Archives mensuelles : juillet 2019

La voix, nouvelle star des études quali et quanti

Les assistants vocaux, tout comme les objets connectés utilisant la voix, sont de plus en plus utilisés dans la vie quotidienne. Pour acheter en ligne, se renseigner, regarder la télévision,… nombreuses sont les occasions de faire appel à la voix. Alors pourquoi ne pas imaginer un outil d’écoute client et de sondage interconnecté avec ces assistants vocaux ? L’équipe R&D de FANVOICE travaille sur le sujet depuis quelques mois, alors parlons-en…

L’assistant vocal, un outil multi-canal et multi-secteurs

Divertissement, santé, communication, les assistants vocaux trouvent des afficionados dans tous les secteurs, comme le prouvent les quelques exemples ci-dessous, qui ont vu le jour en à peine quelques mois :

– BEAUTÉ : la nouvelle gamme de maquillage de Lady Gaga vendue uniquement sur Amazon via un nouveau système de découverte et de commande #VoiceFirst.

– FOOD : la livraison de bière instantanée Heineken, aux Pays-Bas, par commande vocale, grâce au nouveau service Drinkies by Heineken créé par Heineken et Google.

– SPORT : une campagne publicitaire centrée sur une application vocale,  a gagné un award à Cannes. Il s’agissait d’un nouveau modèle de baskets Nike commercialisé via un assistant vocal, lors d’un match de basketball de la NBA en février.

– SANTÉ : l’association du National Health Service du Royaume-Uni à Amazon pour offrir des conseils en matière de santé via Alexa, et répondre à des questions telles que « Comment traiter une migraine? » ou « Quels sont les symptômes de la grippe? »

– ENTERTAINMENT : l’accès aux programmes de France Télévisions par commande vocale sur les appareils connectés compatibles avec l’assistant Google.

– CULTURE : la création d’un jeu interactif Google Assistant appelé Journey to the Moon, par le Navy Recruiting Command, pour fêter les 50 ans de l’atterrissage sur la lune d’Apollo 11.

Même si le marché semble encore relativement petit, le commerce vocal, en général, est à la hausse. Les gens utilisent naturellement la voix au quotidien, l’acculturation aux interactions homme-machine par la voix est de plus en plus simple grâce à l’énorme évangélisation lancée par nos amis de SIRI (qui travaillent sur le sujet depuis 2011) et la démocratisation massive des enceintes connectées commercialisées depuis 2 ans (Google Home, Alexa…). Pour peu qu’on ait quelque chose à demander ou à dire, la voix, c’est plus rapide, plus naturel, et plus intuitif. Selon un article de l’Usine Digitale, une interface vocale peut saisir 161 mots par minute contre 53 pour le clavier. Pas mal non ?

La voix bouleverse le shopping et bientôt les marques ?

La voix séduit aussi bien les consommateurs que les marketeurs. Avec les assistants vocaux apparaissent de nouveaux comportements, de nouvelles habitudes, ainsi que de nouvelles façons de faire du shopping.

Selon une étude online, dans laquelle Microsoft s’adresse à 5 000 consommateurs américains, 2 tiers des répondants pensent que les assistants numériques les aideront non seulement à faire leur achat, mais sauront les guider en fonction de leurs préférences et de leurs habitudes d’achat.

Et dans cette étude, Satya Nadella, le PDG de Microsoft, souligne qu’une marque doit avoir ses propres agents, pouvant dialoguer directement avec les clients, mais aussi avec leurs assistants numériques personnels.

En France, une récente étude du cabinet Roland Berger et Viseo, met en avant 20 millions d’utilisateurs d’assistants vocaux. Il y a donc déjà un immense potentiel, pour les marques, le commerce, le marketing… et les études !

Un agent conversationnel pour les études participatives ?

Vous l’avez compris, l’usage de la voix est en train de réinventer le futur de la relation client et de la relation au produit et à la marque.

Toujours à l’affût des nouveaux usages en matière d’écoute client, FANVOICE est en train de travailler sur un nouveau type d’assistant vocal : un agent conversationnel permettant d’administrer des questionnaires et de récolter les réponses. Couplé aux solutions de mobilisation de communautés maîtrisées par FANVOICE depuis 5 ans, et aux outils d’analyse sémantique utilisés par la startup depuis son origine, le potentiel est énorme.

Ce projet européen de R&D, baptisé “VoxAna” (pour Vox Analytics), est mené en collaboration avec le groupe SEB, Telecom Italia et POLIMI l’Ecole polytechnique de Milan. L’objectif de cet agent conversationnel est d’intégrer le vocal dans le parcours client, potentiellement sur tout le cycle de vie du produit.

