Archives mensuelles : novembre 2016

Le Ministère de l’Environnement approfondit la co-création

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Le Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer fait appel à la co-construction pour mener à bien la réalisation d’un site de diffusion des études d’impact sur l’ensemble du territoire national.

Le projet s’inscrit dans l’effort que font les institutions, notamment gouvernementales, pour ouvrir et partager les données dont elles disposent. Ce partage est gratuit et permet la réutilisation des données.

La France s’inscrit dans un mouvement dynamique en matière d’ouverture des données, elle a intégré le Partenariat pour le Gouvernement Ouvert, qu’elle préside en 2016.

Les efforts du gouvernement français en matière d’open data ont été remarqués par les institutions internationales : en juillet 2014, l’ONU a classé la France 4e pays au monde en matière d’administration numérique (et 1er européen).

La politique du Gouvernement s’appuie notamment sur le droit d’accès aux documents administratifs (loi Cada 1978), qui considère que les données produites ou détenues par les administrations, dans le cadre de leurs missions de service public, doivent être mises à disposition du public.

Dans ce contexte, le Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer est en charge suite à l’annonce présidentielle de réaliser une plateforme afin d’accroître la transparence en matière d’études d’impact sur l’environnement.

Une étude d’impact sur l’environnement (EIE), ou étude d’incidences sur l’environnement, est une étude préalable à la mise en œuvre de programmes ou de plans et à la réalisation d’équipements, qui permet d’estimer leurs effets probables sur l’environnement. La nature des études d’impact en matière d’environnement est très diverse, comme diverses sont les parties prenantes (bureau d’études, agriculteurs, urbanistes, collectivités locales, etc.). C’est pourquoi le nombre d’études d’impact environnemental chaque année en France est très élevé.

Par conséquent, ce projet, qui a comme finalité de donner accès à toutes les parties prenantes à l’ensemble des études d’impacts réalisés sur le territoire et à l’utilisation gratuite des données, fait face à un défi majeur : comment éviter que le site soit une “usine gaz” et que personne ne trouve d’intérêt à l’utiliser ?

Afin d’éviter ce risque, le Commissariat général au développement durable, a décidé d’avoir recours à la co-construction et à la conception en « design de service » en impliquant en amont toutes les parties prenantes pour que le futur site soit au plus proche de leurs usages et de leurs besoins.

Pour ce faire, le Ministère a privilégié une méthodologie mixte : présentiel + digitale. En effet, dans un premier temps, trois workshops ont été réalisés à Rennes et à Paris. Ces groupes de travail animés par l’équipe ministérielle, composés des différentes parties prenantes, ont permis d’écouter et de comprendre les besoins au quotidien ainsi que de saisir les attentes vis-à-vis du futur site. L’écoute de son public cible a permis au Ministère de réaliser des premières maquettes, en tenant compte des suggestions faites par les futurs utilisateurs.

Dans un deuxième temps, le Ministère a présenté les maquettes réalisées, par le biais de la plateforme FANVOICE dans le cadre d’une campagne privée (dont l’accès était autorisé uniquement aux parties prenantes ayant préalablement participé aux groupes de travail), d’une durée de 2 semaines.

Lors de la campagne les participants ont pu s’exprimer sur l’intérêt général du site, et plus spécifiquement sur ses différentes fonctionnalités, comme les filtres susceptibles de simplifier et affiner les recherches. Les participants ont pu s’exprimer par le biais d’un dépôt d’idées (approche qualitative) et en répondant aux questions sondages (approche quantitative).

La campagne a également été l’occasion de mesurer le taux de recommandation du futur site, indicateur important, car le bouche à oreille reste un vecteur de communication important pour la notoriété de ce genre d’initiative.

Étant les projets de co-constructions encore relativement nouveaux, les français sont habitués à donner leur avis dans le cadre de sondages mais ils sont moins familiers et plus rarement confrontés à des processus de co-construction les impliquant dans un process de co-idéation. Le Ministère, lors de cette campagne, a souhaité mesurer (par le biais de deux questions fermées) l’intérêt porté à la démarche de co-construction en elle-même et à l’impact perçu sur la qualité du futur site.

