes lignes, le protocole de test, et de rassembler les testeurs pour donner corps à cette communauté qui allait ensuite se retrouver en ligne pour échanger. 

Plus de détails sur ce bêta-tes, cliquez ici.

 

Cas n°2 : EDF et le bêta-test d’un purificateur d’air innovant

Sur la plateforme de co-innovation EDF Pulse & You, chacun est invité à partager ses idées pour innover aux côtés de la marque. Depuis le lancement, 10 bêta-tests d’objets connectés ont été orchestrés. Décryptage du cas Teqair, purificateur d’air nouvelle génération. 

Suite à un premier appel à idées, 40 testeurs ont été recrutés et ont reçu le produit à tester chez eux. Il leur était demandé de partager de façon régulière leur satisfaction autour du produit et ses services, mais aussi d’apporter un regard critique sur le produit en lui-même, dans son design et ses fonctionnalités

2 254 retours d’expérience et pistes d’améliorations ont été partagés en 3 mois de tests. Aurélien, en charge des partenariats et de l’innovation chez Teqoya témoigne des apports d’un tel protocole. 

“Nous avons appris beaucoup de choses concernant l’emballage. Les Pulseurs (participants ndlr) nous ont challengé sur la lisibilité de ce dernier. Nous avons aussi pu découvrir une autre définition de ce qu’est l’air pur… En effet, les Pulseurs nous ont beaucoup parlé d’odeur et c’est la réduction des odeurs qui a permis souvent de faire la preuve du produit. Cela ouvre de nouvelles perspectives de communication.

Beaucoup de questions ont été posées également autour de la domotique, sur le fait de connecter l’objet. Notre produit dans l’absolu n’a pas besoin d’être connecté mais la question se pose cependant…Nous réfléchissons à un principe de location et aux services qui pourraient être associés au produit et les retours des Pulseurs nous ont beaucoup aidé. Sur la question de la mesure, il s’est avéré important d’avoir quelque chose pour valider l’efficacité du produit. Le comment n’est pas encore défini, mais on commence à envisager des solutions nouvelles.

Le service d’entretien de l’appareil est quelque chose qu’on avait à l’étude et qui a été conforté dans les échanges. Proposer plusieurs couleurs pour l’objet a aussi été abordé.

Nous avons l’habitude d’avoir des retours clients sur les salons, à un moment où on voit l’objet et non l’usage. Les argumentaires de présentation ne sont pas les mêmes… D’où l’intérêt d’un tel projet qui nous permet de nous rapprocher véritablement des utilisateurs finaux sur le long terme. Les échanges sur la plateforme ont tout de même duré 4 mois !”

Le témoignage en intégralité en cliquant ici.

 

Cas n°3 : SEB et le bêta-test d’usage de son robot intelligent 

La marque SEB via Foodle, son “assistant culinaire en ligne” a mis en place un bêta-test d’usage inédit. Pour mieux comprendre les usages et les avis des utilisateurs de l’i-Companion (robot de cuisine intelligent), un projet de plusieurs semaines a vu le jour. 

La mission des participants était la suivante : réaliser au moins 5 recettes avec le robot connecté à partir de l’application de la marque, et répondre à une série de questions ouvertes et fermées. De nombreuses réponses ont été récoltées, et ont permis aux équipes d’entrer virtuellement dans les cuisines des participants pour mieux comprendre leurs usages du robot et les difficultés qui pouvaient être rencontrées. 

Pour garantir une bonne compréhension des usages produit, devancer les difficultés qui pourraient être rencontrées une fois le produit en vente et ainsi, s’assurer de sa performance, SOMFY, EDF et SEB mettent véritablement l’utilisateur au centre de leur démarche d’innovation produit. Alors n’hésitez plus, et bêta-tester vos objets connectés ! 

 

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Ce que Décathlon et le détournement de son masque Easybreath disent de l’avenir de la co-création

Souvent, Décathlon est une marque citée en exemple dans le domaine de la co-création. En effet, créer “avec et pour” a toujours été au coeur de son ADN. Le détournement du masque de plongée Easybreath en masque de protection par des équipes de soignants et de chercheurs donne à voir la puissance de la co-création, ce qu’elle offre en flexibilité et en performance. Parce qu’il s’agit bien de co-création. 

 

Une démarche d’innovation en temps de crise

Face à la pénurie de masque de protection en milieu hospitalier notamment, des équipes se sont mobilisées pour trouver rapidement des solutions. Les difficultés d’approvisionnement en masque classique ont boosté certains à penser différemment pour trouver des solutions performantes rapidement. Il s’agit d’une démarche d’innovation en temps de crise. 

Tout semble avoir commencé en Italie où une entreprise basée à Brecia dans le Nord de L’italie, spécialisée dans le développements d’objets innovants écrit sur son site internet avoir été contactée “par un ancien médecin-chef, le Dr Renato Favero, par l’intermédiaire d’un médecin de l’hôpital Chiari, l’établissement de santé pour lequel nous avons fabriqué ces valves d’urgence”. Puisqu’il semblait en effet que l’ajout d’une valve permette de détourner l’usage initial pour l’appliquer à l’urgence sanitaire. Ils ajoutent “Nous avons contacté Décathlon qui nous a tout de suite fourni le dessin du masque. Le produit a été démonté et étudié. Un nouveau composant a ensuite été conçu pour garantir la connexion au ventilateur. Nous l’avons rapidement imprimé en utilisant l’impression 3D”. 

En France, l’Université de Technologie Belfort-Montbéliard, les ingénieurs de l’UTBM en lien avec l’hôpital de Trévenans ont également travaillé à un prototype de masque de protection issu du masque de plongée. Une même pièce 3D a été ajoutée permettant “par un mécanisme de raccord, d’accueillir des filtres respiratoires spécifiques” , explique l’hôpital dans un communiqué. 