Ce projet implique dès aujourd’hui plusieurs centaines de consommateurs contributeurs, vous pouvez d’ailleurs y participer en rejoignant la campagne FANVOICE conçue à cet effet. Le but de l’expérience et du projet VoxAna est de comprendre à partir d’expériences personnelles, d’usages et de ressentis, quels sont les leviers et les freins de ce nouveau canal d’écoute client, mais aussi de comprendre les futurs besoins et d’envisager les prochains développements prioritaires à mener, à partir de l’analyse des feedbacks postés par les contributeurs et futurs bêta-testeurs.

Reliée à un dashboard et des KPI, la solution d’analyse sémantique VoxAna permettra d’extraire des informations sur les campagnes d’idéation, co-création et bêta-test propulsés par la plateforme participative Fanvoice, afin d’analyser les fonctionnalités les plus pertinentes et les plus demandées des produits et solutions testés, et de détecter les attentes communes des utilisateurs. L’objectif, bien entendu, est d’aider les responsables marketing à mieux comprendre les attentes des consommateurs, en s’appuyant sur un nouvel équipement de plus en plus implanté dans leur quotidien ( Fin 2018, “Selon le cabinet Médiametrie, ils étaient 1,7 million à utiliser au quotidien au moins une de ces enceintes connectées : HomePod, Amazon Echo, Google Home”).

Ce projet vous intéresse ? N’hésitez pas à vous inscrire et à participer à la campagne, ou à venir nous rencontrer au premier salon “VoiceTech”, les 26 et 27 novembre prochains à Paris.

 

Laurette Château
Consumer Insights Project Manager

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La co-création et le Machine Learning pour innover dans la Food : le pari réussi de SEB et de la FoodTech !

La co-création souffle un vent de liberté sur le monde quelque peu figé des études et de la recherche en marketing. Enquêtes, réunions qualitatives, baromètres et consort sont désormais chahutées par ces nouvelles stratégies marketing fruits de la co-création portées par le numérique qui érigent le mot « participation » en étendard.

Etude participative online, communauté en ligne, crowdsourcing : tous découlent du concept de la co-création. Mais quelle valeur ajoutée dans les études ?

 

Une stratégie payante pour améliorer la connaissance client :

La co-création compte de nombreux avantages pour les marques. D’abord, elle impacte directement les pratiques et les processus d’innovation plus traditionnels. En effet, elle remet en cause les processus créatifs en externalisant la partie génération d’idées par exemple. Les propositions généralement faites en interne proviennent de l’extérieur stimulant ainsi la créativité.

Cette méthode peut améliorer les connaissances que la marque a de ses clients. Grâces aux interactions générées avec les parties prenantes, les marques ont dès lors la possibilité de comprendre les réels besoins de leurs cibles.

D’un point de vue commercial, la co-création permet d’accroitre l’acceptation des nouveaux produits et services sur le marché puisqu’ils auront fait l’objet d’un dialogue avec la communauté. Le succès commercial étant davantage assuré, les coûts liés aux modifications éventuelles du produit suite à son lancement voire au taux d’échec au lancement seront ainsi limités.

 

Collecter des données de meilleure qualité et créer de l’engagement :

Ces outils d’un nouveau genre qui déclassent les habituels baromètres et questionnaires ont un trait fondamental en commun : une profonde et intrinsèque dimension collaborative. Cet aspect participatif au cœur du réacteur induit bien évidemment de nombreux et récurrents échanges entre la marque et les consommateurs participants.

Cette itération permise par l’approche co-créative offre un habitacle d’observation riche idéal pour la marque ou l’annonceur qui se trouve alors au plus près du cœur de cible.

Le rôle de producteur endossé par le consommateur dans l’évolution de l’offre servicielle et produit a montré une incidence non négligeable sur la qualité des réponses et la véracité des propos tenus par les sondés. En effet, le client fait état d’un engagement plus fort une fois plongé dans un univers de marque total et paramétrable permis par les nouvelles technologies du web. La marque parvient ainsi à améliorer ses connaissances client grâce au rôle privilégié de producteur octroyé au consommateur qui partage et échange volontiers sur ses perceptions et comportements dans ce contexte cadré et perçu comme valorisant.

Les plateformes de co-création semblent porter la Voix du client plus haut que les outils traditionnels n’aient jamais pu le faire. Elles ont permis de fédérer des communautés en ligne et de contribuer aux études participatives online. La relation client s’enrichit considérablement et ce dans les deux sens.