Comme nous pouvons le constater des graphiques ci-dessous (qui indiquent les résultats aux questions sondages), l’intérêt des parties prenantes à être impliquées dans une démarche de co-construction est très important. Et même concernant l’impact de la co-constrution sur une meilleure réussite du projet final, les opinions positives cumulées arrivent à 87%.

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Cela démontre que l’implication de son public cible dans un processus de co-construction d’un service que lui sera dédié, ne peut que le satisfaire et le rassurer, tout en garantissant des plus fortes chances d’adoption du service une fois qu’il verra la lumière. Sans compter que de telles démarches peuvent également donner lieu à des phénomènes vertueux comme la naissance d’ambassadeurs du service, qui en assurent la promotion et la diffusion, incrémentant le bouche à oreille.

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Avec My Somfy Lab, Somfy propulse l’écoute client au coeur de sa démarche d’innovation

Somfy vient de faire un premier bilan de son site de co-innovation, My Somfy Lab, lors d’une conférence de presse qui a rassemblé des experts et passionnés de technologies et domotique. Ce nouveau dispositif participatif mis en ligne en juin 2016 a fait du chemin depuis son lancement. Nous revenons ici en détails sur ces premiers mois de conversations et co-construction avec leur communauté de tech-enthousiastes.

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UNE PLATEFORME DE CO-CONSTRUCTION POUR IMAGINER ENSEMBLE LA MAISON DE DEMAIN

Somfy, spécialiste de la domotique et des systèmes motorisés pour la maison porte l’innovation au coeur de son ADN. C’est dans cette dynamique qu’est né My Somfy Lab, plateforme de co-innovation ouverte à tous. L’idée en est simple : rassembler en un seul et même endroit la marque et des clients ou internautes, avides de partager leurs avis sur les produits et services de la marque mais aussi potentiellement tester en avant-première des innovations à sortir.

Grâce à la plateforme, l’écoute client est véritablement au coeur de la démarche d’innovation de la marque et les participants partie prenante d’évolutions stratégiques.

Les discussions s’articulent autour d’un sujet simple : la maison et son amélioration continue pour vivre avec plus de confort, de sécurité et faire des économies d’énergie.

“IMAGINER LA PORTE IDÉALE”, PREMIER PROJET RÉUSSI SUR LA PLATEFORME

Le 1er projet de co-création avait pour sujet la porte idéale dans toutes ces dimensions (accueil, sortie, réception de colis, gestion des invités…). La communauté de tech-enthousiastes est au rendez-vous puisque ce ne sont pas moins de 1030 idées et commentaires qui sont postées sur la plateforme comme autant de pistes d’exploration pour la marque.

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En s’appuyant sur une analyse sémantique de cette matière, la marque a pu identifier des pistes concrètes de réflexion. En effet, la technologie de text mining intégrée à la plateforme a permis de faire émerger les attentes communes. Une des conclusions a notamment été l’importance de la gestion de l’accueil, mais aussi de l’autonomie et de la sécurité. La prise en compte des enfants et des animaux a également été un sujet clé sur lequel les participants se sont exprimés.

BUDDY : NOUVEAU PROJET DE CO-CRÉATION POUR POURSUIVRE LES DISCUSSIONS

En rebond de ces conclusions, Somfy a choisi de mettre à l’honneur le robot BUDDY sur la plateforme et de proposer une nouvelle campagne de co-innovation sur ce sujet plus spécifique. La marque ouvre ainsi la plateforme aux partenaires de son écosystème, notamment les start-ups. Bluefrog et son robot compagnon pour la maison ouvre le bal.

L’idée est de nouveau simple : comment ce robot pourrait s’intégrer dans le quotidien des individus ? Et comment la marque pourrait faire le lien ?

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A peine une semaine après la mise en ligne de la campagne, 300 idées ont déjà été proposées par les clients du domoticien…

Autant de nouvelles pistes à explorer par les équipes Somfy pour nourrir sa réflexion sur de futurs produits ou services à proposer. Puisqu’en effet, au-delà des questions très concrètes posées aux participants, on peut lire en filigrane quelles sont les grandes tendances, les sujets qui reviennent souvent, qui sont autant de nouveaux territoires à explorer.