 

Une démarche “ouverte” pour Décathlon qui donne accès à la technologie du masque

La réaction de Décathlon a été immédiate devant l’opportunité offerte par ces découvertes. Dans un premier temps un don de masques a été fait à l’hôpital.  C’est ensuite une communication particulière qui a été mise en place sur leurs réseaux sociaux notamment pour faciliter le partage des informations ainsi que les spécificités techniques du masque. Un thread twitter très complet a été partagé dès le 25 mars et faisait un point de situation ainsi qu’une présentation détaillée du produit. 

 

Une opération de piratage inédite qui s’appelle aussi co-création produit

Pour certain c’est un détournement, pour d’autres un piratage, pour d’autres encore une innovation. Il s’agit bien d’une co-création produit, puisque des personnes se sont appuyé sur un existant produit pour lui ajouter un élément spécifique et créer un nouvel usage. 

Le produit hier proposé dans une optique particulière de plongée ne sera plus jamais considéré de la même façon. Initialement conçu pour “offrir une meilleure expérience pour voir et respirer dans l’eau comme sur terre; grâce à la vision panoramique et la possibilité de respirer par le nez et la bouche, la découverte de l’univers subaquatique est encore plus accessible”, c’est un tout autre discours qui est partagé aujourd’hui sur le site internet de la marque :

 

De l’idée au test du concept puis au bêta-test et à la diffusion : un cas d’école de co-création 

Ce cas présent couvre finalement toutes les étapes de co-création produit, de la phase d’idéation quand une personne a eu l’idée de détourner un usage, à la phase de test du concept quand elle s’est rapproché de la marque pour obtenir des informations jusqu’au bêta-test de la solution quand les valves ad hoc ont été produites, testées, validées et utilisées.

L’intelligence collective et la co-création s’avèrent des leviers pertinents en temps de crise et l’exemple de Décathlon et de son masque Easybreath en est une preuve. Ce qui reste particulièrement impressionnant est le temps de mise en place du nouveau produit, temps extrêmement court, rendu possible grâce à la bienveillance de toutes les parties prenantes qui dans un même élan n’avaient qu’une idée en tête : trouver une solution innovante et fiable rapidement pour protéger mieux et sauver des vies. 

 

Sources :

Coronavirus, qu’attendent les Français des marques ? Point d’étape après 2 semaines de confinement

Plusieurs études ont été publiées dernièrement et font le point sur les attentes des Français concernant les marques pendant ce temps de confinement. La période complexe que nous traversons bouleverse en effet le rapport que chacun entretient aux marques et révèle des attentes concrètes. 

 

 

Prendre soin de chacun, une attente forte

Les personnes interrogées attendent que les marques s’occupent en priorité de leurs collaborateurs. 81% des consommateurs français pensent que s’occuper de la santé de ses salariés est prioritaire, 72% estiment qu’elles doivent proposer un système de travail flexible (étude Kantar).

Par ailleurs, 73% déclarent que “les entreprises ont la responsabilité de protéger leurs employés et de faire en sorte que ce dernier ne diffusent pas le virus” (étude Elan Edelman). 

Kantar révèle également qu’une bonne partie (41%) souhaite voir les marques participer à “l’effort de guerre” en soutenant les hôpitaux et en aidant le gouvernement. 

 

Ne pas suspendre la communication, mais la penser autrement

Kantar précise que les consommateurs n’attendent pas des marques qu’elles stoppent leur communication (seuls 8% sont pour). Il s’agit cependant de communiquer autrement : 

  • “parler de l’utilité de la marque dans la nouvelle vie quotidienne” : 67%
  • “informer sur ses efforts pour faire face à la situation” : 62%
  • “adopter un ton rassurant” : 59%
  • “communiquer sur les valeurs de la marque” : 46%

On note cependant quelques acteurs qui à l’image de Burger King ajoutent une touche de légèreté dans leurs communications créées pour l’occasion :

Certaines marques manquent aux français plus que d’autres !

Brands&You, l’outil de mesure de l’institut CSA a étudié également la situation sous un prisme un peu différent, en cherchant à savoir quelles marques manquent aux Français. 

Sans grande surprise, parmi les marques utiles, ce sont les enseignes de la grande distribution qui tirent leur épingle du jeu (Carrefour en tête, suivi de Leclerc, Intermarché, Lidl, Auchan et Système U). Au-delà de cet univers, seules Amazon et Netflix sont citées spontanément en tant que marques qui apportent un peu de divertissement. 

Si certaines marques manquent, ce sont surtout des lieux que les Français regrettent. Restaurant, coiffeur, cinéma… autant d’activités suspendues qui égayaient nos quotidiens avant le confinement. Sont notamment citées Leroy Merlin, Fnac et Cultura. Côté restauration, les fast food McDonald’s et Burger King émergent en premier. 

 

Un élan de solidarité spontanée et des solutions innovantes

Certaines marques ont pris les devants et mis en place des dispositifs exceptionnels pour accompagner la crise, sortant parfois de leurs métiers historiques et révélant une utilité sociale forte. Sandro, Saint Laurent, Gucci, Balenciage, Saint James se lancent dans la fabrication de masques ou de gel désinfectant (LVMH, Pernod Ricard, Diageo). Des plateformes en ligne deviennent gratuites pour faciliter le télétravail (Klaxoon, Zoom…). 

Comme le décrypte l’ADN, plusieurs stratégies peuvent être mises en place : 

  • faire don de services ou de produits : Canal + passe en clair, Pornhub s’offre en premium à tous les confinés, Feed (repas en sachets) ou Foodchéri offrent des repas aux personnels de santé et malades, 
  • mettre à disposition ses infrastructures : Doctolib qui depuis le début met son service de consultation vidéo à disposition des médecins, syndicats de taxis qui transportent gratuitement le personnel de santé, ou les malades à l’image de la SNCF. 
  • créer des services grâce à des ressources : France 4 par exemple qui diffuse des cours dispensés par des enseignants
  • financer ceux qui en ont besoin : Generali a annoncé la création d’un fonds de 100 millions d’euros, BNP Paribas répond à l’appel de l’Institut Pasteur à hauteur d’un million d’euros, la Fondation Carrefour qui a débloqué un fonds de 3 millions d’euros
  • diffuser et créer des contenus utiles : Marmiton créé sa sélection de recettes “spécial confinement”, Decathlon partage des conseils pour rester en forme ou encore le Centre d’études spatiales qui communique chaque jour des activités en lien avec la conquête spatiale pour occuper les enfants, 