 

Conjuguer différentes approches d’études qualitatives et quantitatives :

La co-création révèle des usages intéressants dans la possibilité de coupler une variété d’études traditionnelles entre elles. Elle ouvre la voie à une démarche globale dans les études marketing. Aux workshops et focus groups réalisés en présentiel s’ajoutent désormais les communautés en ligne tel un socle supportant d’autres méthodes de recueil de données. Questionnaires et enquêtes de satisfaction en ligne de mire, cette occasion d’alternance fait des émules côté instituts d’études.

Au sein des annonceurs, la co-création et les études appellent au rapprochement. Des exercices de co-création ont montré que cet effort d’ouverture permet d’identifier au sein des annonceurs de nouvelles parties prenantes enclines à participer aux études qui se révèlent à haut potentiel en raison de leurs profil et parcours dans un cadre de réflexion dédié à l’innovation.

C’est le choix qu’ont fait le Groupe SEB et la FoodTech de miser sur les solutions que propose la startup Française FANVOICE afin d’innover dans l’univers de la Food. Il s’agit précisément de conjuguer les outils de co-création et de Machine Learning de FANVOICE pour contribuer à la construction du système alimentaire de demain.

 

Co-créer avec les consommateurs dans la Food : Le pari réussi du Groupe SEB et de la FoodTech sur la plateforme FANVOICE !

Dans le cadre d’un projet d’innovation visant à construire un système alimentaire durable dans les prochaines années, le Groupe SEB et la FoodTech en partenariat avec la Métropole de Dijon souhaitent innover avec une approche d’écosystème en mettant le consommateur au centre de la décision et de la collaboration avec les bons acteurs (citoyens, startups, entreprises, chercheurs, etc).

Ce projet vise à construire une première base communautaire et à faire émerger des idées de nouveaux produits et services digitaux pour accompagner les consommateurs dans leur alimentation, à partir du moment où ils achètent leurs produits bruts jusqu’au moment où ils les cuisinent en fonction de leurs besoins, préférences et régimes.

C’est dans ce contexte que le Groupe SEB et la FoodTech ont lancé une campagne d’idéation sur la plateforme FANVOICE. L’appel à idées a été construit autour d’une question centrale posée « Mieux manger, et si on en parlait ? ».

Le questionnement a été organisé en cinq grande catégories : la signification du « mieux manger », ce qui compte le plus, ce qui est préoccupant, les services qui simplifient la vie, et les contributions pour mieux manger demain.

La campagne a permis d’engager une communauté de consommateurs autour d’une discussion sur l’alimentation durable.

Une campagne très conversationnelle et réussie, qui a permis de fédérer un noyau communautaire de 110 contributeurs et de récolter 708 idées et commentaires.

 

L’analyse des données textuelles grâce au Machine Learning chez FANVOICE :

Tous les verbatims récoltés ont été analysés via un algorithme d’analyse sémantique et statistiques qui s’appuie sur une technologie d’Intelligence Artificielle (Machine Learning), développé par la startup française FANVOICE.

L’algorithme de FANVOICE procède à l’apprentissage automatique de ce corpus et génère un modèle appelé « insights Map » comme premier niveau d’analyse.

Ce modèle permet de catégoriser et de quantifier l’ensemble des verbatim en clusters abordant des sujets, il identifie les zones de convergence formant les principales thématiques avec leurs poids et les corrélations entre elles, et il détecte les signaux faibles porteurs d’informations pertinentes.

Une analyse complétée par nos experts des Insights pour construire une cartographie de l’alimentation durable de demain, s’appuyant sur les niveaux de perception, d’attentes, et de besoins de la communauté. Une étape cruciale pour identifier les insights marketing.

Ainsi, l’algorithme d’analyse sémantique & statistiques de FANVOICE permet d’être plus agile dans la manière d’exploiter les données, ce qui accélère le processus de production d’insights. De plus, il représente un gain de temps considérable pour le traitement des données par rapport à un usage hier encore manuel. Mais la pertinence des insights suscités devient l’avantage premier grâce à une utilisation concomitante d’analyses de nature sémantique et statistiques.

L’analyse de cette cartographie a aidé les équipes du Groupe SEB et de la FoodTech à valoriser les principales thématiques émergentes (avec leurs poids et les corrélations entre elles) et à les interpréter au prisme de la problématique adressée. Elle a aussi confirmé l’appétence de ce premier noyau communautaires à l’égard de la démarche participative et sa volonté de continuer à participer à d’autres projets autour de l’alimentation durable.