Retrouvez tous les projets sur : www.innov-mysomfylab.com

Retrouvez également l’interview de Marie-Albéric MARTIN, chargée de mission chez SOMFY

OUI LA CO-CRÉATION EST UNE DYNAMIQUE WIN-WIN ! VOICI POURQUOI…

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Certains parlent de révolution relationnelle, d’autres de manipulation marketing. Pour d’autres encore, c’est une démarche véritablement moderne ; pour certains enfin, il s’agit de travail dissimulé… Que penser de la co-création ?

Nous prenons aujourd’hui le temps d’une mise en perspective de cette discipline pour lire entre les lignes des différentes prises de parole sur le sujet. En tant qu’éditeur d’une solution de co-création, il ne s’agit bien évidemment pas de revenir sur le bien-fondé de la démarche mais plutôt d’analyser en quoi elle fait complètement écho à une prise de pouvoir des consommateurs, et comment elle permet aux marques, tout en travaillant la proximité avec leurs audiences, de maximiser leurs ventes.

OUI, LA CO-CRÉATION ENTRE EN PLEINE RÉSONANCE AVEC LE COMPORTEMENT D’UN CONSOMMATEUR QUI ÉVOLUE DÉSORMAIS EN COMMUNAUTÉS

C’est suite aux profondes transformations de nos modes de consommation et de notre relation aux marques que les démarches collaboratives se sont développées.

La digitalisation des expériences, des relations et au final du quotidien lui-même a fait naître un consommateur sans précédent. L’explosion des réseaux sociaux a fait de la conversation entre pairs mais aussi avec les institutions et les marques une donne fondamentale des comportements consommateurs d’aujourd’hui. Ainsi ce nouveau consommateur est non seulement plus présent, mais aussi plus influent, notamment dans les stratégies de marques.

Certaines marques récemment lancées fondent leurs business modèles sur cette co-création, n’envisageant pas leur existence sans une sollicitation perpétuelle de leurs consommateurs dans une dynamique d’amélioration continue. C’est le cas de la marque beauté Glossier ou la banque Morning. Certaines encore s’appuient complètement sur ces logiques de conversation et d’influence (TripAdvisor, Airbnb, Blablacar…). D’autres enfin comme Starbucks ou Decathlon ont su prendre ce tournant efficacement pour changer leur façon d’innover. Preuve que la co-création est une dynamique qui transcende véritablement tous les secteurs.

OUI LES CO-CRÉATEURS SONT MOTIVÉS ET RÉPONDENT PRÉSENTS SANS CONTRAINTE

L’implication des individus dans ces démarches peut paraître suspecte. Qu’ont-ils vraiment à y gagner ?

A y regarder de plus près et fort de plusieurs dizaines de campagnes de co-création mises en place, on peut identifier différents types de motivations :

  • La motivation utilitaire : « il me semble utile de participer à l’amélioration d’un produit, d’un service pour qu’il me corresponde mieux »,
  • La motivation expérientielle : « cela m’intéresse de faire l’expérience d’une discussion avec une marque pour l’aider à s’améliorer»,
  • Le besoin de reconnaissance : « il est satisfaisant que mes envies et besoin soient écoutés et entendus par une marque »,
  • L’envie de partager : « je ressens le besoin de m’exprimer sur ce que je ressens, ce que je vis »,
  • Le besoin d’accomplissement : « je me réalise en tant que consommateur dans une dynamique ou je fais entendre ma parole et où elle est prise en compte ».  

Le fait de partager son avis avec une communauté est une réalité qui s’exprime pleinement au sein d’écosystème comme Trip Advisor où les app stores quand les individus contribuent volontiers sans attendre la moindre récompense sinon que celle d’apporter leur pierre à un édifice communautaire efficace.  