 

Ce qu’on lit en filigrane de ces attentes après ces premières semaines de confinement c’est beaucoup de responsabilité et d’engagement dans la société. Mais sans oublier une dose de rire et de divertissement nécessaire, qui devrait se faire toujours plus forte à mesure que le confinement se poursuit 

 

Sources :

La solidarité et l’intelligence collective à la rescousse de la crise

Une crise sanitaire sans précédent frappe depuis plusieurs mois le monde entier. Face à une telle situation, et bien que des mesures drastiques aient été adoptées, c’est tout un peuple qui se voit dans la difficulté…

C’est pourtant dans ce contexte si particulier, que l’on observe s’opérer tour à tour, un métabolisme de pensée singulier. Un véritable élan fraternel qui a d’abord conduit des centaines, puis des milliers de personnes à applaudir chaque soir à leurs fenêtres afin de partager toute leur reconnaissance à l’égard des soignants. Un vent de bienveillance qui souffle jusqu’aux portes des entreprises qui, elles aussi, ont pris toute la mesure de l’importance de penser collectif.

Puis à présent des gens qui se mobilisent, les uns et les autres, à distance mais via des interfaces favorisant l’intelligence collective, dans un seul but : avancer au mieux dans cette situation chaotique.

 

FACE À CETTE SITUATION CRITIQUE, LES ENTREPRISES PENSENT SOLIDAIRES

DÉCATHLON PROPOSE SON MASQUE DE PLONGÉE EN SOLUTION AU CORPS SOIGNANT 

Décathlon fait face, depuis plusieurs semaines, à un afflux de demandes massives d’hôpitaux intéressés par son masque de plongée.

Alors même qu’une entreprise italienne dit avoir réussi à l’adapter pour les malades du coronavirus, l’enseigne en réponse, a dans un premier temps fournit gratuitement les plans de son innovation tout en appelant à la prudence. 

Le groupe vient finalement d’annoncer ce mardi 31 mars que tout son stock de masques Easybreath est désormais réservé aux soignants. Sur le compte Twitter de l’enseigne, on peut ainsi y lire : « Depuis nos derniers messages, plusieurs hôpitaux nous ont contactés afin de se procurer des masques Easybreath. On a donc fait le choix de bloquer la vente de nos masques sur decathlon.fr  afin de réserver tout le stock disponible pour le donner au personnel soignant ».

 

LVMH FAIT DE L’AP-HP L’UNE DE SES PRIORITÉS 

Le groupe LVMH a mobilisé quant à lui quatre usines françaises pour produire avec des salariés volontaires du gel hydro-alcoolique livré aux hôpitaux de Paris.

« Face au risque de pénurie constaté en France, Bernard Arnault (le PDG du groupe) a demandé à la branche parfums et cosmétiques de LVMH de mobiliser ses capacités de production pour fabriquer et offrir aux pouvoirs publics des quantités importantes de gel hydroalcoolique », précise un communiqué publié ce dimanche 29 mars.

Ces gels seront « livrés gracieusement aux autorités sanitaires françaises, prioritairement » aux 39 hôpitaux de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Cette initiative durera « le temps nécessaire », indique le groupe. Douze tonnes seront fabriquées dès la première semaine, et davantage par la suite.

 

LE GROUPE YVES ROCHER VIENT EN SOLIDARITÉ À LA BRETAGNE

Comme LVMH, L’Oréal ou L’Occitane, la marque bretonne Yves Rocher se lance elle aussi dans la fabrication de gel hydroalcoolique. « Nous avons voulu répondre aux sollicitations des hôpitaux du Grand-Ouest » explique Erwan Le Coz, directeur industrie chez Yves Rocher, en charge de la production et de la logistique.

Production de gels hydro-alcooliques (Yves Rocher), confection de masques (Petit Bateau) ou encore de produits désinfectants (Stanhome)… Le groupe Yves Rocher, dont le siège est à La Gacilly (Morbihan), entend bien aider les centres hospitaliers bretons.

Des initiatives qui chaque jour, fleurissent aux quatre coins de la France, et dont la seule perspective est de faire face. Un raisonnement bien éloigné des soucis spéculatifs que l’on a pour habitude de leur reprocher.

 

L’INTELLIGENCE COLLECTIVE SE MET AU SERVICE DE LA LUTTE CONTRE LE COVID-19

L’intelligence collective s’avère ainsi être une solution concrète et vertueuse pour trouver rapidement des solutions et les mettre en place.

LE GROUPE DASSAULT MET À CONTRIBUTION L’INTELLIGENCE COLLECTIVE ET COLLABORATIVE AUPRÈS D’EXPERTS

Avec ses initiatives d’innovation ouverte, le 3DEXPERIENCE Lab de Dassault Systèmes entend apporter rapidement des solutions pour lutter contre le COVID-19. Une plateforme pensée, afin que quiconque puisse inspirer, innover, partager, concevoir et fabriquer des solutions pour lutter contre COVID-19.

Des ingénieurs, des designers, des fabricants, des scientifiques, des makers ou encore des fabbers installés aux quatre coins de la planète utilisent la plateforme 3DEXPERIENCE collaborative pour développer des solutions capables de résoudre les problèmes critiques soulevés par la crise sanitaire sans précédent que nous traversons aujourd’hui. 

 

UN HACKATON OUVERT LE TEMPS D’UN WEEK-END

C’est le pari fou d’Estelle Pierre et de Sébastien Morel qui ont eu un formidable élan créatif en proposant Hack La Crise. Un hackathon lancé le temps d’un week-end pour pallier la situation à laquelle nous sommes tous confrontés.

En deux jours, une soixantaine de personnes ont collaboré en ligne pour créer neuf projets permettant d’aider les personnes touchées directement ou indirectement par le Covid-19. Un site pour améliorer le diagnostic des échographies de poumons. Une plateforme de redistribution du matériel de protection. Un site de soutien en live pour les élèves de maternelle et de primaire…

 

Il y a trois jours, ces services n’étaient encore que de vagues idées. Aujourd’hui, ce sont des services en ligne déjà fonctionnels ou à quelques heures de l’être.