En somme, un bilan très positif pour le Groupe SEB et la FoodTech avec une première base communautaire engagée autour de l’alimentation durable et une campagne à fort potentiel, qui a permis de faire émerger des opportunités de sujets et de projets à venir…

Fanvoice-IA-Machine-Learning-Data-Intelligence-Insights

 

Co-créer avec ses clients, c’est possible : l’exemple de décathlon

Le 18 juin dernier avait lieu avec Décathlon la 6ème session de la Fanvoice Academy 2019.
Ce moment de partage qui permet de mettre en lumière les initiatives de chacun en matière de co-création, mettait cette fois l’accent sur le dispositif d’une marque que l’on connaît tous bien : DECATHLON.

DECATHLON qui, selon une récente étude rendue (sondage Opinion Way pour Eclosion), est considérée comme l’enseigne préférée des Français. Et pour cause : l’enseigne place le client au centre de sa stratégie d’innovation : de l’idéation jusqu’au bêta-test. C’est ce qu’est venu nous expliquer Jean-Marc CAIRE, Chef de projet plateforme co-création chez DECATHLON FRANCE.

LA CO-CRÉATION : AU SERVICE DE LA MARQUE ET DE SES USAGERS

Depuis 1976 DECATHLON conçoit des équipements sportifs dans l’esprit de les rendre accessibles au plus grand nombre. Une ligne de conduite ambitieuse pour le groupe qui requiert toujours plus d’échanges avec ses clients.

C’est sous cet angle et tout naturellement que la co-création a su trouver sa place chez le géant Français du sport qui y voit des avantages multiples. « C’est l’occasion pour la marque de renforcer la relation et le lien avec ses clients et usagers des produits commercialisés. Mais pas seulement : la co-création permet de résoudre des problèmes techniques afin de proposer des produits plus innovants et de développer plus rapidement des produits plus centrés autour des besoins de ses utilisateurs » nous explique Jean-Marc CAIRE.

DE L’IDÉATION À LA CO-CRÉATION : UN DISPOSITIF PENSÉ EN ITÉRATIF

Réinventer une chaise, une table de camping, ou bien encore co-créer un haut de Fast-Hiking pour permettre à ses utilisateurs de gagner toujours plus en confort et en performance : voici certains objectifs que s’est assignée l’enseigne en se lançant dans ce type d’initiative.

Des objectifs ambitieux, rendus possibles autour d’un dispositif séquencé qui au cumul de toutes les initiatives la marque portées sur FANVOICE, a permis de générer pas loin de 4 000 idées et commentaires. Une matière inestimable au service de l’innovation utile.

En s’adressant à ses clients MOUNTAIN, autour d’une question chapeau relevant presque de la suggestion : « Et si on parlait camping en pleine nature ? », la marque s’est volontairement placée dans un cadre extrêmement large. Il s’agit là du point de départ. Et tout l’enjeu est de fédérer un maximum de personnes autour du projet collaboratif mis en ligne pour créer un noyau communautaire fort et ré-adressable dans un second temps.

fast hiking decathlon x fanvoice

Leviers, motivations, freins : tout y passe en matière de retours d’expériences. Une interaction riche qui permet à la marque de mieux comprendre ses typologies clients. Plus de 2 000 idées et commentaires en découlent, signe d’une dynamique communautaire forte et pérenne.

Le point d’orgue : une seconde campagne orientée quant à elle autour de la co-création, qui cette fois vise à inventer ou réinventer le mobilier de camping. Un exercice complexe qui a généré près de 500 idées et commentaires. Autant d’insights mis au service et à la connaissance de l’innovation pour le groupe.

Une stratégie reconduite sur un toute autre sport qu’est le Fast-Hiking et qui s’est une fois de plus avérée gagnante.

Car si la marque dans un premier temps a questionné sa communauté autour du haut idéal (irritants, petits plus, …), les chefs de produits n’ont pas perdu de temps pour embrayer autour d’une seconde phase permettant de présenter des premiers modèles et de valider ainsi le cahier des charges interne.

Couleurs, appétences, projection d’achat : la logique de questionnement est quant à elle beaucoup plus guidée (grâce au sondage et ses questions dites « fermées ») que la phase amont, permettant de recueillir des indicateurs pragmatiques avant un lancement sur le marché.

Des initiatives qui séduisent de plus en plus d’acteurs de la distribution ?

C’est en tous cas dans cet esprit que le géant suédois IKEA a validé également le cahier des charges de son tout nouveau magasin place de la Madeleine à Paris.

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