Les raisons de s’adonner à la co-création sont très diverses. Leur point commun : la volonté de suivre une marque, s’inscrire à un projet, réfléchir, proposer une idée, entrer en discussion, s’intégrer au sein d’une communauté. C’est un véritable travail conscient dans lequel la rétribution ne sera pas forcément l’incentive mis en jeu mais bien le fait d’être écouté et pris en compte. Puisque toute bonne démarche de co-création ne va pas sans un partage constructif, sur le moment au cœur des conversations et en aval dans la restitution des résultats et la mise en place des actions. C’est un point que nous mettions en exergue dans notre article Les 4P du crowdsourcing (renvoi vers l’article).

Sur le point de la rétribution-même, il est intéressant de voir qu’au final, cela ne fait pas forcément sens de monétiser la démarche auprès du consommateur. La co-création s’inspire en effet des usages internet et sociaux qui se sont construits sur la gratuité et la réciprocité. Ainsi les formes de récompenses non pécuniaires (loterie, tirage au sort, invitations à des évènements…) sont plus à même de soutenir la démarche.

Cette dynamique collaborative est particulièrement intéressante pour les marques ; cet empowerment consommateur – qui lui donne une place toute particulière dans les process de décision et de développement – permet de renforcer le sentiment d’appartenance à une communauté de marque et in fine la fidélité à cette marque. Les marques qui prennent le temps d’écouter et d’inclure les consommateurs dans leur quotidien sont des marques dont la valeur est particulièrement reconnue (endowment effect). En ouvrant leurs process de décision aux consommateurs, les marques se donnent l’opportunité de créer des plateformes d’engagement qui les aident de façon double : en créant des offres qui répondent véritablement aux besoins consommateurs et en maximisant l’attachement produit / service et par extension la fidélité à la marque.

OUI, IL EST NORMAL ET INDISPENSABLE QUE DES LEADERS ÉMERGENT AU SEIN DES COMMUNAUTÉS DE CO-CRÉATION

Tous les consommateurs ne sont pas capables de co-créer. Selon Forrester Research, 90% des participants sont des « spectateurs », 9% des « enthousiastes » et 1% des « créatifs ». Ce qui ne diminue en rien la légitimité de la démarche mais oblige au contraire à prendre véritablement en considération les Top Contributeurs et leur influence.

Dans les conversations, des leaders finissent toujours par émerger et se distinguer par leur capacité de vision et d’entraînement (c’est une dynamique fondamentalement liée aux réseaux sociaux). Ce qui induit qu’il faut prendre en compte deux dimensions dans la co-création : l’effet de volume, les nombreuses contributions d’une masse de participants et l’effet de singularité, la pertinence de quelques participants qui tirent les conversations et l’innovation vers le haut. C’est la combinaison de ces deux facteurs qui permet de donner naissance aux meilleures idées, de les développer, les faire grandir et les valider.

OUI LA CO-CRÉATION A ENCORE DE BELLES ANNÉES DEVANT ELLE ET OUI CHAQUE MARQUE DEVRAIT SÉRIEUSEMENT Y RÉFLÉCHIR

Si tous les secteurs n’avancent pas à la même vitesse, force est de constater que la co-création s’invite de plus en plus au cœur des stratégies marketing et innovation. Nous en faisons l’expérience au quotidien chez Fanvoice.

C’est une dynamique qui accélère la mise sur le marché et améliore par ailleurs la flexibilité et l’agilité de l’entreprise. Ce peut donc être un élément décisif d’aide à la transformation des entreprises, sujet marketing plus que d’actualité à lire les articles quotidiennement proposés sur le sujet !

Comment la co-création est devenue un élément incontournable de notre économie ? via Maddyness

Une fois n’est pas coutume, nous relayons un article qui n’a pas été rédigé par nos experts. Le sujet s’y prête toutefois, d’autant qu’il répond à 2 grandes questions que se posent les marketeurs : « De quelle manière la co-création s’est installée dans notre quotidien professionnel ? Est-ce un effet de mode ou une tendance durable ? ».

Nos amis de MADDYNESS répondent à ces questions avec l’interview de notre copain Thierry MAILLET (OOSHOT) et d’Aurélien VIALETTE, Responsable Marketing de MORNING qui a fait une campagne de co-création avec la technologie FANVOICE (via le programme de beta-test grand public de BUTAGAZ, « le Garage de Bob »).