Enhancing a mobile app in 6 weeks thanks to Digital Beta-testing: the Credit Agricole case

How to quickly identify improvements and corrections to the beta version of a mobile application and accelerate its time-to-market? That’s the new challenge launched by Credit Agricole Ukraine to upgrade its applications. 

The global banking company Credit Agricole includes “Voice Of Customer” and “Co-creation” deep into its brand DNA. So, when Credit Agricole Ukraine wanted to assess the prototype of its under-development mobile app under real conditions, the Group advised them to use a collaborative digital platform to test their new functionalities with the help of their employees. Stanislav Perevezentsev, Digital Analyst / Strategist at Credit Agricole Ukraine tells us how the project was led and what were its key factors of success.

 

A new collaborative approach to adress the challenge

“At every level, this project was a real adventure for Credit Agricole Ukraine” says Stanislav Perevezentsev. If co-innovation and co-creation are already in place at Credit Agricole SA through their dedicated ca-lab.fr platform “it was a completely new experience for us both thanks to the approach brought by Fanvoice’s solution and the way we are organized.”

One of the Fanvoice’s strengths lies in the step-by-step customers coaching, “and its fully proven methodology for setting up campaigns. After few workshops to get familiar with the Fanvoice platform, and to define the goal and scope of the campaign, it was easy, clear and fast to build and launch the campaign exactly the way we wanted it to be. But much more than the methodology, Fanvoice helped us to find the best way to support and engage our community, the best triggers for actions, etc. “

A Beta-testing which enhances drastically our vision of the mobile app

After 6 weeks of campaign and more than 300 comments, ideas or bugs generated by Credit Agricole’s employee-testers, the Beta-testing session was a real success for the bank. As highlighted by Stanislav Perevezentsev: “it was very important for us to compile, transfer and track easily all the bugs reported to the development team and we found a way to do so with Fanvoice’s badge system. So both the testers and developers could see, at any time in the campaign, which issues were fixed or still being processed.” The categorization of each post allowee Credit Agricole Ukraine’s developers to fix in an agile way more than 50% of all bugs reported before the end of the campaign.

Since the campaign was finished, Fanvoice’s analytics team went deeper into the verbatim collected to produce a complete semantic analysis. Credit Agricole Ukraine received “a synthetic report of all the feedbacks from the testers including the classification of bugs, the strengths and weaknesses of the app, the categorization of “Must have”/”Nice to have” features and the identification of key customer reinsurance moments within the app. That was extremely helpful for us.”

 

The key factors of success of the Beta-testing campaign according to the Project Manager

In Stanislav Perevezentsev’s opinion, three main elements explaining the success of this campaign were :

  • The involvement of all stakeholders, continuously throughout the whole campaign – from the project and Fanvoice’s teams to the testers and developers – was a determining factor in the success of the Beta-testing session.
  • The community of testers’ engagement, supported by an internal communication plan and encouraged by the gamification system inside the Fanvoice platform – ie awards points for contributions – which allowed to collect many feedbacks and rich insights.
  • The intuitive and easy-to-use Fanvoice platform either for the testers to post an idea, or for the project team to run the community and extract results thanks to the admin panel.

 

“At Crédit Agricole Ukraine, the collaboration with Fanvoice was our first end-to-end project with a startup company and it was a very good experience! The service and solution provided are very helpful for companies, especially big ones who are willing to innovate and listen to the Voice of their Customers or Employees.”

Améliorer une application mobile en 6 semaines grâce au bêta-test digital : le cas Crédit Agricole Ukraine

Comment identifier les améliorations et corrections à apporter à la version bêta d’une application mobile pour lancer rapidement une première version utilisable de l’app ? Tel est le défi ambitieux que s’est lancé le Crédit Agricole Ukraine dans le cadre de la montée de version d’une de ses applications. 

Le Crédit Agricole est un groupe bancaire international qui a ancré les principes d’écoute de la « Voix du Client » et de « Co-création » au cœur de son ADN. Ainsi, lorsque le Crédit Agricole Ukraine a voulu valider le prototype de son application mobile – en cours de développement – dans des conditions réelles, le Groupe lui a conseillé de s’appuyer sur une plateforme digitale collaborative pour faire valider les nouvelles fonctionnalités par leurs collaborateurs. Stanislav Perevezentsev, Digital Analyst / Strategist au Crédit Agricole Ukraine nous raconte comment s’est déroulé le projet et quels sont les facteurs clés de succès.

Une nouvelle approche collaborative pour relever le challenge

« À tous les niveaux, ce projet a été une véritable aventure pour le Crédit Agricole Ukraine« , s’enthousiasme Stanislav Perevezentsev. Si la co-innovation et la co-création sont des pratiques déjà en place dans le groupe à travers la plateforme dédiée ca-lab.fr « cela a été une expérience complètement nouvelle pour nous à la fois en termes d’approche apportée par la solution Fanvoice, mais aussi dans la manière dont nous sommes organisés».

L’une des forces de Fanvoice réside dans l’accompagnement et le conseil apportés aux clients « et leur méthodologie éprouvée dans la mise en place de campagnes. Après quelques ateliers pour se familiariser avec la plateforme et pour définir l’objectif et le périmètre de la campagne, il a été facile, clair et rapide de construire et lancer une campagne qui répondait exactement à nos besoins. Mais bien plus qu’une méthodologie, Fanvoice nous a également aidé à animer notre communauté, conseillé sur les leviers de communication à activer, etc. « 

Un bêta-test qui a considérablement amélioré la vision de l’application mobile

Après 6 semaines de campagne et plus de 300 commentaires, idées ou anomalies remontées par les collaborateurs testeurs du Crédit Agricole Ukraine, le bêta-test a été un véritable succès pour la banque. Comme le souligne Stanislav Perevezentsev : « Il était très important pour nous de pouvoir facilement identifier l’ensemble des bugs techniques, les communiquer aux équipes techniques et suivre l’avancement des corrections. Pour cela, nous avons utilisé le système de Badges disponible sur la plateforme, apposés aux idées postées. Ainsi, les testeurs et développeurs pouvaient à tout moment identifier directement dans la campagne quelles anomalies avaient été corrigées ou étaient en cours de traitement. » La catégorisation de chaque commentaire a permis au Crédit Agricole Ukraine de corriger en méthode agile plus de 50% des problèmes techniques signalés et ce avant la fin de la campagne.

Une fois la campagne terminée, l’équipe d’analyse de Fanvoice a retravaillé plus en profondeur chaque verbatim collecté pour produire une analyse sémantique complète. Le Crédit Agricole Ukraine a reçu « un rapport synthétique de tous les commentaires des testeurs comprenant la classification des anomalies, l’identification des forces et faiblesses de l’app, la catégorisation des fonctionnalités « Must have » / « Nice to have » et les moments clés de réassurance client au sein du parcours applicatif. Cette analyse nous a été extrêmement utile. »

 

Les facteurs clés de succès de cette campagne de bêta-test selon le porteur de projet

Selon Stanislav Perevezentsev, trois éléments principaux expliquent le succès de la campagne :

  • La participation de l’ensemble des parties prenantes, en continu tout au long de la campagne – des équipes projet Crédit Agricole Ukraine et Fanvoice, aux testeurs et développeurs – a été déterminante dans la réussite du bêta-test.
  • L’engagement de la communauté de testeurs, soutenu par un plan de communication interne dédié et encouragé par le système de gamification intrinsèque à la plateforme – qui attribue des points pour chaque contribution – et qui a permis de recueillir de nombreux commentaires, riches en enseignement.
  • La plateforme Fanvoice, intuitive et facile à utiliser à la fois par les testeurs pour poster une idée, mais aussi par l’équipe projet pour animer la communauté et extraire les résultats de la campagne grâce au Dashboard d’administration.

 

« Au Crédit Agricole Ukraine la collaboration avec Fanvoice était notre premier projet mené de bout-en-bout avec une startup et c’est une très bonne expérience ! Le service et la solution fournis sont très utiles pour les entreprises, et en particulier les grands groupes cherchant à innover et à recueillir la Voix de leurs Clients ou Collaborateurs. » 

L’intelligence collective au service de la stratégie d’entreprise : 6 success stories à découvrir

Hier dévolue en grande partie aux problématiques d’innovation, l’intelligence collective fait une percée significative dans le débat citoyen mais aussi dans les stratégies d’entreprises qui ont à cœur de placer leurs clients au centre de leurs préoccupations. Par ailleurs, la définition de client prend une coloration nouvelle et prometteuse. La client centricité s’entend en effet dans la prise en compte des attentes des consommateurs finaux mais aussi des salariés dont les idées et les envies sont tout autant stratégiques. Le collaboratif a de belles années devant lui et voici 6 success stories à consommer sans modération.

1/ Le Cercle des Influenceurs by BNP Paribas, programme d’écoute de la voix du client

La plateforme Le Cercle des Influenceurs de BNP Paribas fait peau neuve en ce début 2020. Hier réservée à la Banque Privée, elle accueille aujourd’hui également les initiatives d’Entreprises, pour une écoute client de plus grande envergure.

 

 

ZOOM sur l’initiative de BNP Paribas Banque Privée : 

  • Qui pilote le projet dans l’entreprise : le marketing digital (écoute clients)
  • Quel est l’objectif : recueillir les attentes et besoins des clients et collaborateurs de la banque pour les intégrer dans le développement de nouvelles offres et services
  • Quels sont les résultats : 24 projets d’écoute menés en 2 ans avec notamment des protocoles d’écoute miroir clients/collaborateurs

Le cas Les Influenceurs en détails en cliquant ici.

 

2 / “Job de mes rêves” by EDF Pulse & You, la campagne collaborative qui dépoussière les RH

Depuis 2016, la plateforme de co-innovation EDF Pulse & You rassemble les chefs de projets d’EDF, les start-ups, les particuliers qui veulent s’investir dans des projets de co-innovation pour imaginer les produits et services de demain. Chaque membre de la communauté peut partager son expérience et ses idées sur des thématiques autour du confort dans l’habitat, de la transition énergétique, de la mobilité électrique et voir ainsi se concrétiser ses projets.

ZOOM sur le projet “Job de mes rêves” : 

  • Qui pilote le projet dans l’entreprise : les ressources humaines épaulées de la direction innovation ouverte
  • Quel est l’objectif : partir des besoins des jeunes diplômés en quête d’un emploi en leur demandant de décrire le job de leur rêve, pour leur construire un métier et des missions sur mesure
  • Quels sont les résultats : un CDI a été décroché et un nouveau chapitre a été ouvert dans la foulée sur l’industrie au féminin (lien vers la campagne)

Le cas Job de mes rêves en détails en cliquant ici.

 

3 / La CAF à votre écoute, plateforme consultative et innovante pour faire de chacun un acteur de l’amélioration des services

Lancé le 3 février 2019, ce service public innovant permet à tous les internautes, allocataires ou non, de donner leur avis sur les outils et services proposés par les CAF, répondre à des enquêtes, faire des suggestions et participer à de nombreux projets. L’objectif principal de ces différentes sollicitations est de créer une communauté où chacun devient « acteur » et contribue pleinement à l’amélioration des services des Caisses d’Allocations Familiales.

ZOOM sur la plateforme “La CAF à votre écoute” : 

  • Qui pilote le projet dans l’entreprise : le département innovation
  • Quel est l’objectif : offrir un espace d’expression et de partage aux allocataires pour co-créer avec eux les produits et services de demain
  • Quels sont les résultats : 11 projets participatifs ont été proposés, à la fois autour des campagnes de communication mais aussi des sites Internet utilisés au quotidien

Le cas CAF à votre écoute en détails en cliquant ici.