Co-création et grande conso : 3 projets incontournables

Concours d’idées, Co-création, Open Innovation… De plus en plus de grandes marques se lancent dans des démarches participatives avec leurs clients.

Ainsi, en 2016, des dizaines de marques ont lancé, re-lancé, ou poursuivi des initiatives de crowdsourcing : Carrefour, Lego , EDF, Butagaz, Somfy, Axa et bien d’autres, ont décidé de rejoindre les pionniers SFR, Orange, Décathlon, Nike et Fiat dans la mise en place de projets participatifs POUR et AVEC les clients.

Pour toutes ces belles enseignes, embarquer les consommateurs pour améliorer les parcours clients, inventer de nouveaux produits, etc, ce n’est pas qu’un coup de comm’, c’est une nouvelle façon d’envisager la relation client et d’innover. Les retours d’expérience spontanés, les interactions créatives entre les clients eux-même, et l’observation fine des attentes exprimées ainsi par les participants, permettent aux marketeurs de prioriser leurs chantiers, détecter des “trous dans la raquette”, et même, parfois, de trouver quelques idées capables d’enrichir une offre en cours de préparation.

La “grande conso” ne pouvait ignorer ce phénomène en plein essor. Observons donc 3 projets incontournables proposés par des acteurs du secteur, qui pourraient être considérés d’ailleurs comme des “actes fondateurs” qui en ont inspiré plus d’un…

Décathlon Création : des idées pour du cash

C’est l’un des pionniers du secteur : sous l’impulsion de la maison mère Oxylane, le géant français Décathlon a mis en ligne depuis 2014 une plateforme en ligne dédiée à la co-création. Cet espace permet aux amateurs d’activités sportives et d’extérieur, de s’exprimer spontanément  sur des idées de nouveaux produits et de participer aux challenges des différentes marques de l’enseigne (Tribord, Quechua, Domyos…).

Plus de 11 000 membres se sont mobilisés depuis le lancement de la plateforme : ils proposent régulièrement des idées innovantes, qui sont votées par la communauté. Après une 1ere phase de vote qui dure environ 30 jours, les projets sélectionnés sont analysés en interne pour étudier leur faisabilité et déterminer s’il existe un marché potentiel. En récompense à sa participation ou la validation d’une idée, l’internaute cumul des points et perçoit une somme d’argent (100 points = 1 euros). Ce système de récompense et de mise en valeur des projets est particulièrement incitatif et favorise grandement l’engagement des internautes.

Grâce à ce projet de crowdsourcing, le client est inclus dès le début du processus de fabrication. Il dépasse le simple statut d’utilisateur en bout de chaîne de production et prend une place capitale dans la création du produit : un produit qui correspond parfaitement à ses attentes et qui lui ressemble !

Gage d’augmentation de la satisfaction client et accélérateur d’innovation, cette belle expérience de création collaborative est pérennisée depuis plus de 2 ans.  

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Pour découvrir le site : https://fr.decathloncreation.com/

Danone : laisser le client choisir son dessert

C’est un cas d’école, pas très récent mais lui aussi précurseur : Danone connu pour son engagement participatif sur les réseaux sociaux, est allé plus loin qu’un simple concours d’idées et a fait intervenir les consommateurs pour la fabrication de nouvelles saveurs. Avec l’opération “on vote tous pour Danette”, en collaboration avec le chef pâtissier Christophe Michalak, les consommateurs ont été consultés pour élir la “Danette des Français”. Ce projet était un moyen d’impliquer très en amont les consommateurs ce qui a permis à la marque d’explorer de nouvelles voies. On se lève tous pour Danette ? En tous cas, on vote ! Ce projet a su enchanter les participants qui étaient plus de 2 millions à voter ! Un véritable succès qui profite tant aux consommateurs, qui sont écoutés et qui disent à la marque ce qu’ils veulent dans leurs paniers, qu’à la marque qui bénéficie d’un meilleur capital sympathie et un risque d’échec commercial limité. C’est donc grâce à ce projet de co-création “gagnant-gagnant” que nous pouvons savourer les Danettes saveur crème brûlée (nous on adore) !