 

4/ “Objectif bas Carbone” : le projet de co-innovation d’Eiffage avec les salariés du Groupe

Eiffage c’est 63 000 collaborateurs mais aussi 63 000 innovateurs qui peuvent s’exprimer librement sur La Startbox. Ce dispositif d’innovation participative propose en effet aux collaborateurs de communiquer toutes leurs bonnes idées à travers différents projets proposés à l’année.

ZOOM sur le projet “Bas Carbone” : 

  • Qui pilote le projet dans l’entreprise : le département RSE
  • Quel est l’objectif : récolter les idées bas carbone des salariés du groupe pour avancer plus rapidement et collectivement sur la réduction de l’empreinte carbone
  • Quels sont les résultats : plus de 800 idées récoltées et 3 retenues qui vont être étudiées et mises en place

Le cas Startbox en détails en cliquant ici.

 

5 / Somfy et son projet de bêta test interne

En ligne depuis 2016, la plateforme My Somfy Lab permet à la marque de dialoguer avec ses consommateurs et ses collaborateurs. Chacun peut s’y inscrire pour donner son avis sur le futur de la maison connectée et tester des projets innovants. Dernièrement, c’est un projet de bêta-test qui s’est déroulé, invitant plusieurs dizaine de collaborateurs à tester une nouveauté et à partager leurs besoins d’amélioration en temps réel sur la plateforme.

ZOOM sur le projet “Bêta test chauffage” : 

  • Qui pilote le projet dans l’entreprise : le département innovation
  • Quel est l’objectif : fédérer une communauté de bêta testeurs internes pour valider la V1 d’une tête thermostatique connectée
  • Quels sont les résultats : 3 mois ont été gagnés par rapport à un protocole de test classique et un grand nombre de bugs corrigés en temps réel

Le cas My Somfy Lab en détails en cliquant ici.

 

6 / Axa et “Maxime”, le chatbot juridique co-construit avec les clients

La plateforme Mon Assurance Citoyenne a été créé en 2016 par AXA pour permettre à chacun d’exprimer noir sur blanc ses attentes et idées sur le sujet, et les partager ensuite avec la communauté. Appel à idées, tests de concepts, bêta test… plus de 10 conversations rassemblant des milliers de passionnés ont été orchestrées pour une assurance aux produits et services plus citoyens et plus responsables.

ZOOM sur le projet “Chatbot Juridique” : 

  • Qui pilote le projet dans l’entreprise : le département RSE
  • Quel est l’objectif : co-construire avec les clients la meilleure solution de protection juridique gratuite en fonction de leurs besoins, et les impliquer dans sa mise en ligne
  • Quels sont les résultats : plusieurs centaines d’heures d’échange entre le bot – solution plébiscitée dans un 1er temps – et les clients eux-mêmes. Un lancement record avec moins de 6 mois entre la validation de l’option retenue (le chatbot) et sa mise en ligne opérationnelle sur le site de la marque.

Le cas Mon Assurance Citoyenne en détails en cliquant ici.

 

À travers les clients internes (salariés) ou externes (consommateurs et usagers), toutes les voix sont écoutées et prises en compte au service de la réinvention des ressources humaines, de la transition écologique, de la domotique du futur ou encore de l’assurance et de la protection sociale… Autrement dit au service de la stratégie d’entreprise et de sa transformation.

Le Groupe Renault, AG2R la Mondial et SANEF dévoilent leurs plateformes participatives

Trois géants, des marchés différents et pourtant une même ambition : adopter une démarche communautaire via l’intelligence collective pour créer de la valeur avec les clients et les collaborateurs. C’est le pari qu’ont fait dernièrement trois marques connues de tous, qui ont lancé leur plateformes collaboratives en ligne. Nous vous proposons de les découvrir ici !

 

LE GROUPE RENAULT PRÉSENTE SON OPEN LAB ET INVITE CHACUN À PRENDRE PART À L’INNOVATION ET AUX ÉVOLUTIONS TECHNOLOGIQUES

Lancé début 2020, l’Open Lab de Renault   permet à chacun de partager ses idées directement avec la marque dans une dynamique de co-innovation. Un premier projet est déjà en ligne et plusieurs autres seront proposés ces prochains mois pour imaginer ensemble la mobilité de demain.

Grâce à une interface simple et ludique, les internautes s’inscrivent en moins de deux minutes. Ils peuvent ensuite poster des idées, « liker » ou commenter les idées des autres participants et répondre à des sondages. Une logique de gamification vient encadrer la participation : plus ils contribuent sur cette plateforme, plus ils gagnent des points, et plus ils augmentent leurs chances d’être récompensés.

« Les attentes concernant le temps passé en voiture » : zoom sur le premier projet participatif 

Le premier appel à idées s’articule autour du temps passé en voiture grâce à cette question : Et vous, quelles sont vos attentes concernant le temps passé en voiture ?

Cette première temps exploratoire permettra en outre de constituer la base communautaire.

Pour inspirer la réflexion, le questionnement est orienté autour de quatre grandes questions :

  • En solo ou à plusieurs, comment occuper le temps en voiture ?
  • Au quotidien, quelles activités faire en priorité ?
  • Comment occuper ce temps de trajet en toute sécurité ?
  • Racontez-nous vos trajets mémorables et les ingrédients qui en ont fait des souvenirs inoubliables !

Invités à participer via une newsletter et les réseaux sociaux, les clients de la marque sont bien au rendez-vous puisque ce sont plus de 300 idées et commentaires qui ont été récoltées depuis le lancement de la plateforme début janvier.

À la fin du projet, l’ensemble des verbatim seront récoltés et analysés grâce à un algorithme d’analyse sémantique, qui s’appuie sur une technologie d’Intelligence Artificielle (Machine Learning), développé par Fanvoice. Un premier niveau de traitement de la donnée, complété par l’analyse des experts FANVOICE, qui mettront en lumière la richesse des enseignements.

 

AG2R MISE SUR L’INTELLIGENCE COLLECTIVE AVEC SA PLATEFORME « VOS IDÉES, NOS PROJETS»

AG2R LA MONDIALE, spécialiste de la protection sociale et patrimoniale en France fait le pari de mettre ses clients au cœur de sa stratégie, en écho avec une ambition : « Vous connaître est la clé pour répondre au mieux à vos attentes et vos préoccupations ». C’est ainsi que la marque a dévoilé la plateforme participative VOS IDÉES, NOS PROJETS en février 2020.

Cette initiative portée par le groupe permet ainsi aux internautes qui le souhaitent de s’exprimer. Le type d’interactions est large : des sondages pour livrer son opinion, des thématiques diverses pour partager des idées, des tests de concepts ou de maquettes pour formuler ses préférences, un forum ouvert en continu pour faire connaître ses besoins et ses attentes… Tout a été pensé afin que chacun, à son niveau, puisse se sentir impliqué dans la démarche, et ainsi accompagner la stratégie de l’entreprise.

Le premier projet proposé par AG2R LA MONDIALE a été pensé volontairement fédérateur et cela afin de constituer un noyau communautaire fort. Un projet adresse un sujet central pour la marque et ses clients : mieux échanger ensemble.

  • Vos raisons de nous contacter ?
  • Les moments où vous avez besoin de nous ?
  • Vos suggestions pour faciliter nos échanges ?
  • Les raisons de vous contacter ? Agir en toute autonomie ?

La marque souhaite à travers ce questionnement complet et spontané tout comprendre afin de toujours mieux échanger avec ses clients.

En trois semaines, AG2R LA MONDIALE a récolté près d’une centaine d’idées et de commentaires : un début prometteur.

 

SANEF OUVRE SON SANEF LAB, INCUBATEUR D’IDÉES PARTAGÉES

Fin février, la marque Sanef a officialisé le lancement de son incubateurs d’idées partagées avec un premier appel à idées autour de la simplification des trajets. Société autoroutière référente, l’entreprise exploite plusieurs milliers de kilomètres d’autoroutes en France en Normandie et dans le Nord et l’Est de la France. C’est pour inclure les usagers au plus près de l’innovation de l’entreprise que le Sanef Lab a vu le jour.

Le premier projet articule un module sondage complet et expression spontanée à travers 4 focus liés à la simplification des trajets : les informations, les moments, les canaux d’informations et les solutions qui répondront demain encore plus aux besoins des usagers.

Le plan de communication au lancement a bien sûr mobilisé le canal radio phare de l’entreprise à travers le fameux 107.7 mais aussi des relais digitaux et notamment un lien direct depuis le site de l’entreprise vers la plateforme pour maximiser la découverte de l’initiative et l’inscription.

Ces nouvelles plateformes collaboratives mettent l’accent sur le client, ses besoins et ses idées. Ces initiatives sont créatrices de valeur, de proximité et d’engagement. Les prises de décision qui en découlent sont naturellement plus en phases avec les attentes et besoins des publics concernés. Enfin, l’hétérogénéité des marchés (automobile, protection sociale et patrimoniale, autoroute) montre bien que les démarches collaboratives sont aujourd’hui essentielles dans les stratégies d’entreprises qui font de la client centricity une réalité concrète et vertueuse.

 

[FANVOICE ACADEMY] Mobiliser tout un écosystème pour innover : le cas FM Logistic

Pour être toujours plus proches de ses clients et collaborateurs, FM Logistic a lancé en 2019 InfluenceMyFM, une plateforme collaborative pour imaginer et construire avec eux la supply chain de demain. Lydie Raveleau-Richet, Directeur Transformation, Sûreté, QHSE et Douanes accompagnée de Margaux Piq, chargée de projet nous ont présenté ce cas d’école lors de notre FANVOICE Academy de février 2020.

 

FM Logistic, une entreprise internationale au service d’une supply chain efficace et durable

FM Logistic est une entreprise familiale, qui existe depuis plus de 50 ans. Implantée aujourd’hui dans 14 pays à travers 180 sites, elle rassemble 27 200 collaborateurs qui oeuvrent au quotidien au service de la supply chain.

En France, 30 plateformes sont animées et soutenues par 6 300 collaborateurs.

InfluenceMYFM : plateforme collaborative inclusive pour influencer les orientations stratégiques

Au coeur de la mission de l’entreprise se trouve l’innovation, aux côtés de la relation client et de l’excellence opérationnelle. C’est pour répondre notamment à cette ambition, mais aussi pour adresser le besoin des clients de l’entreprise de s’exprimer régulièrement qu’est née InfluenceMyFM en 2019. Cette plateforme digitale déployée en France, dédiée à la réinvention de la supply chain (approvisionnement, livraison, stockage…) rassemble les clients et collaborateurs de l’entreprise. Ils sont invités à s’exprimer sur des sujets aussi variés que l’omnicanalité, la valorisation des équipes ou l’évolution des process.

La plateforme rassemble aujourd’hui 2 communautés centrales :

> la communauté Collaborateurs composées de 360 salariés de l’entreprise

> la communauté Clients, composée de 70 contacts privilégiés

 

1 an de co-création avec FM Logistic, ça donne quoi ?

Depuis le lancement de la plateforme, 6 projets participatifs ont été proposés à la réflexion des communautés Collaborateurs et Clients. Evolution de la supply chain, valorisation des équipes, Reverse Logistics… : les différents sujets proposés font écho directement aux discussions et propositions des participants. La roadmap d’animation se construit donc notamment grâce aux participants pour que chaque problématique spécifique ou point de blocage remonté puisse être adressé et répondu.

En moyenne, ce sont plus de 4 idées qui ont été partagées par jour depuis le lancement, et plus de 15 likes quotidiens ! Ce sont aussi 9 gagnants qui ont été identifiés, remerciés pour leur participation récurrente, bienveillante et innovantes. Ce sont enfin 35 groupes de travail qui vont être déployés pour mettre en action les idées les plus pertinentes partagées par les participants.

Pour fédérer les 2 communautés, plusieurs évènements présentiels ont été organisés, pour présenter l’initiative, accompagner les premiers pas sur le plateforme. C’est aussi lors de l’événement d’entreprise annuel que les gagnants ont été présentés et récompensés.