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Nivea : l’insight inspiré par la foule

Un autre cas dans les cosmétiques, dont vous avez forcement vu le résultat dans votre supérette favorite : Nivea voulait créer LE produit parfait qui répond à toutes les attentes et qui serait un best seller : un nouveau concept de déodorant qui n’avait été développé par aucun concurrent.

Pour cela, la marque a choisi d’impliquer les consommateurs dans le processus de création du produit, via des espaces conversationnels sur internet : réseaux sociaux, forums et blogs. Les consommateurs se sont donc librement exprimés quant au déodorant idéal, et un insight majeur s’est dégagé : les participants ont massivement exprimé le souhait de disposer d’un déodorant évitant à la fois les traces blanches sur les vêtements noirs et les traces jaunes sur les vêtements blancs.

Des consommateurs experts et des blogueurs ont été contactés par la marque pour améliorer la recette de ce futur produit. En parallèle, le centre de R&D de Nivea a travaillé sur les propositions des internautes pour améliorer et tester les recettes du produit.

Au delà de l’idéation, puis de la conception, Nivea a engagé ses blogueurs experts pour bêta-tester les recettes du déodorant. L’engagement des internautes et de la marque est total, ce qui a permis à la fois d’identifier un produit “bankable”, vraiment attendu par le grand public, d’assurer un pré-lancement du produit en amont de sa commercialisation.

Bilan : un véritable succès commercial auquel nous n’avez pas échappé.

 

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Ecoute client + co-création : la recette du succès ?

Ces 3 exemples mêlant écoute client et bêta-test prouve l’importance du Marketing participatif. Si ces initiatives étaient il y a encore 2-3 ans réservées aux entreprises les plus matures et disposant des budgets marketing les plus élevés, on constate aujourd’hui une vraie “démocratisation” de la démarche. D’un côté les clients sont plus matures et “formés” aux techniques participatives grâce à TRIP ADVISOR, AIRBNB et l’APPSTORE (entre autres), de l’autre, des plateformes participatives “clés en main” voient le jour, faisant baisser les coûts de développement de sites participatifs “sur-mesure” et les coûts liés à l’analyse de nombreux verbatims.  

Co-création : la Caisse d’Epargne réinvente la relation avec ses clients

relation client co-création banque Caisse d'Epargne

La Caisse d’Epargne Loire-Centre a récemment lancé une campagne de co-création avec ses clients, avec pour ambition de réinventer la relation idéale entre LE client et sa banque.
Dans un contexte d’amélioration continue de la relation client, et de ses offres, la Caisse d’Epargne souhaite placer le client au coeur de ses projets.
Ainsi, les clients de la Caisse d’Epargne Loire-Centre sont appelés à s’exprimer librement et donner leur avis à travers ce site collaboratif. Le sujet ? Eux, leurs préoccupations et leurs attentes en terme de relation bancaire : quels services pourraient leurs simplifier la vie ?

Le client est même guidé dans ses démarches de “revendication” puisque la banque lui propose 4 thèmes clés sur lesquels il est invité à réagir :

  • joindre votre banque
  • gérer vos comptes et vos opérations quotidiennes
  • être conseillé
  • l’agence du futur

relation client co-création banque Caisse d'Epargne

Au fur et à mesure que les clients publient leurs feedbacks, les autres clients peuvent lire les remarques, voter pour les idées et les commenter afin d’enrichir les contributions. Cerise sur le gâteau, chaque contribution rapporte des points et chaque vote sur une idée augmente considérablement le nombre de points obtenus. Ainsi, les idées jugées les plus pertinentes par la communauté de clients permettront à leurs émetteurs de gagner des récompenses High-Tech (enceinte Bluetooth, bracelet connecté etc).

Depuis le lancement de cette campagne, ce sont déjà plus de 617 idées et commentaires qui ont été publiés ! La campagne est ouverte pendant 3 mois (du 1er septembre au 30 novembre), et même si seuls les clients ont été invités directement à participer, le site est accessible à tous, il suffit de s’inscrire.