 

Les perspectives pour la plateforme : création de communautés locales et ouverture à de nouveaux publics

Le lancement a suscité des curiosités et des attentes mais a aussi permis de faire émerger des attentes locales. Un des projets de 2019 était en effet réservé aux personnes travaillant sur une même plateforme, dans une dynamique communautaire plus resserrée mais tout aussi vertueuse. Plusieurs autres plateformes locales se sont fait connaître et souhaitent utiliser l’outil en relai de leurs actions sur le terrain en 2020.

Il est également prévu d’ouvrir la plateforme et la réflexion à des communautés de fournisseurs ou de start-up, ou encore au grand public… intégrer tous les collaborateurs de l’entreprise est également un enjeu majeur et plusieurs actions vont être mises en place dans les prochains mois.

L’écosystème FM Logistic est complexe. Les clients et collaborateurs sont confrontés à des problématiques à la fois techniques et stratégiques. Cependant, l’engouement au lancement et la qualité des idées récoltées prouvent que les démarches collaboratives quand elles sont orchestrées de façon juste et sincère trouvent un accueil favorable au service de la stratégie et de la transformation des entreprises.

Oxybul, LEGO et Ubisoft utilisent la co-création pour innover

Les générations se sont multipliées, les modes ont fait évoluer les envies et les préoccupations dans les cours de récré et dans les têtes des parents … Certaines marques issues de l’industrie du jouet n’ont pour autant  pris aucune ride. Depuis des années elles agissent en impliquant les grands et les moins grands dans la conception de leurs produits.

 

Les Parents Pilotes, une démarche de tests de produits créée par la marque Oxybul qui perdure depuis plus de 30 ans

En près de 30 ans d’existence, Oxybul, éveil et jeux, marque du groupe IDKids n’a cessé de développer des produits aux côtés de parents, de crèches ou bien encore de professionnels de l’enfance pour faire de chacun de ses produits, un jeu en phase avec les besoins de nos petits bambins. 

Un enfant qui prend plaisir à jouer prend confiance et apprend sans s’en rendre compte. La marque souhaite ainsi garantir que chacun de ses produits offre des caractéristiques ludiques. Et bien évidemment, qui mieux que les parents sont les meilleurs évaluateurs du plaisir de leurs enfants ? Ce sont ainsi près de 2 500 Parents Pilotes qui régulièrement, donnent leurs avis sur de nouveaux jouets que développe la marque.

Cette communauté est sollicitée à travers un processus bien ficelé : 

  • 3 familles sont identifiées afin de participer à un test
  • Pendant 10 jours, les enfants jouent et s’approprient le produit
  • Durant ce même temps, les parents sont missionnés afin de répondre à un questionnaire détaillé

Tests à domicile, tables rondes, rencontres sous forme de face à face en formule speed-dating sur l’heure du déjeuner avec les équipes Oxybul (Oxylunch), séances de jeu avec des prototypes avec des enfants de parents pilotes (Oxylab), forums on-line : un large éventail d’outils a été imaginé dans cette démarche d’écoute clients afin de recueillir le maximum de bénéfices.

Au-delà d’une prise en considération des retours post tests, un label a été créé. Ce label est notamment apposé sur le packaging de certains des produits. 

Le label est régulièrement challengé par le grand public qui peut (en fonction d’un certain nombre de critères) le remettre en cause… Le jeu est alors contraint de repasser entre les mains des équipes Oxybul afin de le retravailler et l’améliorer. 

Depuis plus de trente ans la marque agit dans ce sens et c’est ainsi plus de 400 produits par an en moyenne qui sont passés au crible de cette communauté d’experts.

 

LEGO fait le plein d’idées avec sa plateforme de co-création

Le cas LEGO est emblématique de la co-création au service du divertissement et des ventes. La marque a depuis longtemps mis l’écoute client au coeur de sa démarche avec sa plateforme de co-création LEGO IDEAS.

LEGO IDEAS permet de partager ses créations et sa créativité, de participer à des concours de prix, de présenter ses propositions de nouveaux ensembles et enfin de voter pour des modèles imaginés par d’autres.

Ce sont plus de 2 000 projets qui sont en ligne sur la plateforme et près d’une vingtaine qui ont actuellement vu le jour. En effet, quand un projet comptabilise au moins 10 000 votes, il est étudié par les designers. C’est une formidable occasion pour la marque de puiser de nouvelles idées mais pas seulement. Ce sont aujourd’hui des centaines d’ambassadeurs et un très fort vecteur de proximité avec une clientèle fidèle de génération en génération. 

Retrouvez la saga LÉGO et la co-création en cliquant ici

 

Ubisoft dans le grand bain de la co-création

Plus récent mais tout aussi intéressant : Ubisoft met le pied dans la co-création. Une initiative qui vise notamment les joueurs fans et les artistes à la participation de la construction du jeu « Beyond Good and Evil 2 ». Un souhait pour le directeur créatif de Beyond Good and Evil 2 qui depuis longtemps veut impliquer les joueurs de manière inédite.

Les artistes (quel que soit leur niveau : tout le monde est le bienvenu – philosophie propre à la co-création) et qui souhaitent participer à cette initiative peuvent y enregistrer leurs oeuvres originales, leurs dessins, leurs compositions musicales, ou bien encore enrichir le contenu déjà présent dans les archives du site HitRecord (la plateforme multimédia collaborative qui            co-anime ce projet avec Ubisoft).

À terme, les artistes seront mentionnés dans les crédits du jeu et seront rémunérés en fonction du type de l’oeuvre, sa portée et son utilisation. Il s’agit là d’une marque d’attention toute particulière de la part d’Ubisoft qui compte de très nombreux fans dans le monde entier. Un rapprochement audacieux, et par conséquent un jeu au plus près des attentes (pour le moins exigeantes) des gamers.

Pour des publics aussi spécifiques que les enfants, les gamers ou les grands enfants créatifs, Oxybul, Légo ou Ubisoft font le pari de placer l’écoute et les attentes au coeur du processus d’innovation. Pour écrire de belles histoires qui durent !