D’ailleurs si vous êtes curieux, vous pouvez aussi apporter votre pierre à l’édifice en proposant une idée, peu importe si vous êtes client d’une autre banque.

Empowerment : plus de pouvoir au client

Cette démarche originale dans le secteur bancaire, n’est pas de la pure communication : les client ont de vraies attentes et veulent se faire entendre, cette initiative est l’occasion de leur donner le moyen de s’exprimer facilement, et de se réunir entre clients pour que leur message soit mieux entendu. Plus de pouvoir au client ? On appelle ça l’empowerment !

En effet à l’issu de la campagne, toutes les idées et commentaires seront VRAIMENT analysés , afin d’identifier des attentes communes des participants et des sujets d’amélioration prioritaires.  Chaque idée et commentaire a de l’importance et sera pris en considération dans une réelle volonté d’amélioration de la relation client.

Pour faciliter l’analyse de plusieurs centaines de feedbacks, la Caisse d’Epargne s’appuiera notamment sur une technologie de “Text Mining” / analyse sémantique proposée par la plateforme participative FANVOICE.

relation client co-création banque Caisse d'Epargne

Co-création : l’innovation et la FinTech au coeur des projets bancaires

FinTech2IBM et le Pôle de compétitivité mondial Finance Innovation organisent une rencontre entre FinTechs et acteurs du secteur bancaire.

Co-création entre banques et FinTech ? Un cocktail gagnant-gagnant

Depuis plusieurs années, la révolution numérique bouleverse le secteur bancaire et le business model de l’industrie financière avec notamment l’apparition des Fintech. Ces entreprises se basent sur une économie collaborative, où ce sont les clients qui définissent leurs besoins et non plus les banques. Ces dernières saisissent l’importance du développement massif de ces nouveaux acteurs et l’on assiste à la naissance d’un business model de cohabitation entre des banques puissantes à la clientèle massive et des start-up agiles et dynamique.

La co-création est donc profitable à tous les acteurs qui sont désormais en mesure de mettre à profit les compétences de leur supposés concurrents pour développer leur propre activité.

Rencontre “Scale Fin” entre les banques et les start-up

Le mercredi 16 Novembre, Scale Fin’ invite les banques et les FinTech à se rencontrer et échanger autour de leurs sujets stratégiques. Fanvoice sera présent pour présenter les projets participatifs, entre le brainstorming géant et le bêta-test à grande échelle, imaginés avec nos équipes et hébergés sur la plateforme communautaire FANVOICE, dans le domaine de la banque et de l’assurance. Vous trouverez un exemple de projet co-création réalisé avec Direct Assurance sur cet article de notre blog.

A l’occasion de cet évènement organisé par IBM et le Pôle Pôle FINANCE INNOVATION de nombreuses thématiques seront abordées :

  • Accélérer la réponse au Client en outillant le Conseiller Augmenté
  • Intégrer la finance comportementale dans le KYC digitalisé
  • Néo Banques et nouveaux usages : nouvelle frontière du « selfcare » ?
  • Entrer dans l’ère de l’assistant bancaire virtuel en 2016
  • Initier une rupture pour la Banque via la blockchain
  • Innover avec les collaborateurs, grâce à l’innovation participative

Inauguration du livre blanc co-écrit avec FANVOICE

Les membres du Pôle FINANCE INNOVATION se sont réunit durant 1 an autour d’un projet collaboratif : le rédaction d’un livre blanc « Banque et FinTech: enjeux d’innovation dans la banque de détail ».  

Ensembles ils dessinent les chemins de la transformation digitale sur ce secteur en plein mutation, et vous invitent à découvrir une industrie bancaire plus “smart”, plus “collaborative”, à travers le lancement du livre blanc. Cette rencontre du 16 novembre sera donc également l’occasion de discuter avec les co-auteurs de cet ouvrage. FANVOICE y parlera notamment de l’empowerment du consommateur et des nouvelles opportunités offertes par l’open innovation et la co-création…  

S’inscrire

Le 16 novembre de 16h à 19h

suivi d’un cocktail

IBM France, 17 avenue de l’Europe, 92275 Bois-Colombes Cedex

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